Bulletin Monumental de l’Anjou, 1854, p
ç Cette même scène est représentée sur une très belle tapisserie de la vie de saint Martin, en quinze tableaux, donnée, en 1519, à l’église de Montpezat (Tarn-et-Garonne), par Jean Desprez,^ évêque de Montauban. Voici la legende placée au bas de ce tableau, et qu’il est intéressant de pouvoir comparer à la notre .
Mescreantz à un pin lièrent Martin, puis le pin abatirent.
En ce point tuer le cuydèrent,
Mais eulx mêmes la mort sentirent.
{Annales archéologiqiies de Didron, t. III, p. 102.)
TAPISSERIES D’ANGEKS.
CatbéDrale D’anpcs.
« Dans un certain endroit, Martin avait détruit un temple très ancien, et il voulait faire arracher un pin consacré au diable ; les paysans et les gentils s’y opposant, l’un d’eux vint a dire : Si tu as confiance en ton Dieu, mets-toi sous cet arbre pendant que nous le couperons, et si ton Dieu est puissant, il te protégera. Martin se mit contre l’arbre, et au moment où le pin se penchait et allait l’écraser, le saint fit le signe de la croix, et l’arbre se redressant, tomba du côté opposé sur les gentils qui se croyaient en parfaite sûreté. Et ayant vu ce miracle, ils se convertirent à la foi. » (Jacques de Voragine, Légende dorée.)
COMMENT AULCUNS PAYENS AUOIENT DEDIE AU DIABLE UNO ARBRE DE PIN POUR QUOY SAINCT MARTIN SE SUBMIST DE LE RECEPUOIR TOUT COPE LUY ESTANT LIE MAIS EN FAISANT LE SEIGNE DE LA CROIX LEDIT ARBRE REIOURNA SUR YCEULX PAYENS ET LES OPPRESSA GRIEFVEMENT.
Deux anges ensevelissent les corps des martyrs, cousent leurs linceuls et. placent une croix sur leur poitrine. — Des tombes, recouvertes de draperies rouges, armoriées aux armes des soldats martyrs, de gueules au rais d’ escarboucle pommelé et fleurdelisé d'or (') attestent le lieu de leur sépulture. - Saint Martin perce la terre avec un couteau et en fait jaillir le sang dont il emplit plusieurs fioles
« Saint Martin fit une nouvelle dédicace de la basilique de Saint-Lidoire (à Tours). Apres l’avoir accrue, il la consacra à Dieu sous l’invocation de saint Maurice et de ses compagnons, dont il y mit des reliques... Le saint, dit-on, passant à son retour d’Italie par le monastère d’Agaune, où il ne voulait pas être connu, demanda aux religieux qui y étaient déjà établis, des reliques de ces saints martyrs. Le refus qu’ils lui en firent l’obligea de se transporter dans le champ où cette glorieuse légion des Thébains avait mieux aimé souffrir e martyre, sous Maximien, que de se souiller par les sacrifices impies que le reste de armœ offrait aux faux dieux. Y ayant passé la nuit en prière, pour demandera Dieu qu’il lui plut de lu. reveler l’endroit où il y avait de leurs reliques, il vit le matin ce chamn couvert d une rosée de sang, qu’il recueillit dans trois fioles avec beaucoup de respect Ils (les historiens) ajoutent... qu’il consacra, avec une de ces fioles, l’église de Tours avec la seconde, celle d’Angers (3), et qu’il laissa en mourant, à l’église de Candes. la troisième ff)
Longueur totale : 4T40 ; hauteur : 2”'‘,37.
1. Ces armes sont devenues celles du Chapitre de la cathédrale nar snPe a» ^ i ^ -
cipal patron, concurremment avec la sainte Vierge. ’ ption de saint Maurice comme prin-
2. M Guiffrey a reproduit en chromolithographie ce tableau à la page de son .v / v ■
3- « Ce fait passe pour constant dans les églises de Tours et ri’Anaert s -■ i Marne 1886.
lettre du doyen de l’église de Saint-Martin de Tours qui en fait menrion Trtradhfoïï'" T’ ^ saint Martin vint à Angers apporter lui-même cette fiole, qu’il en consacra solennellement I Angers est que
seconde dédicacé de l’église d’Angers par saint Martin n’est nas certain M ■ ® J . Le temps de cette
modernes d’Anjou estiment qu’il la fit en 397, en revenant du Mans, où ïl' avah^assTsté quelques historiens
(Grandet, Noire- Dame-A?îgevine^ pag. 35.) ^ assisté à la mort de saint Victor.... »
4. Sous l’épiscopat de Mgr Morlot, cette troisième fiole fut découverte dans l’église de Candes.
ïLe0 tapi00Erie0.
Toutes les tapisseries qui suivent, ont été acquises par M. le chanoine Joubert, par la fabrique ou données :j’en indiquerai autant que possible la provenance.
Ce sont pour la plupart des épaves du naufrage de 1793, recueillies de tout côté.