CHAPITRE IL
lies, dont une donnée au tailloir (1) », tandis que chez les Grecs il est toujours divisé en six parties. Or, le système de Vitruve, dont on ne connaît aucune application dans l’antiquité g’recque, étrusque ou romaine, a été suivi et pris à la lettre par les architectes qui, à l’époque de la Renaissance, ont écrit sur leur art. Cette fausse doctrine s’étant rapidement répandue partout, il en est résulté que les édifices modernes, d’ordre corinthien , ont presque tous des chapiteaux défectueux. On conçoit, d’après ce fait déplorable , combien il importe d’insister sur ce sujet.
Nous ne connaissons malheureusement que deux chapiteaux corinthiens, complets, purement g'recs : celui du monument de Lysicrate, et un chapiteau trouvé dans le pronaos du temple d’Apollon à Milet. Mais le vrai principe s’est perpétué en Grèce , et on le retrouve, malg*ré quelques altérations plus ou moins accentuées, à toutes les époques de la domination romaine.
Le chapiteau trouvé à Milet est un peu moins ancien que le premier, et ils sont dissemblables sur plusieurs points. Cependant le principe de la division en six parties y est ég’alement observé, ainsi que le démontre le parallèle des deux fîg'ures précédentes.
(1) Livre IV, cliap. i.