PETITS OBJETS
Manchon d'or provenant des fondations du temple d'In Chouchinak. Sa partie supérieure est ornée d'un rinceau finement ciselé et rehaussée d'incrustation malheureusement disparues.
Coupe de calcaire. — Par la facture^ le modelé, la finesse d'exécution du bas-relief qui la décore, cette coupe mérite d'être considérée comme un des plus beaux spécimens de Tart chaldéen, auquel nous n'hésiterons pas à la rattacher. Quant à la date à lui assigner, aucune analogie n'autorise une rigoureuse détermination, mais encore est-elle pour le moins antérieure à l'époque de Hammourabi. Un motif quatre fois répété sur la panse représente un animal mythique, Auroch sans doute, qui est accroupi au pied de l'arbre sacré. Ce dernier n'est autre, semble-t-il, que le cèdre, à en juger par les fruits symétriquement disposés sur les branches du conifère.
Plateau de bronze. — Ce monumant singulier parait unique en son genre^ du moins nous n'en connaissons pas d'analogue. Il porte une inscription très mutilée au nom de Chilkhak-in-Chouchinak (xi° siècle av. J.-G). La surface en est occupée par une série de représentations figurées en rondebosse et fixées à même le plateau : on y voit deux personnages, deux monuments, un grand vase, un
bosquet d'arbres, et près d'un cîppe, une sorte de banc rustique. Dans l'état d'oxydation du métal il est malaisé de déterminer l'exacte nature des représentations, aussi bien que l'idée qui y était attachée. Au centre deux personnages accroupis se faisant face se livrent à une pratique rituelle ou à une acte familier de la vie ordinaire : l'un d'eux s'apprête à recevoir un objet que l'autre tient dans ses mains et qu'il paraît manipuler.
Sis statuettes canéphores ea bronze da roi Doongi
(vers 2500 av. J.-G.) et tablettes de pierres au nom du même souverain. Elles doivent être jointes aux deux statuettes trouvées précédemment, ce qui porte à huit le nombre des dépôts de fondation de Doungi dans le temple d'In-Chouchinak.
Huit statuettes canéphores, en bronze, du roi Doungi provenant des fondations du temple dédié par ce roi à la déesse NIN-HAR-SAG de Suse : elles étaient chacune accompagnées d'une tablette de pierre où le texte gravé sur la statuette est intégralement répété.