XXVIII. Saint Odon de Cantorbéry
En Angleterre, Plegmond, archevêque de Cantorbéry, mourut vers l'an neuf cent vingtdeux, ayant tenu ce siège trente-quatre ans. Son successeur fut Alhelme pendant trois ans, à qui succéda Vulfelme en neuf cent vingtcinq , et à celui-ci saint Ode ou Odon en neuf cent quarante-deux (3). Il étoit fils d'un seigneur danois, païen, établi en Angleterre, qui, lui voyant de l'inclination pour la religion chrétienne, l'en détournoit autant qu'il pouvoit , ne voulant même pas souffrir qu'il nommât Jésus-Christ. Le jeune Odon ne laissoit pas de continuer à fréquenter les églises , et de rapporter au logis les bonnes instructions qu'il y entendoit; de quoi son père, outré de colère, le déshérita, et le jeune homme, ravi de perdre pour Dieu tout ce qu'il pouvoit espérer sur la terre , quitta ses parents et se mit au service d' Alhelme, un des principaux seigneurs et des plus pieux de la cour du roi Alfred. Celui-ci, voyant la bonne inclination d'Odon, le reçut avec une affection de père, lui donna tous k»s secours nécessaires et le fit bien étudier. Etant baptisé , il reçut la tonsure