‹ Histoire et description de Notre-Dame de ReimsChapitre 131 sur 257 · AMEUBLEMENT. — AUTELS DE LA CATHÉDRALE · texte numérisé non relu

AMEUBLEMENT. — AUTELS DE LA CATHÉDRALE

lagc, sera posée la croix qui terminera l’autel. Ce baldaquin sei’a de bois de ebene bien assemblé à tenons et mortaises ; les consoles, de sept poulces en quai’répar le bas: le tout peint d’un beau blanc de céruse à deux couches.

Au pied dudit autel seront faits trois degrés en octogone, deux (le pierre, ayant chacuns treize poulces de giron, et un marchepied de bois de chêne avec une moLiluie autour, le(iuel aura deux pieds et demy de largeur, quatre poulces et demy de hauteur et deux de fond.

» Derrière l’antre sera fait un plancdier de quatre poulces de hauteur jus(ju’au mur de la chapelle, et sera réparé le restant de la place autour desdits degrés, et pavé (le pierre en lozanges ; tout le marbre sera dé la carrière de Rance ou de Ginaux.

» Les pierres, de la carrière d’Ourges, excepté la première assise, qui sera de pierre rousse, et les ornements en sculptures de pierre de Lageux : tout le ciment qui sera employé à la construction desdits autels sera deux tiers de grève ou arène, et un tiers chaux.

O Tous lesdits ouvrages, tant en bois qu’en pierre, seront bien et duement faits suivant les règles de l’art, et pour ce faire, l’entrepreneur fournira tous les matériaux, tant marbre que pierre et bois, équipages, outils, peines des ouvriers, voitures des gravois et autres nécessaires, et rendra place nette en état d’y pouvoir célébrer la messe dans le premier jour de Carême piuchain, et fera recevoir tous lesdits ouvrages à ses dépens par gens à ce connaissans, choisis par MM. du Chapitre. »

Derrière les colonnes apparaît un tableau qui est suplosé représenter saint Remi, recevant la Sainte-Ampoule. 1 est signé Sorlct^ noni inconnu et que cette toile ne fera •as sortir de l’oubli.

8° Autel de Saint-Nicolas.

« Tel qu'il est aujourd’hui, dit M. L. Paris, l’autel de » Saint-Nicolas n’a rien de remarquable que son affreux » baldaquin de bois doré, peinturluré, et supporté par » quatre colonnes de marbre : le tout dans le genre » Pompadour , avec volutes, gonflures et tout ce qui » caraclérise celte pitoyable é[)0(iue.

D On l’a décoré, on ne sait à quel propos, d’une copie D du Magnificat de Jouvenel , faite par Marmotte, de » l’école de Reims, mort en 1770, qui l’a signée en ces » termes: Marmotte pinxit anno Domini i753. »

Les murs cachent peut-être encore sous leur grossier badigeon des peintures tout -autrement gracieuses.

9“ Autel de Saint Jean-Baptiste , actuellement du Rosaire ou de Sainte-Philomène.

Cet autel, autrefois exécuté pour la chapelle de Saint- Jean-Baptisle , en 1G63, aux frais de l’archidiacre Dozet, a été , comme nous l’avons dit. transporté, par les ordres de M. Godinot, dans la chapelle qui est parallèle à celle de la Très-Sainte Vierge. Il est dû à a Jeune-Homme et » Guillaume Roze, maislres massons-lailleurs de pierre, » demeurant à Reims. Ils étaient convenus de faire en la O chapelle de Sainl-Jean-Baplisle de la dite église de » Notre-Dame , un rélable d’autel , conformément au D dessin, suivant l’ordre de Corinthe, avec colonnes de » jaspe des plus belles qui pourront trouver, au dire des » gens à ce connaissants ; des piédestaux avec la frize » garnie de marbre de la même couleur que les colonnes: » lesquelles colonnes porteront six pieds de roy de haul- » leur, sans y comprendre les chapiteaux et la baze. »

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