‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 971 sur 2407 · X. Eglise d Espagne · texte numérisé non relu

X. Eglise d Espagne

En Espagne, Alphonse IV, ayant règne (quelques années, res(dul de quitter le monde el d embrasser la vie monastique (1). Comme son tilsOi dogue eloil en bas âge , il envoya quérir son frère Kamir, lui découvrit sondessi'in, lui céda le royaume el se relira au monastère de Saint-lagon. iMais (iuel,ue temps après, ayant voulu reprendre la couronne , il fut pris par son frère, qui lui fit crever les yeux. AN |.h.»nse le moine, car le nom lui en est demeure , régna en tout sept ans el sept mois. Kamir 11, sim frère, reconnnença à régner Lan neuf cent trente - trois, ère neuf ont soixante-onze; il consacra a IJieu sa fille Gèluire ou Elvire, el bâtit pour « lie dans la ville de Léon un grand m(»naslère en l honneur de saint Sauveur. H bâtit encore quatre autres nwnasteres , < l à la fin de sa vie, par les mslantes prières des évêques vi des abbés , il recul la (onfessitm, c'est-à-dire i habit monastique, el muurui après avoir régné dix-huit ans et près de trois mois. Son fils Ord(>gne Ul lui sucreda lan neuf cent quaranlc-cmq, ère neuf cenl quatre-vingt-trois (!2).

Anàêi'C-m.j LiVUE CI.\QUA>TE-C13,QL1ÈM£.

XI, Albéric, matire de Rome.

(1) To. i. Conc. p. 59t. (3) VUd Sac. 5, Ad. D. Mibill. Sœc. 5. Ad. p. 19. p.4,13. bup. liv. Li\,ii. 57.

(2) C. 1,5,8,3. (i; ViU 5>. Viiwrû. 17.

A Rome, le roi Hugues, croyant sa dominatiui bien aiïermie, commença à mépriser les Romains, et particulièreuient Albéric, fils de iMarozie, sa nouvelle epoue, el du marqui]^ A<lalbert ( I ). Comme par ordre de sa mère il donnoit à laver au roi, son beau-père, celui-<i lui donna un soufllel, parce qu'il lui avoit trop versé d eau. Albéric, outré de cet alTronI, asseuibla les Romains, les excila si violemment contre Hugues et contre sa propre mère, qu'ils choisirent Albéric même pour leur chef, el allèrent aussitôt attaquer le château Sainl-Ange pour ne pas donner le lenips à Hugues d'assembler ses troupes. H fut tellemenl épouvante qu il s<' sauva par l'endroit où la forteresse joignoit les nnjrî» de la ville. Albéric, ainsi maître de Kone, tint enfermés dans le ehàteau Marozie, sa mère, et le pape Jean, son frère.

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