‹ Histoire et doctrine de la secte des Cathares ou AlbigeoisChapitre 17 sur 113 · Nationis et linguœ teutonicæ. Guil. Neubrig · texte numérisé non relu

Nationis et linguœ teutonicæ. Guil. Neubrig

- »,.Vnam tantum mulierculam. Ib., 157.

croyait avoir des raisous pour redouter leur influence. Quand on les eut découverts , le roi Henri II convoqua à Oxford une assemblée d’évêques pour les examiner. Ils ne cachèrent point leurs doctrines; Gérard, qui était un homme lettré, prit la défense de leur foi ; il combattit les arguments des évêques, et a leurs menaces il opposa la parole de Jésus- Christ : «Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, carie royaume des cieux estàeux»(Matth. V, 10). Il fut condamné ainsi que ses disciples ; le roi ordonna de les flétrir «de la marque de l'infamie hérétique, » en leur faisant imprimer au front une clef rougie au feu ; après cela ils furent chassés de la ville a coups de verges; ils traversèrent les rues, leur maître à la tête, en chantant h haute voix ces paroles du Seigneur : « Vous serez heureux lorsqu’à cause de moi on vous dira des injures, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement contre vous toute sorte de mal ; réjouissez-vous alors et tressaillez de joie , parce que votre récompense sera grande dans les cieux » (Matth. V, H , 12). Le roi publia la défense sévère de ne les recevoir nulle part; repoussés de toutes les portes , errant au milieu de l’hiver dans un pays étranger, ces malheureux périrent misérablement1. L’historien ajoute que la femme qu’ils avaient convertie revint à l’Église. Cependant des germes de leur hérésie restèrent dans le pays ; après la mort de Henri II on rencontra dans l’archevêché d’York des hommes enseignant des doctrines erronées, et gagnant le peuple par la simplicité et la douceur de leurs mœurs ; l’archidiacre de Bath, Pierre de Blois, en informa l’archevêque d’York, et l’engagea à déployer tout son zèle contre ces dangereux hérétiques : «Réunissez le

1 Gnil. Neubrig., 157 et soir. ; Rad. Coggeshale , 93 ; Rad. de Diceto, Imagines historiarum, chez Rouquet, XIII, 187 ; ce dernier chroniqueur place le fait en 1166. Le passage de Guil. Neubrig. est reproduit dans la chronique de son contemporain Jean Bromtom , chez Twysden , Historiée angl. Seriptores derem , Lond. , 1652, in-fol., t. 1 , 1150.

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clergé et le peuple , lui dit-il , et faites prendre un arrêt terrible pour punir ceux qui sont atteints de celte peste , et pour effrayer ceux qui seraient tentés de leur adhérer1. » Encore en 1210 il y eut des Cathares en Angleterre ; un d’entre eux fut brûlé h Londres ; on dit qu’on prêcha la croix contre la secte2 ; cela prouverait que par leur nombre ils paraissaient menaçants h l’Église ; si le fait est vrai , il faut aussi admettre qu’ils ont été extirpés ; car depuis lors l’histoire d’Angleterre se tait sur leur dbmpte*.

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