‹ Histoire économique de la laineChapitre 144 sur 151 · foncée · texte numérisé non relu

foncée

Crépines bleutées fines.

Mérinos noirs, fins.

» religieuses

» incolores.

Roubaix noirs, fins.

3° Dra

ps vieux

Drap noir.

)) bleu militaire.

» » civil fin.

» » capote.

» » clair.

» » rouge militaire.

4" Chiffons vieux pour effilochage

Mérinos couleur mélangés.

noir.

pisseux.

religieux.

clairs.

1/2 clairs.

verts.

marrons.

bleus.

Schalls mélangés.

Etamines couleurs.

Cache-nez lins.

» 1/2 fins ordin.

•)) ' gros.

Bas noirs fins.

» pisseux.

Bas ordinaires.

» gros pisseux.

» gris fer.

» bleutés.

Molletons bleus.

» burels.

» noirs.

» beiges.

)) marrons.

Chaussons fourrés.

Limousines claires.

Crépines noires fines

)) pisseuses.

Draps neufs mêlés

Bas blancs fins.

Stoffs mêlés.

M. Paulin Blanc, s'est attaché à cette question de l'effilochage dont il parle ainsi, dans son étude sur Vienne (Isère) :

(( Les chiffons bruts sont achetés sur place et dans les contrées environnantes. Il y a, dans le département, une petite ville, Tullins, qui en fait un commerce considérable, et où l'on peut s'approvisionner, suivant les besoins, à toutes les époques de l'année. Ces viles étoffes, qu'on ne touche pas sans répugnance, ont une valeur intrinsèque qui commande le respect. En mélange ordinaire, partie laine, partie toile et coton, on les paie au minimum 10 fr. les 100 kil. ; lorsque les lainages abondent dans leur masse, le prix devient double. L'agriculture absorbe les qualités tout à fait inférieures comme engrais.

« On plonge des chiffons dans une cuve à eau, oii on les agite légèrement à la main, pour les débarrasser de la poussière dont ils sont chargés. On les retire quelques minutes après l'immersion, et on les laisse égouter en tas à côté de la cuve. Lorsqu'ils ne suintent plus, on les porte sur la toile sans fin d'un loup qui doit les déchiqueter, les effilocher, c'està-dire les transformer en déchets de laine plus ou mois apparents.

« Ils s'engagent d'abord entre les cannelures de deux cylindres allongés; à mesure qu'ils en sortent, ils se trouvent saisis par les mille dents du tambour et du loup, et sont brusquement déchirés et changés en charpie.

« Les chiffons effilochés sont'ensuite lavés mécaniquement. Cette opération se fait dans un bassin où l'eau se renouvelle sans cesse par un tuyau dont le jet est continu. L'eau déversée prend d'elle-même un mouvement giratoire, et entraîne dans son mouvement les chiffons que, les longues pointes d'un arbre, placé sur leur passage, empêche d'adhérer ensemble.

« Après un lavage d'un (]uart d'iieure, on retire du bassin un micmac d'aspect filamenteux; on le passe à une puissante essoreuse, pour lui enlever le plus d'humidité possible, on achève de le sécher sur des claies superposées, entre lesquelles circule un courant d'air chaud.

« Ces claies sont enfermées dans une caisse, elles se transmettent le micmac de l'une à l'autre par un mouvement continu et alternativement inverse, dont elles sont animées dans le sens de la la-rgeur.

« La préparation, ainsi conduite, de 100 kil. de chiffons, bons à être mis au travail, des cardes, dure environ une lieure ».

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