‹ Histoire générale de l'architecture (volume 2)Chapitre 202 sur 309 · Plan de ÎV-glise · texte numérisé non relu

Plan de ÎV-glise

de Saint -Martin -le -Grand

à Cologne.

42lj. — Façnde oiiciitule de Saint-Martin-ie-GranO, a Cologne.

qu'une seule petite fenêtre à plein cintre. Le style de Saint-Mari in est d'une"grande élégance. Nous donnons ici sa façade orientale

ntttrS îu ïl.iiiq, Spcicv, aBiu-m?. Jîiiiif* iiiitcrfurfit uiit ttiilctifdi fcflgcfteftt. Scviiii, 18.53. <jr. iii-H. — GailhabauJ, Mniinnienlf nnriens et modernei. — Sanijc, Î0!a(ciif*c îliiÛtÈltit, le. .5' vol. — Chapuy, Allemagne monumenlule. — Mn/en âge Archéologique et Ifonumental, pi. .33, 257.

comme type du style du xii'' siècle sur les bords du Rliin. On peut facilement saisir l'art (jiii a été déployé pour dissimuler la grande masse des murailles. La hauteur du sol à la naissance de la flèche centrale est de 38"" 50, et celle de l'abside jusqu'au toit est de lô^SO. La vue géométrale ne rend point le pittoresque que présente Saint-Martin : mais il faut voir son chœur, son transsept et sa gigantesque tour, de la rue de la Douane (Zollstrasse) ; de ce point, on coni^oit le génie de l'artiste qui conqut et vit dans son imagination son œuvre en perspective.

Le règne des princes de la famille de Hohenstaufen (Conrad III, Frédéric 1", Henri VI, Otton IV, Frédéric 11, de 1137 à 125/i), fut une époque pleine de résultats heureux poLir l'Allemagne. La chevalerie brillait alors dans tout son éclat, et les croisades amenèrent dans les dilïérentes contrées de l'Allemagne la coiniaissance des chefs-d'œuvre de l'antiquité grecque et latine. Malgré les tourmentes intérieures et les giierres à l'étranger, l'Empire se consolidait dans ses fondements : les arts, l'industrie, le commerce prospéraient et le bien-être de la nation allait en augmentant. La liltérature nationale se développait à la cour des Empereurs et dans les châteaux de la féodalité' ; en un mol, le xn" siècle vit s'épanouir une vie intellectuelle pleine de vigueur et d'avenir, dont un des grands promoteurs fut Frédéric \", surnommé Barberousse, empereur en 1152, à l'âge de trente-un ans. Avec beaucoup de noblesse dans le caractère , il était brave , trèslibéral, religieux, mais ennemi des empiétements ecclésiastiques. Son principal but était de rétablir l'Empire comme pouvoir uniquement temporel, en opposition de la toute-puissance que les papes s'étaient arrogée; il rêvait le rétablissement de l'Empire tel que Charlemagne l'avait constitué '. Pour l'époque où il vivait, Frédéric avait des connaissances étendues et il y ajoutait une grande mémoire. Il estimait les artistes et les savants, et en particulier les historiens. Il aimait et savait apprécier l'Architecture, qu'il encouragea dignement dans ses vastes Étals. Aussi est-ce du règne de cet empereur que datent une infinité de moiiuinents cl inie sorte de renaissance dans le goût qui Présida à leur conceiilicjn. Aucun prince ne resta aussi longtemps dans le souvenir populaire, cl longtemps aussi après sa mort, arrivée

1. " Ad Curoli iniitatioiioin jus eoclcshirum, statum veipublica' iiicolumera et legum inlejXritaiein per lûlmn nostnim iiuperium sorvarcnius. •» Coiieitia Gemianiœ , de .!. llai-/.liciin, t. III, )). 3!iit. Imitant Charli-ma^'n-, il faut clicrcliei- à fonder et à consolider le bien de l'iitiit, le dmil de l'i-;;l!Si', l'invinlaliilité des lois ilans toute retendue de notre entpire.

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pciuliiiit la croisade de ll'.iO, an moineiU où il travcrsail le Salcpli ( raiicien Kalykadinus), en Asie Mineure, le peuple le croyant toujours vivant, attendait toujours le retour du grand empereur.

La Saxe est riche en monuments du moyen âge. Au nombre des plus anciens restes d'architecture du x" siècle, il faut ranger la crypte de Saint-Wipert de Quedlinhourg. Son st\le est des plus primitifs et même un peu barbare'. L'église de fiernrode a été commencée en 960. l.lle forme une basilique à trois nefs, de 50"" 80 de longueur dans œuvre : la nef centrale a S^VSde largeur. Celte église a deux chœurs, un à l'orient, un autre à l'occident, ainsi que l'indique le plan. Nous voyons dans ce monument deux" transsepts, l'un à l'est et l'autre à l'ouest. Le chœur occidental est flanqué de deux tours circulaires. Les arcades à plein cintre, qui séparent la nef des bas côtés, sont formées de piliers carrés qui alternent avec des colonnes. Les chapiteaux sont une réminiscence ou une corrLiption de l'antique. Les bases n'ont point de griffes. Au-dessus des collatéraux

règne une galerie donnant sur la nef et formée de colonnes assez élégantes, couronnées de jolis chapiteaux à feuillages ou fuselés ou cubiques. Les colonnes de cette galerie sont déjà griffées. Sous chacun des chœurs, il existe une crypte ; les voûtes d'arête de celle de l'est sont soutenues par quatre jiiliers carrés, tandis que celles de la crypte occidentale le sont par huit colonnes. On pense, non sans raison, que la crypte occidentale avec le chœur qui s'élève dessus et le mur ([ui le couronne, datent de la première moitié du xn'' siècle. A la tour nord-ouest existe une galerie ou des arcades simulées , formées de pilastres et surmontées d'arcs angulaires, composés de deux lignes droites qui se joignent au sommet; sur la tour opposée, cette galerie a de petits arcs à plein cintre. — L'église de Quedlinbourg a de l'analogie avec celle de Gernrode. C'est aussi une basilique à piliers carrés alternant avec deux colonnes. La nef a 28"" 55 de longueur, sur 9"" P de largeur. Elle est formée par quatre piliers carrés alter-

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