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A GRASSE, PUIS A MARSEILLE

i;s Tardieu, de Grasse, viennent, sûrement, du nord de la Provence, M ^Ô^^ ! berceau de leurs ancêtres, et, peut-être, de Saint-Etienne-les-Orgues, d'où ils seraient sortis, au xvi' siècle. Il y a eu, à Grasse, des Tiirdiai et des Tardivi (voir Tardivi, le chapitre spécial à ce nom). Les Tardieu, de Grasse, ont occupé une belle situation dans cette ville.

François Tardieu fut nommé procureur au siège de Grasse en 1684" ; le même fit enregistrer, en 1700, ses armoiries, à l'Armoriai général de France (Provence) : d'or, à trois aUrions de sable, au vol éployè, posés en fasce. Pierre Tardieu, procureur au siège de Grasse, inscrit au même armoriai (Provence), en 1700, portait : de gueules, à un lion d'or grimpant ; au chef, cousu d'n;^ur, charge d'une corne d'abondance d'or, accostée de deux étoiles de même. Antoine Tardieu, apothicaire à Grasse, figure dans le même armoriai (Provence), en 1700, avec ces armes; d'a\^ur à deux lions affrontés d'or. En 1750, Joseph Tardieu, apothicaire, résidait à Grasse. Le dernier Tardieu, du rameau resté à Grasse, s'appelait Léopold-.\mbroise et était négociant, né en 1783, fils de Jean-François, négociant, et de Marie-Delphine Guez ; il mourut célibataire dans cette ville, le 12 janvier 1864. Son aïeul s'appelait Louis Tardieu.

RAMEAU EXISTANT. Il y a au Broc (arrondissement de Grasse) des Tardieu, actuellement.

RAMEAU DE MARSEILLE (ÉTEINT). — I. Angusliu Tardieu, négociant à Grasse, rappelé défunt en 1750, épousa Catherine Girard. 11 eut : IL Honoré Tardieu, né en 1725, chirurgien, qui s'établit à Marseille en épousant, dans la paroisse de Saint- Martin, de cette ville, le 6 janvier 1750=, Anne Pellein, âgée de 26 ans, fille de feu André, avocat, et de feue Claire-Thérèse Armény >. Il eut: 1° Laurent, qui suit, et 2°

I. Arcliives nationales, V' 36. | 2. Voir registres de l'église paroissiale de Saint-Martin, de Marseille, année 1750, folio 3. | 3. Les Armény étaient d'une ancienne famille de Marseille. Bruno Armény acheta à la ville de Marseille, en 1725, un vaste terrain sur lequel a été ouverte la rue qui porte son nom. (V. Armoriai des cch'vins de Marseille, par O. Teissier et J. Laugier, P- 45)-

très probablement, Pierre-Paul Tardieu, né vers 1770, secrétaire en chef de la mairie de Marseille en 1801 ; adjoint au secrétaire en chef en 1809-1811. III. Laurent Tardieu, qualifié « médecin en chirurgie », à Marseille, vivant en 1784- 180 5, épousa Françoise-Louise-Laurent Marcelin. Il habitait à Marseille, en 1790, rue Bouterie ; était alors chirurgien de la Miséricorde ' et fut père du suivant. V. Pierre-Honoré-Antoine Tardieu, né à Marseille le 17 mai 1784, baptisé le même jour dans l'église paroissiale de N.-D. des Accoules^. D'abord excellent avocat, à Marseille, il y jouit d'une réputation méritée de probité et de capacité, et se fit distinguer, dés son début, en défendant l'un des complices de Pabau, accusé d'avoir voulu livrer Toulon aux Anglais '. Il fut, dès 1824, juge suppléant au tribunal civil de Marseille. Nommé adjoint de cette ville, avant 1830, il resta seul, au moment de là Révolution de juillet, à la tête de la municipalité, à partir du 5 août 1830 jusqu'au 14, comme maire par intérim. Voici comment M. Amédée Boudin apprécie sa belle conduite, à ce moment, dans son Histoire de Marseille (page 576) : « Le 4 août 1830, il ne restait plus, à Marseille, de fonctionnaires, que Patourneaux, commandant de la 8= division, le premier adjoint au maire, Tardieu, et Taxil, le procureur du roi. Le 5, le drapeau tricolore flotte sur les principaux édifices ; et M. Tardieu, installé à l'Hôtel de Ville depuis 3 heures du matin, forme, avec le conseil municipal, la Chambre de commerce, l'Intendance sanitaire et la plupart des notables de la cité, une assemblée qui récompense sa courageuse initiative en lui votant des remerciements et lui adjoignant comme collaborateurs divers citoyens. M. Tardieu, devenu maire, était dévoué à la branche aînée des Bourbons et aimé du peuple. C'était assez, s'il l'evit voulu, pour jeter Marseille dans les hasards d'une résistance violente à une révolution. Ce généreux citoyen n'en eut même pas la pensée ; l'attitude pacifique de la cité était la plus sévère condamnation du dernier régne ; il le comprit et s'attacha seulement à prévenir les désordres qui pouvaient résulter du chômage, en donnant du travail aux ouvriers. » Il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur et mourut à .Marseille juge suppléant au tribunal civil, rue de la Reynarde (n" 4), le i" mai 1837. Il avait épousé, à Marseille, le 26 septembre 1805, Antoinette-Sophie-Sabine Martin, née à Marseille, le 22 janvier 1766, fille d'.Antoine-Valentin, négociant, et de Marie-Angélique Arnaud, dont il eut i4 filles et 2 garçons ; deux filles seules mariées : i° une fille, morte en 1857, mariée au docteur Chevillon, dont le docteur Chevillon, résidant à Marseille, ancien député, conseiller général de Marseille, maire d'Allauch, père de plusieurs enfants ; 2° une demoiselle Tardieu, épouse d'Henri Patras, employé supérieur au ministère des postes,

I. O. Teissier, Les anciennes familles de Marseille, p. 225. | 2. Registres de l'église paroissiale des Accoules, année 1784, folio 66. \ 3. Statistique inorale de la Françf ou Biographies par départements; Bouches-du-Rhône, Paris, 1829 (p. 136-157).

AXAIS TARDIEU

née à Marseille en 1819, y mourut le 2 décembre 1882.

Supérieure de la cougrégiition du Tiers-Ordre de cette ville

Femme de vertus rares et de haute charité.

(Voir page 86.)

dont elle eut : A. Henri, célibataire, directeur de la banque de compensation, à Paris ; B. Madame Chambès, directrice de l'école communale de Courbevoie (dont le mari est employé à l'Hôtel de\'ille de Paris), sans enfants ; 3° Anaïs, née à Marseille, en 1819, entrée dans la congrégation du Tiers-Ordre de saint François d'Assise ; elle y devint, en 1867, à Marseille, supérieure de cette congrégation, pendant 15 années, et mourut dans cette ville le 2 décembre 1882. Femme de haute intelligence, ornée de vertus rares et précieuses, elle donna l'exemple et la pratique de toutes les saintes actions. Son logement, son mobilier, ses vêtements, sa table, tout, chez elle, était de la plus stricte simplicité. Elle avait, avant de s'enrôler sous la bannière franciscaine, déployé son

.ARMES DE PIERRE TARDIEL" procureur en la sénéchaussée de Grasse, en 1700. (V. page 85.)

zèle à la fondation de la congrégation de sainte Anne ; elle fit le catéchisme aux femmes de la halle, qui composaient cette confrérie. L'œuvre de sainte Elisabeth la comptait aussi au nombre de ses membres les plus assidus qui rendaient aux pauvres les services les plus pénibles et les plus rebutants. Dès la première heure du jour, on la voyait courir au chevet des pauvres malades et des moribonds. Elle a laissé un souvenir impérissable dans sa congrégation à laquelle elle procura la fondation d'une caisse de secours et le commencement d'une bibliothèque.

RAMEAU A TOULON. Nous pensons que ce rameau se rattache aux Tardieu, de Grasse. Louis-François- Augustin Tardieu était commissaire de la marine à Toulon, en 1772. Il est probable que de lui descend Marie-Elisabeth Tardieu, épouse de Joseph-

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