‹ Histoire et description de l'église cathédrale de Chartres dédiée par les Druides à une vierge qui devait enfanterChapitre 39 sur 48 · Léonor d'Ëtampes de Valençay^ en 1620, siégea · texte numérisé non relu

Léonor d'Ëtampes de Valençay^ en 1620, siégea

pendant vingt-un ans. C'est sous son épiscopat que Tévé^ ché de Chartres passa de Tarchevêché de Sens sous la juridietion de rarehevéehé de Paris^ créé le 20 octobre

107. Jac(iuos Lescot, en 4741, siégea pondant quinze ans. Ce prélat fut confesseur du cardinal Mazarin : il fut célèbre par sa bienfaisance et vendit tous ses meubles et sa vaisselle d'argent pour fonder le bureau des pauvres. ' 108. Ferdinand de Neufvîlle de Villeroy , en 1657 , siégea pendant trente-quatre ans.

109. Paul (jrodet des Marais, en 4690, siégea pendant dix-neuf ans. C'est un des plus illustres prélats de notre ville. La grande austérité de sa vertu lui mérita la confiance de Mme de Mainienon qui le chargea delà direction de la maison de Sam^Cyr. Il publia plusieurs ordonnances remarquables contre le Quiétisme et contre la théologie * du P. Juénin, de Toratoire. 11 fit aussi pour la maison de Saint-Cyr des constitutions et règlements qui sont regardés comme un des meilleurs plans d'éducation. Ce fat sous son épiscopat que les archidiaconés de Blois et de Vendôme furent démembrés du diocèse de Chartres pour former le nouveau diocèse de Blois, en 1697.

110. Charles-François des Monstiers de Mérinville, en 1709, siégea pcudaul trente-sept ans, et. pendant ce long épiscopat, ne cessa de prodiguer aux lideies de son dio- ' cèse tous les trésors de la plus inépuisable charité.

111. Pierre-Âugustin-Bemardin de Rosset de Fleury^ en 17^6, grand-aumônier de la Reine ^ siégea pendant trente-quatre ans. C'est à ce vénérable évêque que Ton doit les derniers embellissements du palais épiseopal et la construction de sa chapcilie, qui est de la plus grande beauté. A Texemple de ses prédécesseurs, qui ont contribué de leur patrimoine à Faccroissement et à la cons-

traction de ce vaste palais ^ il a dépensé des sommes considérables pour, le terminer tel qu'on le voit an-* jourd'hui.

iiî. Jean-Baptîste-Joseph de Lubcrsac, en 4780, fit

pailic, eu 178D, de rassemblée des Etats-Généraux. En 1701, M^'«* de Liibersac, à rexcniple de In presque totalité des évêques de France, a>ant k lusc de prêter serment à la constitution civile du clergé Tut forcé d^'abandonner le siège de Gbarires. Cette église fut privée de son chef^ et beaucoup de pasteurs furent contraints, par la même raison, de quitter leur troupeau pour éviter la persécution et peut-être la mort-. C'est alors que l'ancien

* II n'y eut que deux évèques qui pr*t<;r. iil ce seinionl, MM. de Jarente , évoque d'Orléans, et de Talleyraud, évéque d'Autuii.

' A celte époque le clergé, qui s'était séparé de l'Eglise romaine, désigna aux électeurs Nicolas fioanet, curé de Saint ^Hchel, pour remplacer le légitime évéque. Bonnet fut en effet nommé évêque du départemeni d* Eure-et-Loir^ en prit le titre, et reçut la consécration des mains de M. Gobet, ancien évéque de Lidda in partibus, qui, • n'étant pas sujet au serment , puisqu'il n'exerçait aucune juridiction ecclésiastique, s'empressa de s'y soumette aûn de parvenir à se faire nommer évéque métropolitain de Parvt, Il fut arrêté alors que toutes les paroisses de la vUle et des faubourgs seraient supprimées et réunies en une seule, à la cathédrale, qui fut désignée comme paroisse pour les remplacer toutes. On avait choisi pour annexes de cette nouvelle jtaroisse les éi,'lises de saint .Maurice et de saint Martiii-au-Val, mais elles n'ont jamais été ouvertes pour cet usage. Les anciennes parois>es ttaicnt au ni»nihre de onze, savoir : Saint- André, Saint-Aignan, Saint-Barlhclrmy, Saint-Brice, Sainl-Cheron, Sainte-l'oi , Snint-Ililaire , Sainl-M.irliji-le-Vianditr , Saint-Maurice, Saint-Michel et Saint-Saturnin» qui lurent toutes venduc's et démolies par la suite, h l'exception de celle de Saiiit-Aii^nan , qui ne dut sa conservation qu'à la piété et au désintéressement de quelques-uns de ses paroissiens et autres personnes recommandables

Chapitre de Chartres^ privé de son évéque> fat contraint de se séparer et d'abandonner son église^ et que œtte ancienne et illustre compagnie fat dissoute.

Un article particulier sur sa composition et le nombre de st's rbanoiues et dignitaires, fera connaîtro ceu'v qui par leur mérite sont parvenus ensuite à Tépiscopat et autres fonctions éminentes du sacerdoce.

Jusqu'en 1801 Téglise de Ghirtres resta sans chef et sans organisation; ce ne fut qu'à cette époque qu'un concordat fut signé entre le Gouvernement français et la Conr de Kome. D'après ce concordat, M?' de Lubersac ayant donné sa démission de son siège de Chartres, fut nommé chanoine de Saint-Denis ^, et le diocèse de Chartres fut réuni à celui de Versailles^ alors administré par Msr Louis Charrier de la Roche.

La ville de Cliartres fut alors divisée en deux, paroisses; la cathédrale , sous l'invocation de Notre-Daïae , et Tancieitte église de Tabbaye de Saint-Père^- sous celle

de la \nie. Ce qui reste de Saint-André , sert de magasin aux fourrages.

Le 12 juin 1791, jour de la Pentecôte, toutes ces anciennes paroisses furent fermées-, la catlu'drale de Chartres seule s'ouvrit comme paroiSse. M. Bonnet, évèque consUtulionnel, s'y installa avec douze prêtres qu'il choisit parun les curés et vicaires de la ville, qui avaient comme lui prêté le serment , et autres. Ces douze ecclésiastiques adminivtrèrent la nouvelle paroisse tant que cet ordre de choses dura. Cet immense cdilice, qui eût à peine pu contenir la moitié des habitants de la ville , se trouvait trop vaste en raison du peu de personnes qui assistaient aux offices. M. lîonnet mourut à la fin de l'année 1793 , quelques jours avant la fermeture et la> dévastation des églises.

^ n mourut à Paris au mois d'août et fut inlîumé à Cliartres dans un caveau de réglise de l'hospice des vieillards.

de Saim-Pierre. On a depuis ouvert Saint-Aignan^ comme sueeorsale de CQlte dernière.

En 1819, un nouveau concordat fut arrêté entre le Roi et le souverain Pontife; plusieurs sièges épiscopaux, au nombre desquels était celui de Chartres, furent reedifiés : ce concordat ne reçut son exécution qu'en 1821.

113. Jean-Baptiste-Marie-Anne-Ântoine de Latil^ premier aumônier de Monsieur , prit possession du siège épiscopal de Chartres, le' 8 novembre 1821; il installa solennellement, le samedi suivant, aux premières vêpres, le nouveau Chapitre, qui se compose de deux grandsvicaires, de dix chanoines titulaires et d'un nombre illimité de chanoines honoraires. M^^ de Latil fut nommé archevêque de Reims en, puis cardinal.

Claude-Hippolyte Glausel de Montais^ aumônier de M™*» la Dauphine, succéda à Mïfr de Latil l'année même où celui-ci fut promu a l'archevêché de Reims. Ce prélat, par sa piété et ses lumières, fut une des gloires, non seulement du siège de Chartres^ mais encore de i'épis^pat français. Il refusa des arohevêcbés qui lui furent offerts^ préférant se vouer à un diocèse où il avait déjà fait tant de bien. Son grand âge et ses infirmités lui firent choisir pour coadjuteur Mb'^ Regnault. Ce fut à ce prélat, digue par sa piété du choix d'un aubsi saint évêque, qu^il résigna ses fonctions au mois de novembre 1852. Il mourut le 4 janvier 1857 K

115. Mffv Louis-Eugène Regnault, sacré à Reims le â6 mai 1852^ a pris possession du siège épiscopal le 6 jan-

' On peut consulter sur la vie et les ouvrages de ce saint prélat VEloye funèbr e de M^r Clausel de Montais^ par révè<[ue de PoUiers, suivie d'une notiee biographique sut U même prélaU par M* l'abbé Brière; Chartres, Garnier, 1857.

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vier 1853. II continue les' traditions de piété et de vertu de ses prédécesseurs, et met, comme eux, sa première gloire à embellir le temple sacré dont il est le principal gardien. Nous avons raconté dans le cours de ce petit ouvrage toutes les améliorations dont on lui est redevable.

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