BASILIQUE
OLPIENNE.
COTES
MOYENNES
Tore supérieur
2 part- 54
2 part- 87
2 part. 94
2 part. 87
2 part. 80
Les deux scotjes
CO
Tore inférieur
Plinthe
Hauteur totale
La cote des scoties
comprend les listels et les
astrag-ales. Elles se
subdiviseront ainsi, en moyenne : scotie supérieure 3 parties 23, scolie inférieure 3 parties 95, total : 7 parties 18.
La hauteur proportionnelle de ces bases varie de à 0'’‘'‘“,53;
elle est, en moyenne, juste d’un demi-diamètre.
Nous avons omis à dessein, dans ce tableau, le temple de .lupiter Stator, parce que les bases de ses colonnes, s’écartant beaucoup de la proportion ordinaire, auraient faussé les cotes moyennes. Mais nous allons le comparer aux deux auteurs modernes qui semblent l’avoir pris pour modèle.
SELON l’architecte DU TEMPLE DE JUPITER STATOR. SELON PALLADIO. .SELON VIGNOLE,
Tore supérieur 2 p“‘- 72 2 70 3 p’*''*- 00
Les deux scoties o » 60 5 » 30 6 » 00
Tore inférieur 3 » 68 4 » 20 4 » 00
Plinthe 6 » 00 S » 80 6 » 00
Hauteur totale 18 » 00 18 » 00 18 >i 00
Les bases, suivant les Grecs, pouvant se passer de plinthe, il faut bien se g*arder d’exag’érer la hauteur de ces plinthes. Le tiers de la hauteur totale est peut-être admissible pour la base attique ; c’est certainement beaucoup trop pour la base corinthienne.
GirAPTTRE XII.
PROPORTION DES FAÇADES d’oRDRE CORINTHIEN.
Pour les Grecs, le corinthien n’était qu’un petit ordre de fantaisie : aucun édifice relig'ieux de cet ordre n’a été érig’é par eux, et ils n’ont employé qu’accideutellement les colonnes corinthiennes dans l’intérieur des temples.
Ce sont les Romains, puissamment aidés, à la vérité, par des architectes g’recs, qui ont donné à l’ordre corinthien tous les développements qu’il comportait. Ce sont eux qui, élevant les colonnes corinthiennes sur de hauts stylohates, leur ont fait supporter des plafonds du style g*randiose qui convient à des monuments construits en marbre, et bien supérieurs aux anciens plafonds g’recs imitant la menuiserie.
Nous avons déjà fait remarquer (livre VII, chap. ix) un principe se formulant ainsi :
« Plus les colonnes sont nombreuses sur la façade d’un temple , plus elles
doivent être serrées. »
Ce principe se perpétua dans les monuments d’ordre corinthien, qui en offrent de nombreux exemples. De plus, dans ces mêmes monuments, d’autres règles non moins importantes se manifestent, et, bien qu’elles n’aient probablement jamais été écrites, ces règles sont en effet la conséquence naturelle du principe fondamental que nous venons de rappeler.
Dans les tableaux qui vont mettre ceci en évidence, nous avons dû récuser les édifices d’une époque de décadence, lesquels n’auraient
aucune autorité, et n’admettre que les monuments des beaux temps de l’art. Toutefois, parmi ces derniers, le portique du Panthéon d’Agrippa, étant dans des conditions exceptionnelles, nous a paru n^’être pas de nature à entrer dans ce parallèle; voici pourquoi : son plan a été conçu de manière à former trois nefs couvertes par des voûtes plein-cintre, ce qui a conduit à faire des entre-colonnements plus larg*es qu’il ne convient à un octostyle, et surtout à donner au fronton une hauteur démesurée. Peut-être aussi a-t-on voulu mettre ce portique en harmonie avec la larg-eur massive de la rotonde.
TARLEAU SYNOPTIQUE N° 10