‹ Histoire et mémoires (volume 4)Chapitre 247 sur 257 · CHAPITRE VI. 5U · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. 5U

Néanmoins, bien secondé et guidé par Texeuiple de son frère , on reconnut, à l'œuvre, que son gouvernement libéral, judicieux et régénérateur, tendait à transformer rapidement, sousles rapports financiers, judiciaires, civils et militaires même, cet État jusqueik si absurdement constitué et gouverné. Son administration fut, sans comparaison, l'une des plus actives et des plus bienfaisantes de toutes celles qui s'étaient succédé dans ce Royaume.

J'entends reprocher aujourd'hui à ce Prince, retombé dans la vie privée, les souvenirs de Royauté qu'il conserve et qu'il impose. Mais n'y a-t-il pas une bien plus reprochable légèreté à ne pas comprendre, qu'une position aussi élevée frappe d'une empreinte indélébile celui qui, de quelque façon que ce puisse être, l'a acceptée ; que la condition et la conséquence expresse et irrévocable en sont, d'être à jamais placé, si ce n'est au-dessus de tous les autres rangs sociaux, du moins en dehors ; d'où il résulte que tout retour complet dans ces autres rangs y est interdit; et qu'ienfin, déchu du trône, quelque simple et modeste qu'on -soit , quelque philosophe qu'on puisse être resté, on demeiu^e nécessairement, dans sa propre conscience comme dans celle des autres , classé à part, sous peine de tomber plus bas , et de paraître accepter l'espèce de dégradation attachée à la faiblesse oublieuse de sa dignité , et qui y renonce !

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