‹ Histoire et travaux de la Délégation en Perse du Ministère de l'instructionChapitre 16 sur 27 · Constructions élamites, par J. de Morgan, pp · texte numérisé non relu

Constructions élamites, par J. de Morgan, pp

Tome II. Textes élamites-sèmitiques. — 1" série, par V. Scheil. In-4% 134 pp., 25 pi.

<( Ici commence rhistoire du paysd'Elam». C'est ainsi que débute TAvant-propos du 1" volume d'é-

pigraphie de la Délégation. Cette prédiction s'est confirmée, carà peine en sommes-nousaujourd*hui au VIII® volume des Mémoires que Thistoire de TElam est livrée au public, tout au moins dans ses grandes lignes.

L'Introduction (15 pp.) expose les principales données historiques fournies par les textes trouvés à Suse dans les trois premières campagnes de fouilles : données bien sommaires encore, mais qui font pressentir l'avenir des découvertes dans les ruines de la capitale élamite.

Obélisque de Manichtou-sou,roi de Kich. Document juridique de la plus haute importance se rapportant à la propriété de domaines dans les environs de la ville de Kich en Ghaldée p. 1, 10 pi.. — Syllabaire de Tobélisque, p. 40. Liste des noms propres contenus dans ce long texte, p. 41 et suiv., 2 col.

Stèle de Naram-sin, p. 53.

Brique de Naram-sin, p. 56.

Cône de fondation de Karibou-cha-chouchinak, patési de Suse, p. 59.

Statuette de Karibou-cha-chouchinak, p. 63.

Texte du lion, p. 66.

Deux Briques de Ardum-naram (ilu) chouchinak, p. 69.

Brique de Kouk-Kirpîach, p. 74.

Brique de Temti-Halki, p. 77.

Brique du roi Attapakchou, p. 79.

Brique du roi Me-kou-bi, p. 80.

Fragment du roi .., sin, p. 82.

Inscription de Hammourabi, p. 83.

Koudourrou de Nazimarouttach, p. 86.

Koudourrou de Bitilyach, p. 93.

Table d'Agabtaha, p. 95. 1 pi,

Koudourrou de Adad-choum-oussour p. 97.

Koudourrou de Melichikhou,. p. 98, 4 pi.

Koudourrou de Melichikhou, p. 112.

Trois Koudourrous sans titulaire, p. 113.

Inscription de Koutir-Nakhkhounte, p. 117.

Texte mentionnant Ghoutrouk Nakhkhounte, p. 118, 1 pi.

Brique de Ghouchinak char Khâni, p. 120.

Barillet de Nabouchodonosor, p. 123.

Textes des rois Achéménides, p. 126.

Petits textes dont Tînscription hiéroglyphique d'un cylindre et une tablette très archaïque, p. 129.

Tome m. Textes élamites-anzanites. — ±^ gôrie, par V. Scheil, 146 pp., 33 pi., 1901.

Ce volume est le premier qui ait été publié sur des documents anzanites. L'auteur y réunit tous les textes en cette langue découverts de 1897 à 1901. Quatre années lui ont été nécessaires pour arriver sans bilingue à la traduction de Tanzanite qui jusque-là avait résisté à tous les efforts des assyriologues.

L'auteur ne disposait pas de textes bilingues, mais il possédait une nombreuse série d'inscriptions présentant toutes un sens général analogue. Par la position des noms propres et des tâtonnements successifs il est parvenu à la compréhension parfaite de ces documents.

Les inscriptions publiées dans le tome III sont :

Texte de Khoumbanoummenna, p. 1, 1 pi.

Vingt et un textes d'Ountach-Gal relatifs à ses fondations et à ses restaurations pieuses (temples de Aipa-Sounkik, Pinigir, Adad et Chala, Adad,

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Nabou Ghîmut et Nin Ali, Napratip, Khichmidik et Roukhôuratir, Nazit, Nin Soiinkik, Sin, Nakhkhounte, Bilala, Gai, Gai et in-Chouchinak, Oubourkoubak), p. 3 et suiv., 5 pi.

Quatre textes de Choutrouk Nakhkhounte parmi lesquels se trouve Tinscription que ce roi ajouta sur la stèle de Naram-sin, 2 pi., p. 40.

Deux textes de Koutir Nakhkhounte, p. 47.

Vingt-six textes de Ghilhak in Chouchinak relatent les noms des anciens rois, Chilkhakha, Khoutran-Tepti, Attapakchou, Kal Roukhouratir, Kindaddou, Tepti Khalki, Kouk Kirpîach, Simmébalar, Ghisoukdou, Khoumbanoummenna, Zabarti, Kouk-Nachoutach, etc..,, p. 50.

Sept textes de Intioummenna in Chouchinak (p. 88),de.Ghoutour Nakhkhounte (p. 90), de Tepti Khoutran (p. 98), de Khalloutouch-Chouchinak (p. 100), etc.

Le volume se termine par les textes rupestres de Khanni à Mal-Emir (Koul-i-Fira'oun et Chikafteh Salman) (p. 102), et par une notice de G. Jéquier sur le site de Mâl-Emir, p. 133.

Un vocabulaire de 36 colonnes accompagne les traductions des textes, p. 115.

Tome lY. Textes élamites-gémitiques, par V, Scheil, 2° série, 200 pp., 20 pi. 1902.

Ce volume débute par une Inscription de Naramsin gravée sur un fragment d'albâtre (p. 1), puis vient un texte archaïque (p. 2) mutilé n'ayant pas conservé le nom du souverain qui Ta gravé. Une inscription de (Ilu) Mutabil. Ces trois textes sont figurés à la pi. 1. Une stèle sur pierre de Karibu Cha Chouchinak (pi. 11) et une série de briques

portant les noms de Dungi, Kal Roukhouratir (patesi de Suse), de ...radidimma et d'Addapakchou. Là s'arrêtent dans ce volume les monuments antérieurs au deuxième millénium avant notre ère.

C'est à la page 11 de Touvrage que vient se placer, dans l'ordre chronologique des documents, le fameux code des lois de Khammourabi dont la publication comprend 151 pages et douze planches (pi. 3-15).

Le bloc de diorite qui porte le code a été découvert en décembre 1901, à Suse, près des ruines du temple de Ghouchinakil mesure 2", 25 de hauteur et 1",90 de pourtour à la base.

Gravé par ordre de Khammourabi, roi de Babylone (vers 2000 av. J.-G.) pour le temple de Sippar en Ghaldée (actuellement Tell Abou Habbaprès de Bagdad), ce chef-d'œuvre de la pensée humaine fut enlevé comme trophée vers 1120 av. J. G. par le roi élamiteGhoutrouk-Nakhkhounte et transporté dans sa capitale.

Ge bloc de pierre est à coup sûr le document le plus précieux qui jamais ait été découvert en Orient et des siècles s'écouleront peut-être avant qu'on retrouve un monument dont l'importance lui soit comparable. Sa découverte* est non seulement une fortune inespérée pour la Délégation, elle est un honneur pour la France.

Plus ancien que la loi mosaïque, dont nous ne possédons d'ailleurs que des copies relativement modernes, dépassant en antiquité tous les recueils delois connus, le Godede Khammourabi, empereur de Ghaldée, est le premier monument de la législation du monde. Gertainement il ne fut pas conçu dans son entier par le souverain; le Justinien du

XL® siècle avant l'heure présente réunit les coutumiers en usage avant lui, mais il les codifia et fut peut-être le premier homme qui comprit l'ensemble d'une législation et rendit les lois civiles en les séparant des formules religieuses.

Un document de cette importance réclamait une publication rapide et complète. Dès son arrivée à Paris en avril 1902 il fut livré à l'assyriologue de la Délégation et le 15 septembre de la même année apparaissait Tœuvre magistrale de mon collaborateur, œuvre sans précédent par la rapidité et par Texcellence de son exécution, œuvre qui suffirait à elle seule pour rendre à jamais illustre le nom de l'interprète de Khammourabi vis-à-vis du monde moderne.

Pleine et entière justice est accordée au savant auquel nous devons ce grand service. En deux ans l'Angleterre, l'Amérique, l'Allemagne, l'Italie, l'Autriche, la Suisse* ont rendu hommage à la valeur de notre traducteur et si en France il s*est mêlé à Tadmiration quelques plaintes jalouses^ nous n'y devons répondre que par le dédain.

Sans la publication des lois, notre tome IV eût été cependant pleine d'intérêt par suite de l'importance des documents qu'il contient, mais le Code écrase ce qui Tentoure.

Je citerai cependant les chapitres par lesquels se termine ce livre.

Texte repère de Melichichou et de Ghoutrouk nakhkhounte (pp. 163-5. PI. XVI-XVII).

Inscription de Burra Ghouqamouna (époque cassite) (p. 166).

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