‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 617 sur 2407 · LIVRE QUARANTE-NEUVIEME · texte numérisé non relu

LIVRE QUARANTE-NEUVIEME

ii rebâtit et orna celui de Saint-Martin, où il HToitété moine; il rétablit celui de Corsare, qui ne servoit plus qu'à loger des séculiers , et y mit des religieuses. Un jour, étant allé faire ses prières à Saint-Laurent, il demanda combien de moines y faisoient le service. On lui répondit que quelques-uns de ses prédécesseurs y avoient établi deux monastères, mais que la pauvreté les avoit fait abandonner. 11 en rétablit un sous le nom de Saint-Etienne et de Saint-Cassien , le dota suffisamment , et y mit des moines grecs pour faire l'office jour et nuit (1). Entre les ornements qu'il renouvela , on marque une croix d'or qu'un sous-diacre portoit devant le cheval du pape, selon l'ancienne coutume.

On lui attribue une instruction aux prêtres , qui se trouve insérée dans le pontifical romain, à la fin de la forme de tenir le synode des évéques (2). Les prêtres y sont exhortés à se lever toutes les nuits pour les prières nocturnes, et à chanter l'office aux heures marquées. Chaque prêtre doit avoir un clerc ou disciple qui lui aide à chanter les psaumes et répondre à la messe. 11 doit inviter le peuple à se confesser le mercredi des cendres , et imposer les pénitences; l'exhorter à communier quatre fois, à JNoël , le jeudi-saint, à Pâques et à la Pentecôte ; ne rien exiger pour les fonctions ecclésiastiques. Le reste est assez semblable aux instructions d'Hincmar (3) ; ce qui fait voir la discipline du temps.

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