BRANCHE (EXISTANTE
ETTE branche, qui n'est pas la moins célèbre, a fourni une suite de graveurs qui honorent la France; des membres de l'Académie de peinture, un membre de l'Institut, un membre de l'Académie de médecine (qui fut doyen de la Faculté de médecine de Paris et illustre médecin), un peintre de grand talent, un littérateur, etc., etc. La tradition l'a fait venir du Gévaudan, des Tardieu, de la Lozère. Nous croyons que cette tradition est fondée. Jal, dans son Dictionnaire critique de biographie et d'histoire (gr. in-8, 1867, page 1175); M. Alexandre Tardieu, dans sa Notice sur les Tardieu, les Cochin et les Belle (Paris, 1855, 23 pages in-8) qui se trouve dans les Archives de T art français (t. IV); les grands dictionnaires biographiques contemporains parlent des Tardieu, de Paris, en détail. Nous avons été aidé, dans cette filiation, par le savant M. le docteur Beauvisage, fils d'une Tardieu, de cette branche. Nous le remercions vivement ici.
Filiation. — I. Nicolas Tardieu, venu du Gévaudan, s'établit à Paris, vers 1670, où il fut maître chaudronnier, l'un des plus notables de cette ville. Il est qualifié « bour-
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Reproduciion (réduite)
du portrait gravé dans VEitropc illustre,
par Dreux du Radier, en 17J5.
geois de Paris, » en 1674; il épousa Marie Hciiin, dont il eut : 1° Claude, né vers 1672, maître chaudronnier, juré de sa communauté, demeurant à la montagne Sainte- Geneviève, mort à Paris, le 19 mars 175 1, à 79 ans; il épousa Marceline Pingat, dont A. Pierre-François, baptisé à Saint-Etienne-du-Mont, le 26 décembre 171 1, marié à Marie-Jeanne Mauvais, morte le 26 avril 1756 ; 2° Charles, qui suit ; 3° Nicolas-Henry, auteur du troisième rameau; 4° Jean-Claude, auteur du deuxième rameau ; 4° Jean, auteur du troisième rameau. — II. Charles Tardieu, qualifié maitre chaudronnier, à Paris en 1706-1712, fut aussi planeur en cuivre à la montagne Sainte-Geneviève. Il fut père de III. Jean-Charles Tardieu, planeur en cuivre, place Cambray (Paris) dont IV. Tardieu, graveur, dit le Suisse, lequel eut V. Tardieu (Jean-Jacques?) architecte', pensionnaire de l'Académie de France, à Rome, et rapporteur au Conseil des bâtiments civils, mort à Belleville, le 22 janvier 1833, laissant : 1° Tardieu (Louis-Eugène- Thomas?), architecte, à Paris, rue Meille-du-Temple, 132, moitié 13 janvier 1865, enterré au cimetière du Nord ; 2° une fille, épouse de M. Fauré.
PREMIER RAMEAU. — II. Nicolas-Henry Tardieu, fils de Nicolas et de Marie Hénin, né à Paris, le 15 janvier 1674, fut élève d'Audran, célèbre graveur. Antoine Coypel, alors premier peintre du roi et directeur de l'Académie de peinture, le jugea si habile qu'il l'employa à la gravure de la galerie du palais royal qu'il avait peinte. Il fut ensuite reçu à l'Académie de peinture (29 novembre 1720) sur le portrait gravé du duc d'Antin. II a gravé, en rendant le sentiment et la couleur du tableau ', les circonstances du sacre et le couronnement de Louis XV, d'après Ulin ; les tombeaux des hommes illustres d'Angleterre; la galerie de Versailles de Lebrun, l'embarquement pour Cythère d'après Watteau ; la Samaritaine et l'apparition de Jésus à Magdeleine d'après Bertin, etc. Il mourut rue Saint-Jacques, le 27 janvier 1749 et fut enterré dans l'église de Saint-Benoît. Il avait épousé, en premières noces, en 1700, Louise-Françoise Aveline (veuve de Laurent Baron, dont elle eut Bernard, graveur), morte en 1708 ; en secondes, le 20 octobre 171 2, Marie-Anne Horthcmels, graveur (veuve de Germain Lecocq, écuyer, nièce de Germain Jacques, peintre), morte à Paris, le 24 mars 1727. Il eut du second lit : III. Jacques-Nicolas Tardieu, graveur ordinaire du roi et de S. A. l'électeur de Cologne, né à Paris, le 2 septembre 1716, qui y mourut le 9 juillet 1791, rue du Plâtre ; reçu à l'Académie de peinture, le 25 octobre 1749, sur les portraits gravés de Bon Boulogne et de Robert le Lorrain. Citons de ses gravures : le déjeuner flamand ; Misères de la guerre, d'après Teniers ; l'apparition de Jésus à la Vierge, d'après le Guide ;
I. On croit que c'est Jean-Jacques Tardieu, élève de David Leroy, architecte, grand prix de Rome (1788), breveté élève de l'école de Rome, le i" novembre 1789 (voir Lance, Dklionuaire des ArMUcles, t. II). | 2. Voir r£»ni/)c' illustre, 1755, in-40, qui donne sa biographie.