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82 CHAPITRE PBEMtEït.
taîent tous ks pcchés sur une même ligne ; dans la pratique ils considéraient aussi rinteuliou comme moins coupable que Tacte. Ce même caractère extérieur est empreint aux préceptes moraux de toute la secte; ces préceptes sontessen^ ticllement négatifs, ils ne consistent qu'en défenses, et portent pour la plupart le cacheï d'un rigorisme excessif; Tensemble eu constitue un ascétisme plus sévère encore que celui dont l'Église elle-même faisait une loi aux personnes qui voulaient arriver à une plus liaute perfection religieuse. Voici ce qu'outre Thomicide, etc., les Cathares coûsidéraient | comme péché mortel , et ce qui , par conséquent , était rigoureusement interdit à tons ceux qui aspiraient a la pureté parfaite d'une vie spirituelle :
1. L'amour, pu plutôt la possession quelconque de bien&'l terrestres^ ces biens, disaient -ils, sont aune rouille de Tàmc^^ii et détournent ses regards de sa destination supérieure; de Ik suivait naturellement la loi d*une pauvreté absolue, imposée aux membres parlaits de la secte; ils la justiûaieut par l'exemple du Fils de Dieu et de ses apôtres, et aimaient à se nommer les pauvres de Christ^.
2. La communication avec les hommes attachés au monde, dans toute autre intention que de les convertir à la secte^j de la le précepte de rompre toutes les liaisons , de renoncer b ses amis et à sa famille, de quitter son père et sa mère, ponr ne plus vivre qu'a Jésus-Christ, qui a lui-même donné cetteloi(S.Matth.Xj37)^