TAPISSERIE DE SAINT JEAN-BAPTISTE
(Fin du XV* siècle.)
Elle provient de l’ancienne église collégiale de Saint-Julien, primitivement sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste ; elle y était tendue aux principales fêtes (').’
Il n’en reste que deux tableaux, d’une finesse et d’une exécution remarquables.
ler TABLEAU.
Zacharie, prêtre, encense le tabernacle dans le temple du Seigneur. Un ange lui apparaît et le rassure par ces mots :
NE TIMEAS ZACHARIA QÏI (“) EXAUDITA EST DEPRECATIO TUA. LUCE. 1°
Zacharie lui demande comment il se pourra faire qu’un enfant naisse de son mariage avec Elisabeth, puisque tous les deux sont avancés en âge :
VNDE HOC SCIAM. EGO ENI SUM SENEX ET VXOR MEA PROCESSIT IN DIBZ (^) SUIS. LUCE PRIMO (■*).
L’ange déclare qu’il est saint Gabriel, envoyé par Dieu pour annoncer à Zacharie qu’il sera père de saint Jean-Baptiste :
EGO su GABRIEL QUI ASTO ANTE DEUM. ET MISSUS SUM LOQUI AD TE : ET HOC TIBI EUANGELIZARE : ET ECCE ERIS TACENS ET NO POTERIS LOQUI USQZ î Dli QUO HEC FIENT LUCE
2® TABLEAU. — Visitation.
La sainte Vierge rencontre sainte Élisabeth :
EXURGENS MARIA ABIIT î MOTANA CÜ FESTINACIOE. ET ITRAÜIT I DOMU ZACHARIE ET SALUTAUIT ELIZABET. ET RPLETASPU SCTO ELIZABET. ETEXCLAMVIT VOCE MAGNA ET DIXIT BENEDICTA TU INTER OMNES MULIERES ET BNDICT. FRUCT. VENTRIS TUI. ET UNDE. 5“= MICHI (=) UT VENIAT MATER DNI
[mEI AD. LUCE 1°
Longueur totale : 4™ ; hatdeur : 1^,70.
1. Histoire de la ville d’Angers, par Péan de la Tuillerie, réimpression, p. 155.