LES TARDIEU DE SAINT-ÉTIENXE-LES-ORGUES
E tradition de famille dit que ces Tardieu venaient d'Albi et figurèrent, au commencement du xiii« siècle, dans la guerre des Albigeois où ils étaient du côté des hérétiques. Dans ce cas-là, les Tardieu, d'Albi, venus, évidemment, des Alpes et dont nous constaterons la présence dans le cheflieu du Tarn, aux xvi'-' et xvii'= siècles, parmi les familles les plus notables, auraient donné un rameau passé à Saint-Etienne-les-Orgues (Basses-Alpes), au xiii^ siècle. Remarquons qu'il y a apparence qu'il y avait des Tardieu à Saint-Etienne fort anciennement ; car nous trouvons un Tardieu (Tardiviis^ frère convers à l'abbaye voisine de Lure, en 1191 (v. page 5). Il se peut toutefois que ce religieux lut un cadet de ceux de Recours, dans les Alpes. D'autre part, les Tardieu, de Saint-Etienne-les-Orgues, portent les mêmes armoiries que les Tardivi (qui n'ont pas quitté les Alpes), ce que conslâleV Armoriai général de France (Provence), en 1700, et ce qui semblerait indiquer qu'ils étaient une branche des plus notables de l'arbre. Les registres de l'état civil de Saint-Etienne, qui remontent à 1614, et les anciennes minutes des notaires de ce lieu (qui sont au milieu du xvi= siècle) n'ont pas permis de remonter la filiation au delà de 136e.
Armoiries : Coupé au i, d'or, à la fascc de sable ; au 2, de sinople, à l'écureuil d'argent. L'écu est surmonté d'un casque accompagné de ses lambrequins.
Filiation. I Spérit Tardieu, riche bourgeois de Saint-Etienne-les-Orgues, frère d'Honoré, donna, avec celui-ci, quittance, en 1566, à Antoine Bernardin, abbé de Lure. Il vivait encore en 1576 et laissa : 1° André, qui suit; 2° « honorable homme » Spérit, marié, le 12 novembre 1586, à « honnête fille » Barthelmianne Maurel ; 3° « honorable homme » maître, Berthode, vivant en 1579-1383, marié à « honnête fille » Marguerite Maurel, fille de Guicher; 4° Marguerite, femme, en 1588, de Berton Bizot. — II M' André Tardieu, auteur de la première branche, bourgeois notable de Saint-Etienne, est mentionné dès 1368 et vivait encore en 1589. 11 est rappelé défunt
en 1601. Il eut : i" André, qui suit ; 2" Jeaumc ou Jaumc (Jean), auleur de la deuxième branche (éteinte) ; 3° Gaspard, atiteiir de la troisième branche (existante) ; 4° Pierre, dit Pupit, fabricant de draps à Saint-Etienne, vivant en 1600, mort le 27 juin 1651, marié, en 1627, à Marie Vene, sans postérité; 5° M« Claude Tardieu, fabricant de draps à Saint-Etienne, en 1591, consul de Saint-Etienne, en 1602 ; il testa le 20 mai 1600; épousa Magdcleine Hugon, fille d'Antoine, morte le i" avril 1626, dont : A. Antoine, vivant en 1640, marié, le 3 mai 1626, à Jeanne Paul, fille de feu Anthoine, dont : a. a. Jean, né en 1627; b. b. Florest, né en 1637; c. c. Elisabeth, née le 3 novembre 1641, mariée, en 1661, à Jean Bizot; elle était veuve en 1712. — III. Af'= André Tardieu
SAINT-ÉTIENXE-LES-ORGUES (bASSES-ALPES) (Vue prise des bases de la montagne de Lure.)
vivant à Saint-Etienne, en 1620, fut receveur des droits seigneuriaux à Saint-Etienne en 1651. Il épousa Isabelle Clément, de Malfougasse, morte le 23 avril 1645. I' 2Ut : 1° Lagier, qui suit; 2° Jean, né le 20 avril 1619, mort le 26 décembre 1660; 3° Claire, née le 2 novembre 1625, morte en 1683, mariée en septembre 1642, à Barthélémy Bernard, fils de Jean et de Marie Dulme; 4° Catherine, mariée, en 1642, à Jean- François Bernard ; elle mourut en 1682, âgée de 50 ans ; 5° Mathieu, né en 1637. — IV. M" Lagier Tardieu, vivant en 1614, mourut le 3 mai 164e et fut fabricant de draps à Saint-Etienne. Il épousa Lucrèce Faure, et laissa : 1° Jean, qui suit; 2° Barthélémy, baptisé à Saint-Etienne, le 19 octobre 1614, prêtre, dés 1638, chapelain-directeur de
Lure (1675), curé à titre secondaire de la paroisse de Saint-Etienne, de 1663 à 1693 '. II testa le 14 mars 1693 et mourut la même année. Il fut enterré dans l'église de Saint- Etienne ; 3° Antoine, auteur du premier rameau de la première branche (rapporté ci-après) ; 4" Melchionne, née le 16 janvier 1620, man'ée, dés 1650, à Barthélémy Leau, dont : « honorable homme » Christophe Leau, marié, en 1667, à Françoise Lénée ; 5° Marguerite, mariée le lé novembre 1642, à Pierre Gautier, de Cruis, fils de Sauvain. — V. Jean Tardieu, né en 1613, mort le 29 mars 1697, fabricant de draps à Saint-Etienne, épousa, en 1645. Anne Bressan, morte en 1696, fille d'André et parente de Claude Bressan, régent des écoles de Saint-Etienne en 1645, dont : 1° André, qui suit; 2° Lagier, né le 2 avril 1661, qui testa le 11 mai 1699, propriétaire, marié, en 1689, le 10 juillet à Marguerite Pouvarel , fille de Jacques et d'Isabeau Bernard, dont : A. Jean, né le 16 novembre 1692, 2'' consul de Saint-Etienne en 1734, marié, le 6 février 17 19, à Anne Tardieu, fille de Jacques et de Marguerite Bressan, morte à 84 ans, en 1777, dont : a. a. Marie, mariée, le 21 janvier 1749, à Jean-Pierre Tardieu, droguiste en gros, fils de Claude et de Lucrèce \'ial ; B. Louis, né en 1695 ; C. Joseph,
Signature de Barthélémy Tardieu, curé de Saint-Etienne-lés-Orgues (mort en 1695.)
vivant en 1710; 3° Marguerite, née en 1646, mariée, le 13 janvier 1664, à Antoine Marguerier; elle mourut en 1682; 4° Marguerite, née le 6 février 1657, mariée, en 1675, à Jacques Fauchier, fils de feu Jean, bourgeois de Cruis, et de Marguerite Rivelet; 5° Joseph, né en 1664. — VI. André Tardieu, bourgeois de Saint-Etienne, fut notaire royal et greffier de ce lieu (1681-1727); en 1705, le i'^ janvier, il remplaça, comme maire de Saint-Etienne, le sieur Escofiier. Il fit enregistrer les armes de sa famille à VArmorial général (Provence) en 1700. Il naquit à Saint-Etienne, le 24 mai 1649, épousa, vers 1670, Sybille Fauchier, fille d'un notaire à Cruis et d'une vieille famille de notaires de ce lieu (v. chapitre Alliances), sœur d'André Fauchier, bourgeois. Il eut : 1° Elisabeth, née en 1674, mariée, le 26 juin 1691, à Claude Perret, chirurgienoculiste, fils de Claude; 2° Jean-François, né le 25 novembre 1676, diacre en 1703, secrétaire et commensal de l'évéque de Gap dès 1709 (Archives des Hautes-Alpes, G. 114, nouv. 860), chanoine de Gap (1733-744). (V. Gautier, Hist. de Gap, tables,
I. Il présenta une supplique à l'évèque de Sisteron, pour être nommé à la cure de Saint- Etienne, le 2 mai 1653,