‹ Histoire générale de l'architecture (volume 2)Chapitre 142 sur 309 · S. — Chapiteaux des chapelles du chœur · texte numérisé non relu

S. — Chapiteaux des chapelles du chœur

3 If. — Chapiteau a crocliets des piliers de la nef et du trifoi ium du chœur.

La longueur dans œuvre de ce monument est de Ql" 33. La largeur de la nef, de centre en centre des colonnes isolées, est de lO"" 23 ; la largeur des collatéraux est de k""i& ; la largeur totale de l'église dans œuvre est de lO-VG. La longueur totale de l'église .hors œuvre, y compris le porche, est de 103" 11. Sa hauteur sous voûte est de 22™ 73 ; l'élévation des voûtes des collatéraux de la nef est de 8™ 77; celle des collatéraux du chœur de 8 mètres ; celle des chapelles du chœur 8"" 10.

L'ornementation, rare dans cette église, ne se montre qu'aux chapiteaux et à quelques consoles du chœur. Tous les chapiteaux de la partie qui date du xu<= siècle sont composés de feuillages formés de plantes grasses, de plantes exotiques. Dans le chœur on en voit qui offrent des entrelacs hors desquels pénètrent des salamandres , des oiseaux , des lions magnifiquement dessinés.

Nous n'avons jamais rencontré une plus grande variété dans les chapiteaux, ceux des colonnes accolées aux piliers de la nef seuls se répètent; on y voit cette large feuille à crochets renversés aux angles, style encore en usage au xm" siècle.

Frise il la tour nord-est de Notre-Dame de Xovon.

LIVRR SECOND.

Notre-Dame de Noyon possède encore cinq travées de son cloître élevé au xiv siècle. La salle capitulaire , au milieu de laquelle il y a quatre colonnes isolées sur une rangée, date de la fin du xm'^' siècle, ainsi qu'un pan de mur sur la rue Corbeau, couronné de créneaux a\ant derrière eux une plate-forme destinée à la défense de l'église de ce côté. Les deux sacristies sont du commencement du xiv^ siècle, ainsi qu'un ancien bâtiment ayant, dit-on, servi de prison. L'ancienne construction, qui contenait la librairie ou la bibliothèque, est en bois, et date du milieu du xv'' siècle.

321. — Feilêtif lit; lu !>;a■ll^lK■ ùe Nnti c-L>iinu' de Novnii.

Notre-Dame de Noyon est peut-être le monument religieux où l'ogive se trouve mêlée au plein cintre de la manière la plus prononcée et la plus extraordinaire. Elle s'aperçoit dans les arcades du rezde-chaussée de la nef. ensuite dans le triforium : au-dessus de ce drrnici' règne une ('h'gante priiir galei'ie à ]il('in cintre. La claire-voie, ou l'étage qui offre les grandes fenêtres pratiquées dans la i)artie supérieure du mur couronnant les arcades* de la nef, le triforium et la petite galerie, est formé de baies à plein cintre. Chaque travée contient deux fenêtres jumelles couronnées également d'un plein cintre. A l'extérieur, la partie occidentale de la nef n'offre aucune ogive; celle-ci apparaît à l'extérieur du chœur et des transsepts seuls. Nous

iNOTRE-DAME DE NOYON.

nu pouvons concevoir que l'appaiiiion de l'ogive parmi le plein cinire soit due uniquement au caprice de Tarcliitecte.

Dans les grandes époques où l'architecture n'est point en décadence, les formes ne sont pas produites par le hasard, le caprice ou l'imagination de l'artiste, au xii'^ siècle moins encore qu'à toute autre époque du moyen âge; mais, il faiil le dire, l'apparition de l'ogive dans la cathédrale de ^■o\on est et demeure on ne peut plus énigmatique, si on ne consulte pas l'histoire de cetie ville.

L'évêque de Noyon était un des douze pairs de France, au sacre du

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