lleliqiiaire de saint Sixte et saint Sinice
Ce reliquaire est une boîte en forme de rose , plate par-dessous et légèrement bombée par-dessus ; ses bords simulent des feuilles arrondies. Les côtés sont argentés ; le dessus est émaillé de bleu et d’or. La partie qui sert de couvercle a la forme d’un hexagone , et est ornée de dessins d’or et d’argent.
Au centre, sous une lame de verre, est une figure de la MagdeleinCy qui paraît faite en pâle modelée. Autour de cette figure sont trois belles émeraudes et trois améthystes .
Sur la partie postérieure de la boîte est gravée en creux la figure de Notre- Seigneur Jésus-Christ. Cette figure est percée au milieu de la poitrine par le pied qui
supporte le reliquaire ; ce pied est doré et repose sur des lions couchés.
Dans la boîte qui est ménagée dans la rose^ se trouve une étoffe de soie violette contenant des ossements qu’une inscription dit être de saint Sixte et de saint Sinice.
Les ornements qui ornent ce précieux joyau rappellent la fin du style roman.
Haut., 34 c. — Diamètre de la rose, 17 c.
fi. Croix byzantine.
Celte croix est enrichie de bandes de cuivre , couvertes de filigranes d’or, d’un travail très-remarquable. Elle repose sur un pied carré , orné de quatre grosses pierres blanches, sur un fond de velours cramoisi.
Dans le milieu de la croix, sur un cercle de cuivre orné de pierres bleues, on lit ces mots : Hic venerentur crux, lancea, prœsepe Domini.
Ce reliquaire renfermait donc autrefois du bois de la vraie croix, du fer de la lance qui a percé le côté de Notre- Seigneur Jésus-Clirist, et de la poussière de la crèche. Ces reliques ont disparu.
Cette croix appartenait anciennement à l’abbaye de Saint- Jean-des-Vignes, de Boissons ; elle fut achetée, le 18 Juillet 1840, à M. Paris, ancien bibliothécaire de Reims.
Haut., 39 c.