XXXIX. Union de Brome à Hambourg
1% le commencement de son potificat et la ni(^»ae année huit cent cinquante -huit, le pape Nicolas confirma l'union des églises de I^rême et de Hambourg en faveur de saint Ansiairc('J). Gonthier ayant été ordonné arches (V|ue de Cologne après environ dix ans <le vacance, Anscaire le pria de consentir à celte union ; mais il y témoigna une grande ^PP^'silion. C'est pourquoi l'allaire fut proposée m parlement tenu à Wormes pendant le
^(1 Anast. m Bened- (3) Adam, i, c. 17. Sup. *^«N»r. n. 18. Nila S. Ans. n. 38.
^ Anasl. in Nicol. An. Fuld. 857.
carême de Tan huit cent cinquante-sept. Les deux rois Louis et son neveu Lolhaire y assistoient avec plusieurs évéques des deux royaumes. Tous approuvèrent l'union, et prièrent Gonthier d'y donner son consentement. D'abord il résista fortement, soutenant qu'il nétoit point juste d'ériger en métropole un siège de sa dépendance au préjudice de la dignité du sien. Knfin , à la prière des rois et de tous les évéques , il déclara que si le pape confirmoit cette union il l'approuveroit aussi, et tous ses suffragants y consentirent. Le consentement de Lothaire étoit nécessaire , parce que Cologne étoit de son royaume.
Sur la rép(jnse de l'archevêque Gonthier, le roi Louis en oya à Rome Salomon , évêque de Constance; et saint Anscaire, ne pouvant l'accompagner lui-même, envoya avec lui le prêtre JNorfrid, son disciple (1). Ils furent trèsbien reçus par le pape JSicolas, qui, voyant l'utilité de cette union pour la conversion des païens , la confirma par ses lettres. Il y marque comme Anscaire avoit été établi premier archevêque des JNordalbingues, et son siège fixé à Hambourg par l'autorité du pape Grégoire IV. Ce qu'il confirme, le déclarant son légat pour prêcher l'Evangile chez les Suédois, les Danois , les Sclaves et les nations voisines. Puis il rapporte la raison qu'avoit eue le roi Louis d'y unir l'évêché de Brème ; ce qu'il confirme encore , et ordonne qu'à l'avenir ces deux diocèses n'en fero; t qu'un sous le nom de Hambourg , avec défense à l'archevêque de C(dogne d y rien prétendre à l'avenir. L'union ainsi autorisé*^ pa'^ le paf)e fut exécutée ; mais connue Hambou: ;: av(»il ele ruine par les Normands, Anscaire et ses successeurs résidoient ordinairement à Brème, et prenoient quelquefois le titre d'evôque de Brème (2).