‹ Histoire économique de la laineChapitre 68 sur 151 · ou F · texte numérisé non relu

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La revue de cette exposition de 1851 a l'attrait d'un inventaire des mérites manufacturiers de l'époque ; elle est une date fort importante de l'histoire des industries lainières.

Les maisons françaises récompensées sont :

Biétry et Fils, manufacturiers, 102, rue Richelieu, Paris : cachemires de grande finesse et

très réguliers.

Boucher-Pothier, mérinos d'excellente facture.

Caillet-Franqueville (Marfen), mérinos d'excellente facture.

Dauphinot-Pérard, Isles-siir-Suippe (Marne), mérinos d'excellente facture.

David Frères et G'^ (Paris), Mérinos et draperie mélangée de soie.

David-Labbé et 0'=' (Sains-Richaumont) Exposition remarquable.

Delattre et Fils (Roubaix) Différentes sortes d'étoffes très bien comprises. Grande habileté.

Delalosse Frères (Roubaix) Grand mérite.

Mathieu-Robert, Mérinos supérieur.

Mollet-Varmé Frères (Amiens) Etoffes mélangées de soie.

Mamceau, manufacturiers, 27, rue du Mail, Paris. Remarquable exposition d'articles de

tenture, de couvertures de table, etc. . ., surtout destinées aux salons riches. Paturle, Lupin, Seydoux, Siceber et C'*^ (Paris et Le Gâteau) Rien ne leur est supérieur dans

les genres très soignés de leur fabrication. Le jury accorde la plus haute récompense. Pesel et Menuet (Paris). Gachemires de grande finesse. Petit-Glément (Boult, Marne). Mérinos d'excellente fabrication. Pin-Bayard (Roubaix). Excellents articles de laine. Schlumberger, Gaspard et G'^, manufacturiers à Mulhouse. Damassés pour tenture,

supériorité de dessins et de combinaisons de couleurs.

Ont obtenu des mentions honorables :

Bouchart-FIorin à Tourcoing (Nord).

Guilbert et Wateau, manufacturiers à Paris.

Une curiosité de l'exposition de 1851, était une étoffe de cachemire, espèce de brocart, fabriquée par Thomas Gregory et Frères, de Shelf, près d'Halifax.

La chaîne était de soie, mais la trame provenait des chèvres cachemires du Parc de Windsor, appartenant au Prince Albert, époux de la Reine Victoria.

Flanelles

Le pays de Galles passe pour avoir, le premier, fabriqué cet article, qui y est encore en grande réputation. On le tisse encore à la main. La plus belle qualité vient des moutons des montagnes de cette contrée.

Le LancasIUte, spécialement Rochdale et ses environs, est le district des flanelles de tous genres. Nombreux exposants, nombreux produits.

Saddleworth a une remarquable fabrication de flanelles de Saxe.

Leeds a la spécialité d'une flanelle commune de couleur naturelle. Dans l'Ouest de l'Angleterre^ des flanelles écrues et teintes. V Irlande a des flanelles communes et des étoffes dites Gahrays, de laine indigène, pour consommation locale. Les flanelles du Canada, sans indication de prix, ne semblent pas destinées à être comparées aux genres similaires anglais.

France. Mérite considérable sous ce rapport. Sa flanelle, de bonne filature, d'excellent tissage, convient à l'impression, à la teinture, au vêtement.

Belgique. Très belle collection (Maison De Heselle). Quelques chaînes de coton. Laine, façon, apprêts, teinture, tout est bon.

Etats-Unis. Rares flanelles. Les pièces exposées sont bien faites et bien apprêtées. Elles proviennent de la laine indigène.

Exposants français récompensés :

Benoist, Malot et AYalbaum (Reims).

Châtelain et Foron (Reims).

Pour ce genre exposé, il est certain que les forces françaises n'ont pas donné.

Couvertures

Concours français peu considérable.

Albinet Jeune (19, rue de la Vieille-Estrapade, Paris). Bulfault et Truchon (Essonne).

E. Guyon (o, rue Galande, Paris).

Tunis, le Canada, la Hollande ont leur part de succès sous ce rapport.

Fïls peignés et cardés

Le Jury n'apprécie pas les fiU dits de Berlin^ parce que leur mérite consiste surtout en une gamme de couleurs nécessitées par un emploi spécial.

Il s'arrête, au contraire, aux fils cardés, aux lils peignés, aux lils d'alpaca, de mohair, de cachemire, aux fils mélangés, écrus, teints.

1^ Les fiU mérinos, qui sont les plus nombreux ;

2*^ Les fih lustrés ;

3^^ Les fils Genappe et small ware (mercerie et passementerie).

Les premiers abondent en France, dans le Zollverein, en Autriche. Des filateurs anglais et un établissement russe en exposent quelques échantillons. Ils n'ont pas la perfection des fils fiançais. Le mull-Jenny, d'un usage général en France favorise ce travail. Les meilleurs spécimens sont dus à Paturle-Lupin et C'^ « Jamais, dit le rapport, nous n'avons rien vu d'aussi parfait comme trame ».

Roger Frères et C'^ en approchent comme filature mais pas comme qualité de laine.

Billet et Huot ont des fils aussi parfaits mais non aussi longs. La Leipzig Spinning Cy est un peu inférieure à Paturle-Lupin et C'*'.

Parmi les meilleurs filateurs, le Rapport cite : La Chapelle et Levarlet de Reims, Lucas Frères de Bazancourt ; Pradine et C'^ de Reims; Couvet ; Fournival, Altmayer et Ci®, Hartman et C'^

Mention particulière à Lantein et C'® pour une espèce de fil destiné au barège, fil obtenu à la main et utilisé dans la fabrication de la gaze.

Les fils peignés lustrés sont moins nombreux, à l'Exposition, que les fils peignés mérinos ; les meilleurs sont dûs à J. Foster and Son.

Les fils cafdés abondamment représentés. Parmi les meilleurs, ceux de J. Akroyd et Fils, de Franc et Marteiin (laine longue et commune) ; les autres de numéros élevés portent les noms de Croutelle neveu. Sentis Fils et C'*', Lantein et C'^.

Leicester a une réputation méritée pour les fils de bonneterie.

Fils de cachemire ; les meilleurs sont ceux de Hindenlang.

Fils d'alpaca et de mohair. Titus Sait les produit avec une grande supériorité. Il a donné une grande valeur à ces matières. De plus, il a réussi, comme J. Foster and Son, à en produire des fils si fins, qu'ils entrent senls avec des (ils do cachemire ou de soie, dans les étoffes les plus légères, ce qui est un mérite incontestable.

Parmi les maisons honorées de la Prize medal, citons ces noms français bien connus :

Billiet et Huot, 43, rue du Sentier, à Paris; Croutelle neveu, à Reims ;

Hindenlang, à Cramoisy (Oise), à Paris, rue des Vinaigriers; - Lachapelle et Levarlet, à Reims ; Lantein et G'S à Reims et Tinqueux ; Lucas Frères, à Bazancourt (Marne) ; Pdturle, Lupin, Seydoux. Sieber et C'% Le Gâteau (Nord) ;

Roger Frères et G'^, à Trie-Château (Oise) ; Sentis Frères et G'S à Reims.

La mention honorable est accordée à :

Couvert à Chantilly, près de Paris (fils mérinos) ;

Fournival, Altmayer et C'% à Rethel (Ardennes), (fils mérinos).

Telle est la physionomie très vivante, pour ceux qui ont vécu ces années de travail confiant^ de progrès plus osés succédant à des progrès étonnants acquis au milieu de ce merveilleux xix*^ siècle si fertile en découvertes de tous genres.

C'est à cette mise en scène industrielle, si bien établie par le Rapport très documenté et impartial, de l'Exposition de 1851, que va se rattacher la suite de nos études, car, aux noms ci-dessus s'ajouteront des noms tout aussi intéressants, recommandables et et célèbres.

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