De S. M. LA Reinb Horthnse
Axencnberg, 23 janvier t&25w
Monsieur le comte, je viens de lire votre ouvrage, et j'ai besoin de vous exprimer combien je l'ai admiré , et à quel point il m'a émue. C'est avec son âme qu^on écrit ainsi : une femme ne peut juger que par ses impressions. Si j'étais homme, j'oserais affirmer qu'il y a quelque chose d'antique dans ce livre et qu'il sera classique dans notre langue. Les événements, les hommes, les malheurs, les fautes même y ont de la grandeur. Tout y est nature, et en voyant retracer d'une manière si remarquable la plus illustre
et la plus malheureuse de nos catastrophes j on se console des écrits de ces pygmées qui jusqu'alors avaient peint des héros à leur hauteur, etc., etc.
Signé, HoRTENSE.