EN QUERCY
N' érudit de Cahors, M. L. Greil, nous a fait parvenir de précieux documents sur celte branche. Nous croyons que les Tardieu, du Quercy, descendent de Pierre Tardieu qui reçut, en i?2i, des lettres de noblesse (v. p. 124). Ce qu'il y a de certain, c'est qu'ils sont fort anciens dans cette province. Dans un volume intitulé Teigihir, cartulaire manuscrit des délibérations des consuls de Cahors, on trouve, en 1323 (février), W. (Guillaume) 7rt;i//() (Tardieu), conseiller de la municipalité. Le même ou autre, Guillaume Tardieu, docteur es lois, fut, en 1336, l'un des premiers régents ou professeurs de la nouvelle Université de droit de Cahors, installée tout récemment', dont Pierre d'André fut le premier chancelier. La même année Guillaume de Beaufort, de l'illustre maison de ce nom, dans le bas Quercy, y fut reçu, par lui, docteur és-lois = . Le titre de docteur ès-lois (Jcgiim professor') était alors considérable et les plus grands seigneurs ne dédaignaient pas de l'acquérir. Le professeur (régent) qui précède appartenait sûrement aux Tardieu, de Lauzerte, en Quercy, aujourd'hui Tarn-et-Garonnc, dont nous allons parler.
PREMIER RAMEAU EXISTANT A CAHORS. I. Antoine Tardieu, propriétaire d'un moulin à Cahors, né audit lieu, en 1776, épousa, en i8oé, à Cahors, Jeanne Picau. Il eut IL Pierre Tardieu, greffier du tribunal de simple police à Cahors, né audit lieu, le 2 février 1818, mort le 2 mai 1890, marié, en 185 1, à Louise Durand, dont : 1° Lucien, employé à la préfecture de la Seine (mairie du 6= arrondissement), né à Cahors, le 8 janvier 1852; 2° Pierre Louis, commis-greffier au tribunal civil de Cahors, né à Cahors, le 8 septembre 1857; 3° Jeanne-Marie-Antoinette, institutrice communale à Cahors, née le 6 avril 1865.
DEUXIÈME RAMEAU A CAHORS. Représenté par M. Tardieu, pépiniériste-fleuriste à Cahors, et son frère, Ernest Tardieu, attaché aux ponts et chaussées au service des chemins de fer de l'Eiat. Tous deux petits-fils d'un Tardieu qui, déjà, résidait à Cahors.
I. Les autres premiers régents (professeurs) étaient : Pons de L'Herm, Guillaume de Vassal et Raymond de Sabanac. | 2. Comme la nouvelle Université de Cahors était .à peine installée et n'avait pas de salle convenable, on éleva, dans la cathédrale, pour les répondants, une estrade couverte d'un tapis que la ville avait fait broder à Arras (Annales de la ville de Cahors, par l'abbé Raymond de Foulhiac, manuscrit de la bibliothèque de Cahors; voir ausbi Hislotre de VUniversilé de Cahors, par Baudçl çt Molinowski ; Histoire du Qnerey, par Guillaume Lacoste, t. lU,
BRANCHE DE LAUZERTE (TARN-ET-GARONNE). « Mosseu » (Monsieur) Guilhem de Tardio (Tardieu), pour lui et pour son oncle, Guiraut (Géraud ou Gérard), docteur ès-loix, fit, le 25 mars 1367 une « lausime » (location?) à certains hommes de Brassac (Tarn-et-Garonne) (acte reçu Faure de Constantino, notaire de Lauzerte. N. de Tardieu (peut-être Guillaume qui précède) épousa, en 1369, Yolande de Pechpeyrou, fille de Bernard, onzième du nom, damoiseau, seigneur de Pechpeyrou et de Moncuq et de Philippe de la Mothe (Laine, Archives de la noblesse, t. Mil). De lu descend, N. de Tardieu, tuteur, le 16 janvier 141 5, de Jean de Pechpeyrou, damoiseau seigneur de Pechpeyrou, de la Mothe et de Montbarla (Laine, Archives de la noblesse t. VIII), celui-ci âgé de 7 à 8 ans. De lui descendent « noble » Biaise de Tardieu et Pierre de Tardieu, tuteurs testamentaires, le V avril 1433, de Jean de Pechpeyrou fils de Gaillard, seigneur de Beaucaire, leur oncle (acte reçu Faure de Constantino notaire à Lauzerte). Le même Pierre fut consul de Lauzerte, en 1435. Il possédait la moitié du moulin d'Hebrard, près Lauzerte, par héritage de Jean Hebrard, et donna à fief à G. Autefave des terres sises dans la paroisse de Saint-Paul del Leic (19 août 143 5) par acte reçu Parlery, notaire à Lauzerte. Guillaume Tardieu, fils de Pierre, qui précède, fut consul de Lauzerte en 1455, 1463 (actes reçus Jacques Maurely, notaire à Lauzerte et Sabatery, notaire audit lieu. Enfin, nous pensons que Jean de Tardieu, le compagnon d'armes de Bayard (v. p. 9), est le descendant des précédents; il épousa, en effet, Françoise de Saint-Martin qui lui apporta la terre et château de Noals (prés de Lauzerte); il eut plusieurs enfants, savoir : 1° « noble » Bernard de Tardieu, seigneur de Noals, Rouset (Lot), Saint-Martin de Ginolhac (Tarn-et-Garonne) (acte du
10 décembre 1538); 2° « noble » Georges de Tardieu, seigneur de Saint-Martin (acte du II décembre 1538); 3° « noble » Jean de Tardieu, écuyer, seigneur de Noals et de Rouset (acte du 11 juillet 1541, reçu Guillaume Courtais, notaire à Lauzerte)'; 4° Charlotte, qui, en 1533, épousa, au château de Noals, Gilbert de Gozon (v. p. 14); 5° Magdeleine, mentionnée en 1559.
RAMEAU A NOZAC, près Gourdon (Lot). Nous avons parlé de ce rameau, p. 15.
11 doit venir des Tardieu, de Lauzerte. Etienne Tardieu était notaire à Nozac en 1559, et c'est sans doute son fils qui, vers léoo, était mort et avait pour veuve Antoinette de Vassal. (V. notice de Vassal, Alliances.^ Il y a encore, de nos jours, des Tardieu à Nozac. Commune de Maxou (Lot), on trouve un hameau appelé les Tardieu ; il existe des Tardieu, dans son voisinage, aux hameaux de Jarlau et de Laborie.
I. Voir le manuscrit de Guion de Malleville, Eshats sur le Oiwrcy (bibliothèque de Cahors) qui cite à l'arrière-ban le sieur de Noals, du surnom de Tardieu. — Ce Jean de Tardieu pounait bien être l'auteur des seigneurs de Séjas (v. p. 126).
II y a aussi des Tardicu, actuellement, à Prayssas, à Saint-Martin-Labouval, et à Souillac (Lot).