IMarc, ix, 33. — Luc, xxii
D. Mallh., XVI, 22.
confondit leurs espérances, et ils disaient avec Taccent de la douleur et du découragement : « Nous avions cependant espéré qu'il affranchirait Israël^. » Jésus, parlant de Dieu, l'appelle souvent son Père; mais comme, en parlant à ses disciples et à ceux qui l'écoutent, il les appelle aussi quelquefois fils de Dieu; et comme d'ailleurs à ces mots Fils de Dieu Marc et Luc substituent une fois « le Saint de Dieu 2, » on ne peut guère attacher à des expressions aussi vagues une signification positive. A la fin, Jésus devient plus affirmatif; et nous le verrons, dans l'interrogatoire que le souverain pontife lui fait subir, prendre formellement le titre de Fils de Dieu. Mais, jusqu'à ce moment suprême, la seule qualité qu'il se donne, et que les évangélistes lui donnent invariablement, est celle de a Fils de l'Homme. » Mais cette qualité, d'autres l'avaient eue avant lui. Dans Ézéchiel, chaque fois que Dieu parle au prophète, il l'appelle « Fils de l'Homme^, » et il donne la même qualification à DanieF^