TAPISSERIE DE SAINT SATURNIN
Elle appartenait, avant la Révolution, à la collégiale de Saint-Maimbœuf, dont on y voit les armes: à! azur à trois crosses d' or posées en pal et tournées à senestre (Jean Balain, Annales et antiquités d' Anjou, 1716, manuscrit de la Bibliothèque de la ville). Les deux autres écussons sont probablement ceux des donateurs. Ils se blasonnent, l’un: de sable, au lion montant d'or, accompagné en chef d'tme étoile de même; l’autre : de sable à la fasce d'argent, denchée par le haut, et accompagné de trois roses d'or, deux et une.
Le style de cette tapisserie est médiocre, le dessin assez pauvre, et les nuances fades (').
Nous lisons dans les délibérations capitulaires de Saint-Mainbeuf ("):
« Le 25 maz 1649 a été mis en chappitre la copie d’un marché fait avec Rene jouaneau, « marchand tapissier, demeurant en la paroisse de Saint-Pierre de cette ville et François
1. Meilleures, j’imagine, devaient être les peintures de la vie de saint Saturnin, exécutées dans l’église de Saint-Mainbœuf, d’après le marché suivant. (Archives Départementales, G. 703, p. 62.)
18 juin 1566. — Die presenti conventus cum... pictore in hac urbe commorante ad suminam viginti aureorum solatorum pro facienda et débité depingenda historia sancti Saturni in hac ecclesia sancti Magnobodi Andegavensi et quia ipse pictor Turonum pro videnda pictura dictæ historiæ fuit, quo faciendo securius illam depingat, domini prefati adhuc unum aureum ultra summam sexaginta solidorum, ordinaverunt.
2, Archives Départementales, G. 706, p. 118.
ïLe0 tapisseries.
« Pelerier, demeurant en la ville Nasson, pays de la haute Marche (Creuse) pour faire faire « dix-sept aulnes de tapisserie d’Estain à fil double, rehaussé de soyepour le tour du chœur « de ceste église, suivant l’échantillon qui leur en a été baillé le 22 may dernier. »
16 may 1649 :
«. A esté aussy mis en chappitre le marché de la tapisserie du chœur au pied duquel est « l’acquit du parfait payement de la dite somme de 950 1. (^). »