Principes généraux
Le grand défaut des chapiteaux romains est d’avoir le second rang de feuilles trop haut et partant trop saillant. Cette saillie , égalant presque celle des volutes d’angle et la dépassant quelquefois, rend le chapiteau lourd et le prive de sa grâce naturelle qui veut une forme progressivement évasée en s’élevant. Le tableau comparatif suivant, dans lequel nous admettons des monuments de toutes les écoles , mettra ceci en évidence.
Au portique du Panthéon, c’est tout le contraire : le second rang de feuilles dépasse la saillie de volutes , ce qui produit un très-mauvais effet.
D’après le classement de ce tableau , c’est-à-dire en plaçant en tête les chapiteaux dont les volutes sont le plus en saillie sur les feuilles, l’école gTCcque, de toute nuance, occupe les sept premières lignes; le chapiteau athénien, placé le quatrième, se trouve au milieu, et son chiffre (0,08) est la cote moyenne de la saillie des volutes sur le second rang* de feuilles. L’école romaine occupe les cinq dernières lignes et n’a qu’une moyenne de 0,03 centièmes de module.
L’ordre corinthien , ainsi (|ue les autres ordres, est très-variable de caractère et de proportion. La hauteur des colonnes varie de 9 dia-