‹ Histoire et description des tapisseries de la Cathédrale d'AngersChapitre 77 sur 86 · ANGERS · texte numérisé non relu

ANGERS

Apres avoir passé en revue toutes les tapisseries de la cathédrale, je vais consigner ici quelques renseignements et des textes, épars dans quantité de volumes et de manuscrits. Notre belle province d’Anjou a toujours eu le culte de l’Art dans toutes ses manifestations ; on verra par ce qui suit qu’elle n’avait rien à envier sous le rapport du luxe des tentures au Maine, à la Touraine ou au Poiton.

CHATEAU d’Angers.

A tout seigneur, tout honneur. Si je commence par le château, c’est qu’il fut le premier édifice d’Anjou qui reçut des tapisseries historiées, décoration encore inconnue dans notre province vers la fin du XIV' siècle.

1° Louis I commanda, en 1377, à Nicolas Bataille de Paris, X Apocalypse, destinée à l’ornement des grandes salles de son château et donnée, en 1480, par René d’Anjou à la cathédrale : on en a lu précédemment l’histoire détaillée.

2“ Louis II fit marché à Paris en 1416 pour «T tappiz de layne, chascun de XXI aulnes en carré, qui devaient accompagner une chambre de broderie, pour IIII"' livres tournois. En 1458, les tapis n’avaient pas encore été fournis (').

3° René d’Anjou fit tisser à Paris, en 1442, pour la salle du conseil de la Chambre des Comptes quatre grans pièces de tappicerie,huit banchiers et deux carreaux, le tout atix armes d'Anjou. Dès 1462, Jehan Delacroix, tappicier,xb^2x-â. cetlç.tç.ntaxe rompue et endo79imagée en divers lieux, la quelle le dict seigneur (René) avait fait mener hors de ceste dite chambre pour mectre sur ses bateaux à aller à Saunmr et ailleurs... L’année suivante, les gens des comptes envoient à René, dans le duché de Bar ces quatre gratis pièces de tappicerie atix armes d' Anjou (').

En 1466, les quatre pièces de tapisserie à fleur de liz de la chambre du conseil sont emportées i. pour couvrir les bateaux démons de Calabre (fils du roi René) d aller en Bretaigne ij) ».

Le roi René fait voyager continuellement ses tapisseries en 1473 et 1474 d’Anjou en Provence, puis revenir à Baugé en 1476 (■*) : il ne les ménageait assurément pas.

Abbaye de Saint- Serge.

Thomas Berte, d’Angers, fournit en 1467 pour l’église de Saint-Serge /« tapisseriede Saint-Serge et de Saint-Bach if).

Couvent des Jacobins.

Jean de Beauveau, mort en 1478, avait donné aux Jacobins une tenture, suspendue dans le chœur jusqu’à la Révolution. Sur un fond vert sombre, se détachaient des vignes

I. Extraits des comptes du Roi René^ par Lecoy de la Marche, n° 518.

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