‹ Histoire et description de Notre-Dame de ReimsChapitre 150 sur 257 · I.a Nativité · texte numérisé non relu

I.a Nativité

4" L' Adoration des roys,

5® Im Présentation au temple,

0“ Im Fuite en Egypte,

7° Jésus entre les docteurs,

8° Les Noces de Cana,

9° La Vierge au pied de la croix, 10® La lUsurrcction,

4 aunes 1/2 de largeur.

.5 - 'Iji —

M. Vilet, dans un Rapport à M. le ministre de Vinstraction publique, ne partageait point l’admiration de M. Paris : c( Parmi les tapisseries de la cathédrale, il en est, dit-il, » d’une extrême médiocrité , et que l’œil le moins exercé » reconnaîtra sans peine. Elles n’apparliennent point , )) comme les autres, au XVl^, mais au XVIP siècle, et sont M l’ouvrage d’un nommé Pepersack, artiste flamand , re-

Ces dix lapisseries ont toutes une hauteur de 5 aunes. Dès le 16 Janvier tG4ü, elles étaient entre les mains de M.M. du Chapitre, après la réception faite par le sieur Dozet, grand-vicaire de Monseigneur.

Les deux grandes restant encore à livrer à celte date sont ;

1 P* L'Ascension, G aunes de longueur.

12" La Descente du Saint-Esprit, à —

H. Les PKTITKS TAPISSEBIKS soiit :

1® La Vierye, saint Joseph avec le petit Jésus, 4 aunes 5/8 sur 2 aunes 3/8 de hauteur.

2® Retour des roijs en leur pais. 5 aunes sur 2 aunes 1/4 (livrée au 10 Janvier 1640).

3® La Vierye cherchant son fils en Jérusalem , 4 aunes 5/8 sur 2 aunes 3/8.

4" Celle représentant ce qui est dict en saint Luc de la Vierye et saint Joseph attendant le Fils de Dieu , 2 aunes 2/3 sur 3 aunes 1/2. (Celte tapisserie n’existe plus. )

5® Le Trespas de la Sainte-Vierye, 2 aunes 2/3 sur 3 aunes 2/3 (livrée en Janvier t04ü).

6“ Une tapisserie toute de Heurs, pour mettre sur les bancs, 2 aunes !/2 sur 2 aunes 1/2.

7“ Une autre toute de Heurs, 3 aunes sur 3 aunes 1/2.

8* Le lapis de la chaire, en superficie, lü — i/2.

T Une banquière, toute de Heurs, G i— i/4.

10® Une banquière, toute de Heurs, 7 — 7/8.

11“ Un marchepied, tout de Heurs, 6 — 3/4.

12® Un tapis pour les bancs, tout de Heurs," 7 — 7/8.

13® Un autre tapis pour les bancs, tout de Heurs, 6 —

14® Un lapis pour la crédence, i — 5/G.

15“ Un tapis où sont au milieu les armes de Henri de Lorraine, le reste de Heurs, pour mettre sur le pontifical (trône de l’évéque), 6 aunes 1/2.

(Extrait des pièces citées parM. L. Pahis, dans les Toiles peintes et Tapisseries de la ville de Reims. )

AMEUniÆMKNT. — TANSSEIUES.

» nommé Je son temps, mais assez pauvre sire ^ riui D travaillait vers 1G40. »

D’après M. Géruzez ( Description de la ville de HeiniSy l. II), David Pepersack était [)rotestant, et l’on attribue à ses opinions religieuses le peu de soin donné partout aux tètes de la Vierge.

De toutes les tapisseries données par Henri de Lorraine, il n’en reste plus (|ue onze grandes et six petites.

Voici la nomenclature des grandes tapisseries :

1“ L'Annonciation. — Marie est en prière^ agenouillée sur un prie-Dieu recouvert d’un tapis; l’archange Gabriel descend du ciel et se prosterne devant elle.

‘2° La Visitation. — La Trés-Sainle Vierge arrive chez sa cousine bdisabeth . Celle-ci se jette à genoux : Marie la relève en lui présentant la main. Zacharie, pendant ce temps , accourt et descend les marches de sa demeure. Plusieurs personnages le suivent. Dans le lointain, on aperçoit saint Joseph cheminant avec la mère du Sauveur.

30 La Nativité. — L’Enfant-Jésus est couché sur la paille, ilans une crèche; Marie, plusieurs femmes et des bergers sont à genoux dans l’étable. Un ange apparaît audessus dans des nuages.

4" L'Adoration des Maijes. La Très-Sainte Vierge soulève de son berceau l’Enfant-Jésus et le présente aux Mages, prosternés devant lui. Ils sont revêtus de longs manteaux à queue avec des pèlerines d’hermine. Leurs suivants, tout armés, se tiennent debout à l’entrée de l’étable.

5° La Présentation au temple. — Une grande table, couverte d’un riche tapis, est placée au milieu du temple. Le grand-prêtre est assis; Marie présente son divin Fils sur un voile. En face, l’on aperçoit un personnage qui lit dans un livre en s’aidant d’un lorgnon.

6® La Faite en Egypte. — Saint Joseph, chargé d’un paquet qu’il tient au bout d’un bâton, conduit Tâne sur

43Ü DESCRiniON DE LA CATHÉDRALE DE llEniS.

lc{|iiel Marie est assise, serrant son enfant dans ses bras. Une idole, placée sur une colonne, tombe à la renverse.

7« Jéaus, parmi les docteurSy est assis sur un siège élevé, cl abrité sous un portique cintré. Les docteurs, en grand nombre, se tiennent dans des positions différentes : les uns écoutent attentivement, les autres discutent entre eux.

8o Nolre-Scigneur assiste aux noces de Cana. La Très- Sainte Vierge est à ses côtés, en face des époux. Sur le parquet, sont de grandes cruches.

0^^ Jésus expire sur la croix. Marie-Magdeleine est à genoux au pied de celle croix et la serre entre ses i>ras. Les saintes femmes, debout, assistent, auprès de la Très-Sainte Vierge, à la mort du Sauveur ; les gardes, ô cheval, occu[)enl la partie gauche du tableau.

10“ Noire-Seigneur s élève dans les deux, devant sa sainte mère, ses apôtres et un grand nombre de disciples.

ilo Les apôtres, réunis dans le cénacle, autour de Marie, reçoivent le Saint-Esprit, qui descend sur eux en forme de langues de feu.

Les petites tapisseries sont au nombre de six :

lo La Très-Sainte Vierge travaille dans sa demeure, auprès de saint Joseph, qui lui-meme prépare une pièce de l)ois.

Les llois-Mages, endormis, reçoivent l’ordre de retourner dans leur pays par un autre chemin.

30 Les Ilo^s-^fages reviennent dans leur pays.

40 Marie est assise devant la maison où son divin Fils insiruit le peuple. Les disciples en préviennent le Sauveur.

5“ Tapis de fleurs, avec un médaillon de la Très-Sainle Vierge au milieu. Les quatre évangélistes sont aux quatre angles.

Le Trépas de la Très-Sainle Vierge.

Les grandes tapisseries de Pepersack furent exécutées d’après des cartons ou toiles peintes conservés à l’IIôtelüieu de Reims, avec d’autres tapisseries. M. Louis Paris,

AMEUBLEMENT

TAPISSERIES

malgré de nombreuses recherches, n'a jamais rien Irouvé qui put établir à quelle époque cet hospice s’est trouvé en possession de ces monuments. Il est plus que probable qu’ils ont été, sinon légués, au moins déposés en celte maison par le Chapitre de Notre-Dame (1).

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