‹ Histoire et description de la Collection Ingres au Musée de MontaubanChapitre 200 sur 246 · COURONNEMENT DE NAPOLÉON JH · texte numérisé non relu

COURONNEMENT DE NAPOLÉON JH

Composition dessinée vers 1854, pour un plafond que le maître rêvait de peindre à l’Hôtel de Ville pour faire pendant à celui de V Apothéose de Napoléon /".

1922. Ensemble de la composition.

A la plume. — II. 0m,19. — L. Om,13.

L’Empereur debout sur une sorte d’estrade, au bas de laquelle est étendu un cadavre, est embrassé par la France, et couronné par la Victoire. On lit dans le haut : La France reconnaissante au jeune héros du 2 décembre 1851, le presse sur son sein; à ses pieds on voit rouler l'anarchie, le socialisme, le pillage et le meurtre. Dans le fond, l’ombre de Napoléon le Grand . . .

1923. Couronnement de Napoléon III.

Crayon noir, sur papier roux. Diam. :

L’Empereur est assis à côté de la France (pii le couronne, il a les pieds posés sur un monstre terrassé; au-dessus de lui, Napoléon I«r, porté par un aigle, le montre de la main 1 . Différentes figures sont indiquées. Composition circulaire. Ou lit à côté : Des génies, anges vengeurs poursuivent et terrassent les monstres... Tout le peuple applaudit. Les Arts heureux, etc., etc.

Ecrit sur un côté : Grande lumière.

1924. Meme composition que la précédente.

Mine de plomb. Diam : 0m,19.

Les figures de l’Abondance k gauche et de la Paix à droite y ont pris place.

1925. Quatre croquis divers pour les compositions précédentes .

Aline de plomb. — II, 0“,20. — L. 0“,19. On lit en haut : Ou voit Homère sur Taigle.

1926. L'Anarchie vaincue.

A la plume; deux des croquis sur papier de calque et au crayon ont été rapportés. — H. 0m,21 . — L. 0m,36.

Huit figures diverses d'hommes terrassés sous les pieds de l’Empereur et tenant des poignards et des torches.

1927. Même composition que les précédentes.

Mine de plomb. Diam. ; 0m,22.

Ce dessin a été lithographié en fac-similé par M Bsuk.

On lit k gauche : La Religion , Injustice, les Lettres... Gluck, Mozard, Grétry... On lit à droite : La Paix, l’Abondance, le génie des Arts. — La Peinture tient les attributs des trois arts..., etc.

1928. Napoléon P' porté par un aigle.

Mine de plomb, sur papier végétal. — H. O-.IO. — L. 0"\10.

Partie de lu composition d’ensemble. Reproduction en sens inverse d’un des motifs précédents.

LA VIERGE A l’hostie, DU MUSÉE DU LOL VRE.

Répétition modifiée du tableau commandé par l’Empereur de Russie. La figure de la sainte Vierge est reproduite sans variantes notables, mais les deux saints grecs ont été remplacés par deux anges drapés, l’un allumant un candélabre, l’autre tenant un encensoir. Comme fond, l’abside circulaire du premier tableau subsiste, mais elle est en partie cachée par de grands rideaux relevés latéralement par des guirlandes de fleurs. La draperie de l’autel est unie et a perdu, en même temps que le calice et les flambeaux, son aspect grcco-byzantin. Seule, peut-être, danscette répétition, la figure de l’hostie n’a pas changé. Le dessin de celle-ci paraît avoir été copié sur un moulage de fer à hostie qui se trouve en plusieurs exemplaires dans la riche et intéressante série de moulages de médailles léguée par Ingres au musée de Montauban avec scs autres collections. Ce tableau, aujourd’hui au Musée du Louvre, porte la date de 1854. Il fut précédé, vers 1834, par la Vierge de la Collection de Pastoret (Delaborde, n° 5) dont les traits de la figure diffèrent seuls 1 . lia été suivi de deux répétitions grandement modifiées : l’une, peinte en 1860, appartient k AI. Kugff (Dklaborde, n° 13); l’autre, datée de 1866, appartenait à Mm® Ingres (Delaborde, nu 14). Ce fut la dernière œuvre terminée du peintre.

L’impossibilité où nous sommes de nous procurer des reproductions de ces deux derniers tableaux a empêché tout essai d’attribution précise des dessins faits pour chacun d’eux spécialement.

1929. La Vierge à C hostie , seule , dans un rond avec encadrement.

Mine de plomb, sur papier végétal. — H. 0m,16. — L. 0“',15.

1930. Reproduction à peine modifiée du dessin précédent.

Mine de plomb, sur papier végétal. — H. O™, 16. — L. 0m, 15.

1931. Croquis représentant la Vierge à l’hostie, seule.

A la plume. — 11. 0‘",13. — L. 0,n,08.

Encadrement rectangulaire.

1932. La Vierge seule et sans le calice. Mine de plomb. — L. 0ra,30. — L. 0m,30, Deux chandeliers auprès d’elle ; cadre

rond.

1933. Calque du dessin précédent.

Mine de plomb. — H. O"1, 31. — L. 0m,19. Un seul chandelier.

1934. La sainte Vierge.

Mine de plomb. — H. 0"‘, 16. — L. 0n,,14. Elle est vue de trois quarts, la tête de face, vêtue d’une tunique et d’un voile flottant servant de fond à la tête, les bras levés et étendus. A droite et k gauche, un ange adorateur dont on ne voit que la tète et les mains. Dans un angle de la feuille est un petit croquis à la plume, fort confus, ne paraissant pa= avoir de rapport avec la composition.

1935. Une main droite ouverte vue de côté.

Mine de plomb, sur papier végétal. — II. O" , 20. — L. 0“,11-

Etude pour la Vierge précédente.

1936. Une main gauche ouverte.

Mine de plomb, sur papier végétal. — H. O"1, 20. — L. 0'",15.

Les deux doigts du milieu se touchent, le pouce est étendu. Etude pour la même Vierge.

1937. Une main gauche ouverte.

Tous les doigts sont écartés et le pouce un peu plié. Variante de l’étude précédente.

1938. Les deux mains jointes de la u Vierge à l’hostie » .

Crayon noir, sur papier de calque verni. — H. O®, 23. — L. 0"\ 19.

Calque exécuté sur la peinture originale.

1939. Les deux mains jointes et le côté droit de la Vierge.

Mine de plomb, sur papier végétal verni. — H 0m,30. — L. 0,n,09.

Calque fait sur l’ensemble nu.

* Nous signalerons ici une lithographie de ce tableau qui n'a pas été cataloguée par le comte Dblabordk. Elle est de Bblliard et a été éditée par Delpech. Nous la tenons de l’auiitie de M. Ovide Scribe, conservateur du Musée de Romoraotin, un des derniers survivants des amis dlxcniss, qui lui en avait fait don.

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