HUITIÈME SÉQUENCE
Virginis in uleruni , Teccatorum abslulit Tenebras el conlulit Miseris remedium.
Ab arce syderea Descendens lux aurea
Hinc pater ingenitus Preniisit divinilus Gabrielem nunliuni.
Ave dixit nunlius Ex te, virgo, lilius]
Cujus kicis radio Illustra ta concio ^audeat fidelium.
Nascitur pax gaudium, Vita sains omnium.
Jlœc nova lux Cbrislus est In mundo qui natus est Pro salule genlium.
Sint viri coitu Plena sancto Spiritu Concipies parvulum Qui salvabit populum.
IirsTOIRE GÉ.NKRALE DE LA MUSIQI E KKLIGIEtSE.
Ut lurc audit Vii"go phuuiit Et fideli Gahrieli Verba recUlit diilcia.
Quem venturiim et canlica Praedixerunt prophetica.
Ex Maria sic est natus ,
R(!x Mcssyas appcMlatiis
Âitilla:
Sum ancilla
Régis liujus (
Mandata salubria.
)tt)
Qui natus nova gaudia [Dédit renovans omnia.
Nobis ergo presentatum Venereniur rcgeni natum
( Ut) ancillai Mandat ille :
Fiam i>arens Licet carens
0 Maria, vas pudoris, Nostri mater salvatoris ; Hac in die tu Messye Serves reconcilia.
Conjugali copiila.
Ad li;cc verlja non superba Virgo proleni, Stella soleni, Florem gênait virgula.
Ul quos ipse jam redemil Et cruorc sacro omit , Prece pia, nos ad sua Perducat palatia.
^Nous avons tenu à reproduire cette Séquence quoiqu'elle ne soit pas de nature à être réintégrée dans les livres liturgiques, afin de montrer la différence qu'offrent entre elles les pièces composées dans l'unique but de satisfaire au goût des fidèles pour les Séquences, et celles qui ont été écrites par un véritable poëte, tel qu'Adam de Saint-Victor. Il est évident que la cinquième et la huitième strophes ne sauraient être recommandées à aucun point de vue. Les mœurs littéraires ont changé, quoique la pratique de la morale ne soit guère plus parfaite qu'au xii'^ siècle; en revanche, le chant de cette Séquence est fort remarquable, et il a été adapté à plusieurs Proses composées pour les usages des liturgies particulières. Le rhythme en est accentué, et les formes variées de la versification ont donné lieu à un assez grand nombre de phrases mélodiques. Elle ne se trouve dans aucun des recueils impriiués que nous connaissons.