I. Exportations diverses, en
P Laines brutes kil. 9.000.000 marks. 24.000.000
2° » peignées » 7.000.000 » 32.000.000
Dont en Autriche.. » 4.000.000 » 19.000.000
» » Italie » 810.000 » 3.800.000
» » Russie.... » 656.000 » 3.100.000
30 Fils de laine » 8.900.000 » 57.300.000
Dont en Autriche.. » 2.104.000 » 14.000.000
» » Russie.... » 1.169.000 « 6.900.000
» » Suède.... » 1.112.000 » 7.100.000
J. Avec le Japon, l'Allemagne a fait :
En 1895 Fils kil. 426.000 Peigné kil. 13.000
C'est une leçon donnée aux producteurs français.
K. Le nombre des n)Outons allemands va sans cesse décroissant :
18()0 28.000.000 moutons.
Au point de vue industriel, cette perte peut être compensée par une importation plus considérable de laines coloniales, de laines peignées et filées, mais l'agriculture trouve-t-elle son compte en cela? Assurément son déficit est considérable carie mouton a sa place partout.
L. Broches de filature 4.173.600 dont 1.520.000 en laine peignée.
M. Métiers à tisser la laine 44.148.
N. Parmi les maisons exposant, à Paris, en 1900, quelques-unes ont mérité des Grands Prix et des Médailles d'or.
Articles très nombreux et soignés.
Une maison de Dusseldorf a exposé .des tissus mélangés de fibres de tourbe, pour draps, couvertures et emplois très variés.
Une autre a présenté de gros feutres pour des emplois industriels, calage et assise de pièces mécaniques.
Le Jury a été frappé des soins apportés à la fabrication, de la beauté des apprêts, de la vivacité des couleurs.
3° Autriche
En 1G72, la première fabrique de draps fins fut érigée à Linz. Les développements de cette industrie ont été lents, mais successivement aidés par la machine et la vapeur.
En 1850, la prohibition cesse. On comprend la nécessité de se mettre à la hauteur de
la concurrence anglaise, française, allemande. Reichenberg, Briinn, Bielitz, Jâgerndortf,
sont les principaux centres. Les 3 dernières villes emploient la laine cardée puis la laine
peignée.
Nombre de broches
(laine peignée) Métiers à tisser
(laine cardée) Métiers mécaniques
(laine peignée)
Les articles fabriqués comprennent les draps et tissus pour hommes; les articles classiques et les nouveautés pour femmes; les tissus unis, mélangés, imprimés, mérinos, cheviottes, etc. . .
Les progrès de ce pays sont indéniables. Tout fait croire à leur marche bien accentuée.
4° Hongrie
Ou y compte 26 usines avec 23.000 broches et 600 métiers mécaniques. Sa fabrication ressemble beaucoup à celle de l'Autriche, mais elle s'adapte l)eaucoup, par des tissus plus communs, aux besoins locaux : limousines, molletons, couvertures à longs poils et agneaux noirs, flanelles, etc. . .
en
en
en
5"" Russîe
La Russie aspire à se suffire à elle-même. Ses fabriques lui fournissent les draps militaires.
Lors(iue, vers 1880, la mode se porta sur les produits de la laine longue, l'industrie russe s'y mit avec succès, repoussant le plus possible les fils étrangers et filant la laine peignée. Les fabriques russes consomment :
Kil. 50.000.000 de laine mérinos indigène en suint. » 16.000.000 de laines étrangères, Buenos-Ayres, Sidney. Adélaïde, Port-Philippe.
Les tissus de haute et moyenne qualité sont faits de laine mérinos; ceux de basse qualité, de laine russe mongole, poil de chameau, etc.
La laine mérinos russe a été longtemps appréciée en France. Ce n'est pas qu'elle soit très fine ; la prime AAA ne s'y rencontre pas, la qualité AA devient rare. De là, l'importation des laines fines susdites.
La Russie a importé :
Laines brutes, peignées, teintes, de 1884 à 1888 kil. 6.000.000 Artilicielles de 1894 à 1898 » 16.000.000
Valeur : 19.700.000 roubles.
Dans cette dernière période quinquennale, c'est surtout l'importation de la laine brute qui a augmenté.
Le peignage de la laine a fait de grands progrès, la marche comparative des deux articles le prouve :
Laine brute... kil. 3.600.000 5.100.000 11.800.000 )) peignée. » 1.500.000 2.100.000 2.900.000
Certains établissements de filature de laine peignée comptent de 40 à 50.000 broches.
On produit en Russie les fils de laines lustrées anglaises, de mohair, de cheviotte.
Partout il y a des retordages.
La teinture et les apprêts sont en progrès.
Certaines étoffes communes sont très demandées ; il y entre de la laine naturelle, du poil de chameau, de la laine dite artificielle dont l'entrée est entravée par les exigences du lise.
Les articles feutres sortent des fabriques du gouvernement de Moscou, du gouvernement de Groduo et d'importantes fabriques de Saint-Pétersbourg.
Les étoffes légères rases sont dans un état prospère ; de là cette variété de dessins et cette élégance de dispositions favorisée par la mode.
Le machinisme a fait, en Russie, de grands progrès. Les procédés de teinture se sont améliorés.
Le gouvernement de Moscou et le pays polonais sont les principaux producteurs de tissus fins.
On estime qu'il y a, en Russie :
Broches 700.000
Métiers à tisser 45.000
Ouvriers 150.000
Le feutre russe commun (laine, poil de bœuf et crin) se fabrique à la main. Les feutres de Bourka, fabriqués mécaniquement, servent à la confection des manteaux d'officiers, des paletots, etc. . .
Les feutres mous, où le poil de chèvre joue le rôle principal, servent à la confection de chaussures, capuchons, etc. . .
L'industrie du feutre est prospère.
Chifïre annuel d'aifaires. environ 160.000.000 roubles. L'industrie répond insuftisamment aux marchés de l'intérieur : Importation de fils de laine :
de 1879 à 1888 lui. 4.190.000 1889 à 1898 » 3.110.000
Depuis il y a augmentation.
De 1896 à 1898 on a importé annuellement kil. 3.940 000 valant 10.800.000 R.
Ces chiffres portent surtout sur les fils de laine peignée, ce qui prouve que la fabrication, des tissus rasés devance la filature nationale de ces laines. Principales maisons récompensées à l'Exposition de 1900 : MM.
1« Motte, Meillassous, Caulliez et Delaoutre à Tchenstokovva, Maison fondée en 1890 :