‹ Histoire généalogique des TardieuChapitre 27 sur 87 · NICOLAS-ANDRÊ-ESPRIT TARDIEU · texte numérisé non relu

NICOLAS-ANDRÊ-ESPRIT TARDIEU

né i Nancy, le 5 juin 1790, mort dans cette ville, le 26 juillet 184;,

député de la Meurtlie, maire de Nancy,

« homme éclaire et sincèrement dévoué à son pays, »

dit l'écrivain de la Lorraine, Cayon.

fille de feu Antoine, ancien capitaine d'infanterie, et de Marguerite Lacombe. Il eut : 1° François-Antoine, né à Saint-Etienne en 1749, ordonné prêtre en 1774. Il fut d'abord placé à Manosque en qualité de vicaire, puis nommé curé de Saint-Etienne, paroisse qu'il administra, de 1779 à 1803, ensuite curé de Peyruis. Il est considéré comme l'un des grands prédicateurs de la Provence. Ses sermons éloquents arrachaient des larmes à ses auditeurs. M. Boudil, à la page 150 de son Discours sur la vie et les vertus de Mgr de MioUis, évêque de Digne, dit, en parlant de l'abbé Tardieu qui précède, « qu'il était d'une éloquence entraînante. » II mourut dans le sein de sa famille, à Saint-Etienne, le 18 juin 1814. Il avait été le premier maire de Saint-Etienne du i" janvier 1790 au :'='■ janvier 1793. La dernière mission à laquelle il prit part fut celle de Sisteron, en 1808; 2° Marguerite, née en 1750, morte en janvier 1823, mariée, le 15 février 1774, à Jean-André Vial, droguiste, fils d'Henri et de Catherine Chabus ; 3° Alexandre-Esprit, qui suit; 4° Alexis, né en 1764; 5° Joseph, mort à Nancy, en 1784, sans postérité. — IX. Alexandre-Esprit Tardieu, né à Saint- Etienne, le 8 mai 176 1. mort, en 1 8 1 1 , à Nancy, d'abord armateur à Marseille, où il fit une brillante fortune, se fixa à Nancv, en épousant Marguerite Perrin, morte en 1843, d'une riche famille d'agriculteurs établis à Custine, près Nancy. Il en eut sept enfants : 1° Xicolas-André- Esprit, qui suit; 2° Joseph-Esprit, né à Nancv, le 15 août 1798, avocat, conseiller de préfecture, mort à Nancy en 1848; il avait épousé Victoire Cézard, morte à Nancy le 10 août 1883, fillede M. Cézard, agriculteur à Fleville, près Nancy, dont : 1° Marguerite-Pauline, mariée à François-Patrice-Edouard, comte de Warren, chevalier de la Légion d'honneur, commandeur de Sainte -Anne de Russie, chevalier de François- Joseph, né à Madras, le 8 janvier 1811, fils du comte Jean-Baptiste-François-Joseph (d'une illustre maison bien connue tant en Irlande, en Ecosse et en Angleterre et qui remonte à 940) et de Laurence .Marcilly (voir chapitre Alliances : de Warren), dont postérité ; 2° Caroline, épouse de M. Jules-Etienne-Hippolyte Lacroix, ingénieur en chef des ponts et chaussées, chevalier de la Légion d'honneur, mort à Nancy le 7 novembre 1880, à 65 ans, dont postérité ; 3° Alexandre-Esprit, né à Nancy, le 20 janvieri 801, avocat, mort célibataire, à Nancy, en 1873 ; 4°Esprit, néle4octobre 1802, mort célibataire ; 5° Justine, épouse de M. Marchai, maire de Nancy, longtemps député de la Meurthe, où il joua un rôle très honorable, père d'Eugène Marchai, docteur en droit et en médecine, membre du conseil municipal et administrateur des hospices pour les orphelins, à Nancy, marié à M"= Reinart (fille du colonel Reinart), la bienfaitrice des pauvres à Nancy ; 6° Fanny, épouse de M. Henr)-, rentier, petit-fils du baron Henri, premier président de la cour de Nancy ; 7° Gabrielle-Henn,-, mariée à M. Harmand, capitaine de vaisseau, qui s'est fait remarquer dans la marme. — X. Nicolas-André-Esprit Tardieu, né le 5 juin 1790, à Nancy, avocat, nommé maire de Nancy, en 1830; reçut dans cette ville le roi Louis-Philippe (13 juin 183 1) et le

harangua ; nommé députe de la Meurthe (18} i), il fit partie de l'opposition modérée ; remplacé à la Chambre par l'amiral de Rigny (1834) ; mort à Nancy le 26 juillet 1843, « homme éclairé et sincèrement dévoué à son pays, » dit Cayon. On a de lui diverses brochures: Discours adressés au roi et réponses de S. M., Nancy, le 13 juin 1831, in-8° ; Opinion de M. Tardieu, député de la Meurthe, sur les interpellations adressées au Ministère, in-8° ; Opinion du même sur la liste civile, 1832, in-8° ; Opinion du même sur la réforme électorale, séance du 8 février 1834, in-8°. 11 avait épousé Charlotte de Braux d'Anglure, descendante des de Braux d'Anglure qui sont originaires de Champagne, dont il eut : 1° Charles, interne des hôpitaux, docteur en médecine à Paris, mort à 32 ans, à Bellevue le 28 janvier 1847, célibataire ; 2° Joseph-Esprit- Edouard, capitaine d'artillerie, membre du conseil général des Vosges, mort célibataire le 24 mai 1874, à Nancy; 3° Adèle, mariée à Emile Poirel, avocat à Nancy, dont Madeleine, épouse de M. Augustin Fillon, littérateur, précepteur du prince impérial (tué par les Zoulous),et deux fils Albert Poirel, ingénieur civil, et Léon Poirel, sténographe du Sénat.

DEUXIÈME BRANCHE (EXISTANTE, REPRÉSENTÉE PAR LES RAMEAUX DE BERLE ET DE LARBOUX). — [il. Jeaume ou Jaunie {Jean) Tardieu, fils cadet d'André (v. page 59), vivait à Saint-Etienne en 1600-1618. II eut : 1° Claude, qui suit : 2° Pierre, auteur du i" rameau de la 2^ branche ; 3° André, auteur du 2= rameau de la 2= branche ; 4° Jean, né en 1618. — IV. Claude Tardieu, dit Rouge (en provençal Roujou'), eut mission de la municipalité de Saint-Etienne, le !«'" janvier 1693, d'aller à Aix pour passer l'acte d'acquisition, au nom de ce bourg, de l'office de maire. II épousa Antoinette Clément, dont : 1° Jacques, né en 1639, marié à Catherine Suzanne, dont Jean, vivant en 1698 ; 2° Pierre, qui suit; 3° Louis, né à Saint-Etienne, le 10 décembre 1645, dit Pélican, père de Louis, dit Pélican, vivant en 1692, père de Jean et celui-ci de Louis, dit Pélican (1772) (ce rameau existe encore à Saint-Etienne et est représenté par des propriétaires) ; 4° Catherine, née le 16 mai 1655, mariée, en 1684, à Claude Magnan, fils de Jean-Antoine-Louis, notaire à Saint-Etienne, et d'Honorade Bizot ; 5" Louise, épouse de Santus Bizot. — V. Pierre Tardieu, dit Rouge {Roujou), né le 16 juillet 1642, à Saint-Etienne, épousa le 15 novembre 1690, Susanne Bues, fille d'Antoine et d'Anne Bizot, dont : 1° Claude, qui suit : 2° Marie, née en 1693 ; elle eut pour parrain Pierre Chauvet, procureur de Forcalquier. — VI. Claude Tardieu, dit Roujou, propriétaire, né en 1691, testa le 25 août 1745, et épousa en premières noces, en 17 14, le 8 août, Delphine Chabus, fille de Claude et d'Anne Bernard ; en secondes, Lucrèce Vial. Il vivait encore en 1749, et laissa, du premier lit : i°Toussaint, marié, le 4 février I745> à Claire Boyer, fils de Pierre et de Magdeleine Turin, dont : A. François, qui lesta en 1791 ;

B. Jean-Baptiste, né en 1774; 2° Claire, tcmme de Paul Perraud (de la famille de Perraud, notaire à Saint-Etienne; en 1 393-1 595), du second lit; 3° Jean-Pierre qui suit; 4° Jean-François, droguiste, marié, en 1756, à Marguerite Tourniaire, fille de Jean et de Claire Bernard, dont : A. François, propriétaire, marié, le 24 mai 1789, à Claire Laty, fille de Joseph, dont a. a. Marie-Claire-\'éronique , née à Saint-Étienne, le 1 3 brumaire an IX, mariée à Jacques Bêche (parent de Jacques Bêche, notaire à Saint- Etienne, de 1737 à 1774); B. Jean, propriétaire à Saint-Étienne, marié, le II mars 1795, à Marguerite Vial, morte en 1822 (fille à Benoît, notaire à Saint-Étienne de 1785 à 1797, et à Elisabeth Davin, dont : a. a. Jean-Joseph, marié, en premières noces, le 23 mars 18 14, à Marie-Laure Honoré, fille de François, officier en retraite, et de Jeanne de Champs; en secondes noces, en 1833, à Marguerite-Rose Chabus, dont Rose, mariée, en 1857, à Marius Bêche, négociant à Saint-Etienne ; C. Marguerite, femme de Jacques Testanière ; D. Marie, femme de Joseph Armand et d'Anne Tardieu ; 5° Anne, mariée, en 1743, à Pierre Testanière, fils à Jacques et à Marguerite Bêche ; 6° Michel, droguiste, marié, en 1762, à Claire Eyssautier, fils de Pons, droguiste, et d'Anne N'ey, dont : A. Suzanne, née en 1772, épouse Germain, fils de Joseph Germain, lieutenant de juge à Saint-Étienne, en 1770; B. Anne-Claire, née en 1773, mariée, en 1789, à Jacques Testanière, droguiste, fils de Pierre et d'Anne Tardieu, dont une fille, Julie, qui épousa Denis Tardieu (troisième branche, rameau de Limoges); C. Marguerite, mariée, le 5 avril 1787, à Rayne. — \'II. Jean-Pierre Tardieu, droguiste en gros à Saint-Étienne, émancipé en 1749, mort à Saint-Étienne, le 18 fructidor an I\', épousa, le 21 janvier 1749, Marie-Marguerite Tardieu, fille de Jean, propriétaire, et d'Anne Tardieu ; il eut : 1° Jean-André, qui suit; 2° Jean-Pierre Luc, agriculteur, né en 1752, à Saint-Étienne, propriétaire, en 1837, marié, le 10 pluviôse an VII, à Marguerite Leau, fille de Barthélémy et de Thérèse Ponsson, dont il eut : A. Barthélémy, né à Saint-Étienne, le 6 messidor an VIII, droguiste, marié, le 3 octobre 1827, à Elisabeth- Marie Meyssonnier, fille de Jean et de Louise Eyssautier, dont : a. a. J.-B. -Pierre, mort le 30 janvier 1835, sans postérité; b. h. Augustine, mariée à M. Michel, négociant, de Lardiers ; c. c. Berthe, mariée à Digne, à un fonctionnaire ; d. d. Hélène, mariée à M. Bouillot, de Saint-Étienne; B. Jean-Baptiste, négociant à Saint-Étienne, mort le 19 octobre 1884, à 81 ans, marié à Julie Boyer, morte à Saint-Étienne, le 9 janvier 1887, dont a. a. Anne, négociant à Nice, marié en secondes noces, dont un fils Marcel, une fille Mathilde ; b. b. Toussaint, résidant à Nice, marié; a des enfants; c. c. Joseph-Maurice, négociant à Banon, marié, le 12 janvier 1876, à Thérèse-\'ictoire Gondran, née à Banon, en 1853, dont Adrien-Louis-Jules Mncent, né à Banon, le II septembre 1877; Fernand-Paul-Etienne, né à Banon, le 22 aoijt 1879; Edouard- Clément-Félix, né à Banon, le 5 août 1885; d. d. Adrien, résidant à Paris;

e. c. Augustino, maricc à M. Richaud, négociant à Saint-Etienne; 3" Etienne, auleiir du rameau dit de Larhoux (existant); 4" Jean-JosepJT, auteur du rameau fixé à Lyon (éteint); 5" Anne, mariée, en 1774, à Pierre Reymond, de Forcalquier ; 6° Claire, mariée, le 8 février 1774, à Elzear Pons, fils de François et d'Anne Viguier; 7° Marguerite, mariée, en 1780, à J.-B. Esmenard, notaire royal, fils de Jacques, greffier en chef de la juridiction de Lambres ; elle mourut en 1827. — VIII. Jean-André Tardieu, dit Tardieu de Berle, né à Saint-Etienne en 1750, mort en sa propriété de Berle, prés Saint-Etienne, en 1822, droguiste, épousa, le 27 janvier 1772, Suzanne Estornel. Ayant acquis, pendant la Révolution, comme bien national, la chapelle de l'abbaye de Lure, près de Saint-Étienne-les-Orgues, il rendit généreusement cet oratoire au culte lors du Concordat (1801). Cet acte de haute loyauté lui a valu les éloges de M. Isoard, curé de Saint-Etienne, dans son Histoire de la chapelle de Lure (pp. 81, 82). Il fut père de : 1° Jean-Joseph, qui suit; 2° Marie-Sophie, femme d'Etienne Ponson, droguiste; 3° Adélaïde, morte en 1817, à 36 ans, épouse de Jean Marguerier ; 4° Charles, conservateur des hypothèques, célibataire ; 5° Jean, célibataire. — IX. Jean- Joseph Tardieu, dit de Berle, propriétaire, né à Saint-Étienne, en 1778, maire (1828), juge de paix de Samt-Étienne (1825-1842), mourut à Saint-Etienne, le 3 avril 1842; il épousa Anne-Thérése-Joséphine Boyer, dont il eut : i" Anne-Adélaïde, née en décembre 1817, décédée célibataire, à 50 ans; 2° Charles-Marie-Joseph qui suit; 3° Marie-Eugénie, décédée à 20 ans; 4° Jean-Paul-Gaston-Joseph-Irène-Athanase, né en 1822, décédé, à 17 ans, au lycée de Marseille; 5° Eléonore, décédée, à 19 ans, en 1845. — X. Charles-Marie-Joseph Tardieu, né à Saint-Etienne, en 1819, pharmacien à Sisteron, épousa, en 1850, Mathilde Faure, fille de M. Faure, notaire à Orpierre (Hautes-^pes), dont : 1° Gustave-Marie-Charles-Valentin qui suit; 2° Marthe, née le 26 septembre 1855, mariée à Albert Gouvan, conducteur des ponts et chaussées à Forcalquier, dont Mathilde, née en 1878, et Charles, né en 1882; 3° Eléonore-Marie, née le 20 avril 1861 ; 4° Eugène-Joseph, né le 2 mars i868, maréchal des logis d'artillerie de marine, à Lorient. — XI. Gustave-Marie-Charles- J'aleulin Tardieu, né le 7 août 185 1, pharmacien de première classe à Sisteron, ex-interne, lauréat des hôpitaux, inspecteur des pharmacies du département des Basses- Alpes, a épousé, en 1889, M""-' Demandols, fille du président du tribunal de Sisteron, dont il a Gabrielle, née en 1889.

RAMEAU DIT DES TARDIEU DE LARBOUX (EXISTANT). — VIII. Etienne Tardieu, dit de Larboux ', fils cadet de Jean-Pierre et de Marie-Marguerite Tardieu (v. p. 70),

I, Larboux ou Lharboux, nom d'un quartier de Saint-Etienne-Ies-Orgues,

droguiste au Puy (Haute-Loire), mourut à Saint-Etienne, en 1832. Il épousa, en premières noces, en 1791, Susanne Clément; en secondes, le 5 pluviôse an II, Marie- Catherine Taulany, d'une ancienne famille de notaires de Saint-Etienne. Du premier lit : Jean-Nicolas, mort en 1853, maire de Saint-Etienne, puis juge de paix de ce lieu (mai 1842-mai 1848), ensuite juge de paix à Sisteron, conseiller général du canton de Saint-Étienne, marié à Marie-Anne-Pauline Rolland, fille de M. Rolland et de Cécile Rouchon, dont : A. Stéphanie, mariée à Auguste Torniaire, maire de Châteauneuf-de- Chabres (Hautes-Alpes), conseiller d'arrondissement, dont trois filles : Marguerite, mariée à Donnet, rentier à Thèze (Basses-Alpes); Gabrielle, mariée à Bernard, notaire à Mevouillon (Drôme); Nathalie, sans alliance; B. Auguste, décédé, négociant à Marseille, célibataire; C. Joseph-Emile-Ernest, né à Saint-Étienne-les-Orgues, le 4 juin 1859, vérificateur d'octroi à Marseille, marié, le 22 février 1863, à Jeanne- Louise-Marie- Apollonie Biava dell' Persina, dont : a. a. Guilherme-Antoine, né à Saint-Bel (Rhône); D. Hyacinthe, licencié en droit, juge de paix à Nice, médaillé pour travaux de statistique, marié, en 1861, à Rose Paret, dont a. a. Paul, bachelier és-sciences, pharmacien à Nice, ex-interne des hôpitaux, pharmacien-chef de l'hôpital de la Croix, pharmacien de l'armée de réserve; une médaille d'argent lui a été décernée {Officie] du 7 février 1876), à l'âge de 15 ans, pour avoir sauvé et retiré de la rivière la Durance un de ses camarades qui avait disparu sous la glace, le 9 décembre 1875 ; h. h. Augusta, mariée, le 14 septembre 1885, à M. Raymond, professeur au collège d'Apt (Vaucluse); c. c. Marie, décédée; 2° Rosalie, née à Saint-Étienne, religieuse ursuline au couvent d'Aix (en Provence), où elle entra en 1814 et prit le nom, en religion, de sœur saint Etienne; elle y fut quinze ans supérieure; se fit remarquer et aimer par ses vertus et sa belle intelligence ; son souvenir vit encore dans %jin monastère où elle décéda le 5 décembre 1874. Etienne Tardieu eut de M"' Taulany, sa seconde femme : 2° Laurent-Antoine-Joseph-Auguste, né à Saint-Étienne le 26 thermidor an V, mort en 1849, pharmacien-droguiste au Puy (Haute-Loire), marié, en 1832, à Pauline Mandelli, née au Puy en 1813, décédèe en 1879, dont : A. Ernest-Léon- Benoit, né au Puy, le 10 mai 1834, pharmacien en chef des hospices de Saugues, résidant au Puy (Haute-Loire), marié, le 15 janvier 1863, à CHestine Goût, dont Eugène- Aimé-Paul, né au Puy, le 25 décembre 1863, pharmacien de première classe, aidemajor de première classe à l'hôpital Saint-Martin, à Paris, marié, en 1887, à Jenny Buriot, née à Paris ; B. Zénobie, née au Puy, en 1848, mariée à Auguste Chazal, négociant au Puy, dont Claire, Andrée et Léon; 3° Léon, né en 1813, mort en 1877, marié à Rosine Lambert, née au Puy, décédée en 1887; il a été conseiller municipal, juge au tribunal de commerce du Puy, et a laissé Léon Tardieu, rentier au Puy; 4° Claire- Adélaïde-Hélène, née à Saint-Étienne, le i" floréal an V, morte à Genève, mariée à M. Bizot, dont elle eut Hermine Bizot, mariée à M. Leron, ^oiit Emilie Lerou,

artiste dramatique, premier prix du Conservatoire de Paris, sociétaire de la Comédie- Française '.

RAMEAU FIXÉ A LYON (ÉTEINT). — VIII. Jean-Joseph Tardieu, né à Saint- Étienne, le 30 avril 1772, fils de Jean-Pierre et de Marie-Marguerite Tardieu, se fixa à Lyon, où il créa un grand commerce de droguerie, le plus vaste de cette grande cité et y mourut fortuné en mai 1842. Il avait épousé Marguerite Bellestrud, née à Draguignan (Var), le 13 février 1779, morte le 3 septembre 1837; il eut : i" Paul, notable négociant de Lyon, né en 1800, mort le 17 avril 1875, marié à Claudine-Emilie Colletta, décédée le 10 avril 1882, à 74 ans, laissant : A. Joseph-Antoine, mort le 20 mars 1885, à 55 ans, marié à Marie Moulin, dont Jean-Claude-Emile-Henri, mort le 8 septembre 1863, âgé de 4 ans ; 5. Henriette; 2" Joseph, né à Lyon, le 20 nivôse an XII, y mourut le 11 mai 1872, sans postérité, marié à Marie Richard; 3° Antoine (Tony), né le 9 septembre 1805, mort le 21 février 1837, sans postérité, marié à Clotilde Devienne; 4° Clotilde, née le 13 juin 1817, morte le 7 mai 1874, mariée à Gabriel Gonin, propriétaire.

PREMIER RAMEAU DE LA DEUXIÈME BRANCHE (ÉTEINT). — \1. Pierre Tardieu, deuxième fils de Jeaume (v. page 69), fut surnommé Bernardin; il épousa Claire Clément, morte le 19 août 1670; il eut : 1° André, qui suit; 2° Jean, né le 15 octobre 1651, marié à Melchionne Chabus, dont : A. Mary, mariée, en 1722, à Catherine Perraud, fille à Barthélémy et à Suzanne Michel, dont Marguerite qui testa en 1741 ; B. Claire, née en 1686, mariée en 1712, à Antoine Perraud; 3° Françoise, mariée, le 26 janvier 1654, à Esprit Marguerier. — \'. André Tardieu, né en 1647, fabricant de draps, épousa Catherine Chabus; il eut : 1° Claude, qui suit; 2° Louis, né en 1685, épousa, en 1716, Claire Gaubert, fille de Jean; 3° Laurent, marié, en 1705, à Claire Boj-er, fille de Jean et de Marguerite Breton, dont A. Laurent, né en 1722, marié à Marguerite Chabus, dont : a. a. Joseph, né le 4 septembre 1735 ; /'. h. Jean, marié, en 1771, à Anne Chabus; B. Louise, mariée, en 1739, à Joseph Germain, fils de Jean-Baptiste et de Gabrielle Vial. — \'I. Claude Tardieu, né en 1674 à Saint- Étienne, chirurgien-oculiste, épousa, le 28 février 1697, Marguerite d'Isoard de Fontiennes, morte le 22 octobre 1740, à 86 ans, enterrée dans l'église de Saint-Etienne,

I. M"': Emilie Lerou obtint le premier prix de tragédie au Conservatoire de Paris, en 1879, dans Rodogune. Elle a débuté au Théâtre-Français sous la direction Emile Perrin, puis a joué en province. Elle a obtenu de brillants 'succès, en Suisse, dans le rôle d'Hanilet ; elle a aussi joué à Paris, dans les théâtres du boulevard (la Policière, la Porteuse de pain) et à l'Odéon. Elle vient de rentrer au Théâtre-Français pour y remplir l'emploi des reines de tragédie.

fille de noble Jean, écuver, seigneur de Fontiennes et d'Anne de Pontevès, ladite Anne de Pontevès, morte le i6 octobre 1701. Il eut : \'II. François Tardieti, né à Saint- Étienne, en 1700, chirurgien-oculiste audit lieu où il testa le 20 février 1747, marié le 9 avril 1720, à Susanne Chabus, fille de Pierre et de Marguerite Paul; il eut : 1° Joseph, chirurgien oculiste, mort à Saint-Étienne, le 18 ventôse an X ; 2° François, né en 1729 ; 3° Jean-Claude, né le 8 novembre 1735 ; 4° Marie, qui testa le 3 ventôse an \'I! ; 5° Marguerite, femme de Barthélémy Bizot, négociant.

DEUXIÈME RAMEAU DE LA DEUXIÈME BRANCHE (ÉTEINT). — IV. M'^ André Tardieu, troisième fils de Jeaume (v. p. 69), vivait en 1639-1665; il était prieur et niarguillier de Notre-Dame de Lure en 1654; épousa Jeanne Gallice, morte à 70 ans, en 1681, sœur de Jeanne Gallice, femme, en 1640, de Jacques de Fabry, seigneur d'.\ubenas. Il eut : \. Jacques Tardieu, né en 1628, marié, le 23 janvier 1662, à Anne Magnan, morte en ié88, à 55 ans, fils de Jean-Louis et d'Honorade Bizot; il eut :

Signature de Jehan Tardieu, né en 1614 (de Pan 1640; voir page 7$).

1° .\ndré, né en 1655, qui épousa Barthelmianne Dulnie, dont : A. Jeanne, née en 1693 ; B. Jean, né en 1695; C. Louise, mariée, en 1739, à Jean Turin, fille de Louis; 2° Georges, fabricant de draps, marié, le 13 janvier 1683, à Anne Sube, morte en I737> à 71 ans; il eut : A. Jean-Baptiste, né en 1716; 5. Elisabeth, née en 1695, testa en 1747; C. Magdeleine, née en 1701 ; 5° .\ntoine Tardieu, marié, le 12 janvier 1689, à Claire Bêche, fille de Barthélémy et d'Anne Bernard, dont : A. Claude, né en 1689 ; B. Marie, mariée, en 1721, à Pierre Paul; C Louise, née en 1692, mariée, en février 17 12, à Jean-Pierre Vial, fils à Toussaint, propriétaire; elle vivait encore en 1767.

TROISIÈME BRANCHE (EXISTANTE EN AUVERGNE, EN LIMOUSIN ET DANS LA PROVENCE). — III. Gaspard Tardieu, troisième fils d'André, bourgeois de Saint- Étienne (voir page 59), vivait en 1600-1640; il épousa Anne Gautier, de Cruis; il eut : 1° Jehan, qui suit; 2° Laurent, marié, le 11 février 1646, à Catherine Brethon, fille de Bernard, bourgeois, sœur de Diane, épouse de Jehan Tardieu, son frère, et d'André Brethon; il eut : A. Gaspard, propriétaire, né en 1664, qui testa en 1712, marié : 1° le ii janvier 1694, à Judic Verdet, d'Ongles, fille de Simon et de Marguerite

Meyronne; 2° à Marguerite Pouvarel, le 13 octobre 1700, veuve de Lagier Tardieu; il eut : a. a. Joseph, né en 1701, du second lit; b. b. Claire, née en 1704, mariée à Barthélémy Chabus; B. Jacques, né à Saint-Étienne, marié, en 1689, à Marguerite Bressan ; il eut : a. a. Anne, mariée, en 1719, à Jean Tardieu, fils de Lagier (v. p. éo); h. b. Laurent, né en 1690; C. Jean, marié à Catherine Vendes, il testa en 1724; 3° Marie, née en 1628, mariée, le 11 février 1646, à Barthélémy Escoffier, d'une famille qui compte plusieurs notaires à Saint-Étienne au xvii'; siècle (v. chapitre Alliances), fils de Claude; 4° Catherine, mariée à Pierre Clément, elle testa le 23 décembre 1650. — IV. M'^ Jehan Tardieu, fut baptisé à Saint-Étienne, le dernier avril 1614; il eut pour parrain Jean Gallice et pour marraine Espérance Gallice. Il fut l'un des plus importants fabricants de draps, à Saint-Étienne, de la région et très consi-

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HABITATION' DITE LE CHATEAU A SAINT-ETIENNE-LES-ORGUES Demeure d'Esprit Tardieu (bisaïeul de l'auteur) qui y est mort en 1810.

déré ; devint premier consul de Saint-Etienne en 1695 ; il épousa « honnête fille » Diane Brethon, le 22 avril 1640, sœur de la femme de son frère, Laurent, née en 1625, morte le 20 avril 1681, fille de Bernard; il eut : 1° Anne, née le 13 mars 1644, mariée à Jean Leau, frère d'Anne, épouse de François Magnan; 2° Jeanne, née le 28 juillet 1647, mariée à Bues ; 3° Jean-Gaspard, né en 1650, mort en novembre 1710, épousa Elisabeth Roux, d'Ongles, fille de Pierre, bourgeois, et de Marie Laugier, elle testa en 1735; il eut: A. Jean-Laurent, fabricant de draps en 1735 ; B. André, qui testa en 1735, le 30 septembre, propriétaire de Saint-Étienne; C. Marie, femme de Jean-Baptiste Roux, bourgeois d'Ongles; 4° Honorade, née en 1656, femme de Pierre Chabus; 5° Joseph qui

suit; 6° Michel, vivant en 1697; 7° Diane, née le 15 avril 1668; 8° Marguerite, mariée, le 3 février 1682, à Jean-André Leau, fils de feu Gaspard et de Françoise Richaud. — V. Joseph Tardieu, notable bourgeois de Saint-Étienne, était le plus important fabricant de draps de Saint-Etienne, où il naquit en 1664. Il reçut mission, du lieu de Saint- Etienne, d'être « intendant de santé » lors de la cruelle peste qui affligea Marseille (1720) et de veiller à ce que les pestiférés ne pénétrassent pas à Saint-Etienne ' ; il testa le 1" décembre 1711, épousa : 1°, le 5 avril 1689, Procule Bizot, fille d'Esprit et de Louise Maurel, morte le 6 février 1698; 2°, en 1698, Claire Roux, soeur d'Esprit, bourgeois d'Ongles, et tante d'un Roux, notaire à Ongles, vers 1750; fit partage avec ses deux frères le 30 avril 1697; il eut du premier lit : 1° Barthélémy, propriétaire à Saint-Étienne, né en 1689, marié : 1°, le 2 juin 1736, à Marguerite Ponsson, fille de Sébastien et d'Anne Chabus; 2° à Lucrèce Leau ; il eut du premier lit : A. Louis, né le 8 mars 1737, droguiste; du second lit : B. Jean, propriétaire, né en 1752, mort à Saint-Etienne en 1824, premier consul de Saint-Etienne en 1785, maire de Saint- Étienne, en 1806-1807; marié, le 10 janvier 1778, à Louise Bizot, fille de Jean et d'Honorade Richard, dont : Anne, morte, en 1813, à Saint-Étienne, mariée à André Tardieu, le 14 septembre 1783; C. François, marié, le 19 janvier 1773, à Anne Leau, fille d'Etienne; il testa le 13 novembre 1785; D. Anne, morte en 1826, à 86 ans, mariée : 1° à François Truphène ; 2° à Bernard-Jérôme Coupin. Joseph eut du second lit : 2° Jean-Baptiste, qui suit ; 5° Gaspard, qui s'établit à la Martinique, au bourg de Saint-Pierre, où il mourut à la grande place du fort ; il y fit une belle fortune et mourut sans enfiints, en 1771 ; 4° Justine, femme de Louis Chabus; 5° Marie-Anne, mariée à Pierre Chabus, dès 1733. — VI. Jean-Baptiste Tardieu, dit Pellichon , naquit à Saint-Étienne, le 23 juin 1704, et y mourut le 21 septembre 1770. Il fut grand fabricant de draps à Saint-Étienne (le principal de la région); épousa, le 22 décembre 1733, Elisabeth Leau, veuve de Jean^-Marie Chabus, fille de Barthélémy Leau; il eut : Esprit, qui suit; 2° Etienne, auteur du rameau des Tardieu établis à Limoges (existant^; 3° Catherine, née en 1739, vivant en 1781 ; elle épousa Jean-Baptiste Leau, droguiste, mort en 1782, à éo ans; 4° Claire, née le 23 octobre 1741 , marié à Joseph Tourniaire, droguiste. — VII. Esprit Tardieu, droguiste en gros, né à Saint-Étienne, le 25 décembre 1735, fut nommé, le !"■ janvier 1777, auditeur des comptes de la municipalité de Saint-Étienne; il testa le 5 mars 1784 et mourut, à Saint-Étienne, le 6 mai 1810, à 75 ans. 11 épousa, par

I. Le 12 août 1720, le bourg de Saint-Étienne avait reçu l'arrêt du parlement qui défendait à

ses habitants d'avoir aucun commerce avec ceux de Marseille à cause de la peste, et c'est à la suite de cet arrêt que Joseph Tardieu fut nommé « intendant de santé », lequel devait donner des cenificats de santé, excepté aux porteurs de thériaque et de benjoin (qui n'étaient autres que des droguistes faisant l'importation).

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