LIVRE VIT. — CHAPITRE XL
est clans la liauteur de l’œil. Mais, bien c|uc celni de la première soit pins bas C{ue l’autre d’un cjuart de partie, l’opération faite dans la moitié supérieure de l’œil de celle-ci ne se trouve pas moins au droit de celle de Goldmanni, parce cju’elle occupe le milieu de l’œil et non sa partie supérieure. II en résulte cjue les points A, B, C, D, E, sont identic|uement placés dans les deux volutes.
N“ 1. Volute tlu chapiteau du portique tétrastyle de l’Erechthéioii.
N» 2. La même, tracée selon la méthode de , Goldmamii.
N“ 3. Centre des quatre quartiers dans l’ceil de la volute. Fig. 96.
Quant à l’irrég’ularité de l’opération dans la volute anticpie, elle est produite par l’abaissement du cjuatrième centre, afin d’abaisser le point F pour donner plus d’espace aux nombreuses moulures c[ui complicjuent cette volute exceptionnelle.
Sans rien chang’er aux proportions d’ensemble, on peut, ainsi cjue nous l’indicjuons dans notre fig’ure n” 2, supprimer le tore orné d’entrelacs, afin de donner à l’ove et au collier do perles l’ampleur cpi’ils ont dans les autres chapiteaux de la meme école. Mais, en simplifiant
le chapiteau du temple de Pandrose, dont les proportions d’ensemble sont excellentes , il faut avoir g’rand soin de conserver le listel flexible qui relie si g'racieusement les deux volutes. Sa suppression, dans plu-
l'\^. 97. — Volute du chapiteau du Mausolée.
sieurs productions de l’école ionienne , est un sigme certain de décadence.
La volute du chapiteau du Mausolée, qui se divise en huit parties, se trace par une méthode fort semblable à celle de Palladio, mais plus parfaite en ce qu’elle permet d’éviter les angdes curviligmes que produit la méthode du collaborateur de Daniel Bai’baro.
Cette méthode a pour résultat de rapprocher les volutes l’une de l’autre plus que ne le fait la méthode athénienne. C’est un inconvénient lorsque les volutes sont g’randes.
LIVUE Vil. — CIIAPITHE XI.
En résumé,
SELON l’ecole attique :
La liaLiteur moyenne du chapiteau e.st de 8 parties y, celle de la volute de 10 parties -
SELON l’École ionienne :
La hauteur moyenne du chapiteau est de G parties celle de la volute de 8 parties ^
selon vitruve :
La hauteur moyenne du chapiteau est de G parties O, celle de la volute de 8 parties 0
La supériorité des chapiteaux athéniens, leur fier et noble caractère consistent non-seulement clans la grandeur relative des volutes, mais, encore dans le système de division adopté par l’école atticjue , système c[ui permet de donner à la partie carrée du chapiteau, celle c{Lii porte directement tout le poids de l’édifice, une proportion puissante c[ui impose.
De même cpie, plus tard, on applicpiera l’entablement ionic|ue à l’ordre corinthien, on a d’abord applicpié à l’ordre ionicjue les robustes proportions de l’entablement doricpie. (Voyez plus haut, chaj). ii, notre tableau synoptique n“ 1.)
Lorsque les Grecs ont complété la corniche ionique par l’adjonction de deux membres nouveaux : le dentelé et la g’rande cymaise , la hauteur de l’architrave et de la frise a dû être nécessairement diminuée. Un parallèle fera mieux sentir comment cette modification s’est opérée. Nous prenons la moyenne des proportions dans l’une et l’autre école, en nous servant uni(|uenient du module de Vitruve.
Hauteurs moyennes :
Selon l’École attique : Selon l’École ionienne :
Architrave 0 mod. 16 parties »
Frise 0 — la — GO
Corniche 0 -- 6 — 74
2 parties 3i-
2 — Si-
Hauteur de 1 eiitald. sous les frontons. 2 inod
Hauteur de la grande cymaise » —
Hauteur totale sur les faces latérales. 2 —
0 mod. 14 jiarties 82 (t — Il — Ci 0 — I I — 40
2 mod. I parties .37 0 — 5 — 02
PROPORTION DES ENTABLEMENTS SELON L’ÉCOLE IONIENNE, (Toujours suivant le module deVitruve.)
NOMENCLATURE
Selon