‹ Histoire généalogique des TardieuChapitre 25 sur 87 · I-AURENT-ADRIEX TARDIEL · texte numérisé non relu

I-AURENT-ADRIEX TARDIEL

Né i Voloniie, le 2; décembre 1767, mort à Marseille, en octobre 1824, littérateur, érudit, linguiste et mathématicien.

d'Alexis et de Magdeleine-Ursule Amieilh ; elle mourut le 3 juin 1863, à 85 ans. C'était une femme du plus grand mérite, réputée l'une des plus distinguées du département des Basses-Alpes, aussi simple qu'affable et bonne pour tout le monde ; son frère, Laurent Tardieu, est l'érudit dont nous donnons le portrait. De cette union : 1° Prosper-Hj'acinthe, qui suit; 2° Antoine-Nicolas-Auguste, négociant, né en 1807, mort à Marseille, marié à Sophie Organi, dont : A. Antoine Lucien, né à Saint- Etienne, le 22 mai 1837, juge de paix en disponibilité; B. Adèle-Emilie, née à Saint- Etienne, le 17 novembre 1841, mariée à Séraphin Rech, conseiller général, pharmacien à Marseille, fabricant du thé des Alpes, père de Claire Rech, née en février 1880, 3° Henri, né à Saint-Etienne, le 3 juin 1816, savant collectionneur; il a formé une magnifique réunion de fossiles recueillis sur la montagne de Lure en partie ' ; célibataire ; 4° Louis, né le 11 juillet 1818, mort à Alger, en 1843. — X. Prosper- Hyacinlhc Tardieu, né à Saint-Etienne, le 29 avril 1805, mort à Marseille, le 27 février 1855, fut maire (1853), et notaire de Saint-Etienne, chevalier de la Légion d'honneur (^) (brevet du 19 novembre 1853), conseiller général des Basses-Alpes. Il épousa, le 23 avril 1833, Marie-Léonie Dulme, fille de Pierre, négociant, et de Marie- Julie Germain, morte le 25 avril 1888; de cette union : 1° Pierre-Albert, né à Saint- Etienne, le 12 janvier 1837, actuellement juge d'instruction, faisant les fonctions de président du tribunal civil de Barcelonnette (Basses-Alpes), marié, en 1869, à Marie- Thérèse Saccoman, dont deux filles : A. Albertine, née en 1870; B. Isabelle, née en 1874; 2° Julie-Emilie (M"" Tardieu), propriétaire à Saint-Etienne.

PREMIER RAMEAU DE LA PREMIÈRE BRANCHE (ÉTEINT). — V. Anloine Tardieu, fils cadet de Lagier et de Lucrèce Faure, propriétaire à Saint-Etienne, mort audit lieu en 1658, épousa, en 1632, Marguerite Bernard, fille de M<: Claude, morte en 1671. Il eut : 1° Jean-Joseph qui suit; 2° Jean, né en 1635, mort le 23 mai 1641 ; 3° André, né en 1640; 4° Georges, né en 1649; 5° Hugues, né en 1655. — VI. Jean- Joseph Tardieu, testa en 1725 ; épousa, en 1693, Jeanne Gautier, et laissa : 1° Spérit, qui suit ; 2° Ferréol, vivant en 1730. — VII. Spérit Tardieu, dit Tarlantin, propriétaire, épousa, en 1732, Magdeleine Bues, fille de François, dont : 1° Pierre qui suit; 2'= Spérit, marié à M"= Chevalier; 3" Joseph qui, en 1783, était religieux dans l'œuvre des enfants abandonnés d'Aix. — VIII. Pierre Tardieu, propriétaire à Saint-Etienne, mort à 80 ans, en 1825, épousa, en 1772, Elisabeth Gondran, dont : 1° Magdeleine,

I. Lire une étude faite par M. Kilian, professeur de gcologie à la Faculté de Grenoble, sur la montagne de Lure, où l'on voit une planche représentant un hetcroceras qui porte le nom d'Henri Tardieu, latinisé : Heteroceras Tardieui.

mariée, en secondes noces, en 1811, à Claude Paul, négociant, elle est morte à 51 ans, en août 1823 ; 2° Jeanne, mariée, en 1826, à Alexis Fauvin, propriétaire.

DEUXIÈME RAMEAU DE LA PREMIÈRE BRANCHE DIT TARDIEU DE VOLONNE, FIXÉ A MARSEILLE (EXISTANT). — VII. Laurent Tardieu, fils d'André, bourgeois, et de Sybille Fauchicr, né à Saint-Etienne, en 1689, testa le 15 février 1763. Il épousa, en premières noces, Marguerite Bonfils, fille d'un Bonfils, notaire à Ongles (1700- 1743), et sœur de Jacques, droguiste à Nancy; en secondes noces, Françoise Maurel ; du premier lit : i" Alexis qui suit; 2° Charles, officier dans le régiment de Normandie, infanterie, en résidence à Nancy, en 1767 ; 3° Joseph, vivant en 1746 ; 4° André, né en 1739 ; 5° François, vivant en 1746. — VIII. Alexis Tardieu, né en 1734, bourgeois de Volonne, lieu où il se fixa en épousant, le 28 janvier 1767, Magdeleine-Ursule Amieilh, fille de Christophe Marien, négociant à \'olonne, et de Magdeleine Mégy '. Il avait été, en 1767, greffier de la municipalité de Saint-Etienne, et mourut à Volonne, le 31 octobre 1814; il eut : 1° Laurent, qui suit ; 2° Barthélémy-Alexis, né à Volonne, le 21 octobre 1770, d'abord commissaire des guerres, puis intendant militaire de l'armée d'Eg}^pte, nommé chevalier de Saint-Louis, par brevet du 8 mars 1818, il mourut à Marseille, le 6 septembre 1839, sans postérité; 3° Magdeleine-Ursule, née à Volonne, le 29 septembre 1773, mariée à M. Geny, négociant à Nancy; elle eut deux enfants : A. un fils Alexandre, artiste distingué, marié à M"^ Georgea, dont Alfred, habitant Nancy ; B. une fille Camille, qui épousa le général Mangin-Lucreux, dont un fils, Albert, qui perdit un bras dans la guerre de Crimée, dont il revint capitaine du génie, à 24 ans, et qui est aujourd'hui officier supérieur ; 4° Charles-Marie, né à \'olonne, le 7 mai 1776, mort audit lieu juge de paix, le 18 août 1839, célibataire; 3° Marie- Marguerite, née en 1778, morte en 1863, épouse de Joseph Tardieu, à Saint-Etienneles-Orgues; 6° Marie, née à \'olonne, le 20 juin 1781, morte célibataire, à Saint- Etienne, en septembre 1863; 7° Hélène, née à Volonne, le 6 juin 1784, morte célibataire, le 2 octobre 1807. — IX. Laurent -Marien Tardieu, né à Volonne, le 23 décembre 1767, mort à Marseille en octobre 1824, honore la Provence par son érudition. Tout jeune, il fut envoyé chez les Tardieu, de Nancy, ses parents ; élevé à Pont-à-Mousson. Quand Marie-Antoinette passa à Nancy, après son mariage avec le

I. Honoré MÉGY (de Volonne), d'une des plus anciennes familles bourgeoises des Alpes, laissa deux enfants : 1° Jean-Louis, qui suit; 2° Madeleine, épouse de Christophe-Marien Amieilh. Jean-Louis Mégy, né à Volonne en 1719, fut père de Jean-Louis, mort en 1822, et celui-ci de Pauline, morte en 1842; mariée, en 1808, à Denis-Gaspard Toppin, dont Gloria, mariée, en 1880, à Eugène-Victor Lieutaud, notaire à Volonne, ancien bibliothécaire de la ville de Marseille, l'un des meilleurs érudits de la Provence.

Dauphin, il lui fut présenté, alors âgé de 9 ans, comme un enfant prodige ; il faisait déjà ses humanités (classe de rhétorique). Il fut depuis député du Tiers-Etat à la Fédération ; linguiste, parlant l'hébreu, l'égyptien. Sa maison était le rendez-vous de tout ce que Marseille renfermait de plus notable parmi les savants, les littérateurs et les artistes. Plus d'une fois elle servit d'asile à ceux d'entre eux qu'une politique étroite avait privés de leurs fonctions. Autour de lui, venaient se grouper le petit nombre de citoyens qui appelaient de leurs vœux l'époque où le régime constitutionnel se naturaliserait dans la France méridionale. Plusieurs fois, il fut question de le nommer député à la Chambre. 11 a publié une brochure fort rare réfutant, avec profonde érudition, l'antiquité fibulcuse du Zodiaque de Denderah et portant ce titre : Sur le Zodiaque de Denderah (Marseille, Jean Mossv, imprimeur à la Canebiére, 1821, 27 pages in-8°, très rare). C'était aussi un bon mathématicien. Il avait épousé, à Marseille, le II décembre 1805, Marguerite-Adélaïde-Barbe Ronchon, d'une famille honorable de Saint-Etienne-les-Orgues, née audit lieu, le 4 décembre 1785, fille de Claude, droguiste, et de Marguerite Rolland, dont il eut : 1° Henri qui suit; 2° Alphonse, mort en 1846, célibataire; 3" Adrien, élève de l'Ecole polytechnique (promotion de 1836), mort en 1883 ; 4° Adélaïde-Antoinette, née à Marseille, le iB janvier 1800, mariée, en premières noces, à Marseille, le 9 janvier 1827, à Pierre-Joseph-Marie Plasse, armateur à Marseille, fils de Jean-Pierre, notable négociant, et de Marie-Anne-Sabine- Gautier, dont elle a eu deux filles, savoir : A. Emilie Plasse, mariée, en 1853, à M. Augustin Dumon', propriétaire, sénateur du Gers, neveu de M. Dumon, ministre des travaux publics sous Louis-Philippe ; B. Claire Plasse, non mariée ; en secondes noces, Adèle Tardieu épousa M. Chuit, armateur à Marseille ; 5° Caroline, restée demoiselle. — X. Henri Tardieu, propriétaire à Marseille, décédé en 1878, épousa M"'' veuve Plagnol, née Pichaud. — Il eut : XI. Paul Tardieu, licencié en droit, propriétaire à Marseille, marié à M"« Brunet, dont il a Lucile Tardieu.

Page 1