‹ Histoire générale de l'architecture (volume 2)Chapitre 210 sur 309 · Plan dn liônie de Naumbourg · texte numérisé non relu

Plan dn liônie de Naumbourg

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en a qiin trois d'exécutées : deux à l'orient et une à l'occident.

La nef de la cathédrale de Bâle a de l'analogie avec celle de Naumbourg; toutefois elle a en plus des galeries au-dessus des bas côtés, mais qui sont formées d'arcades à plein cintre, tandis que celles de la nef sont à tiers point. Le dôme de Bâle a 71™ ^0 de longueur dans œuvre, sa nef a 13" 17 de largeur. Ce monument offre quelques portions élevées à la fin du ^u" siècle, mais la presque totalité date du coniniencement du xui", et beaucoup de parties sont postérieures au tremblement de terre qui eut lieu en 133G, et qui nécessita une restauration complète.

Le dôme de Bamberg, long de 97"" 85 et de 28™ 30 de largeur dans œuvre, date dans ses principales parties de l'année 1111. Mais le 6 mai de l'année 1237 il fut de nouveau consacré, et cette consécration se rapporte sans doute à la restauration entreprise aux arcades ogivales de la nef, aux voûtes et à la décoration extérieure des portails.

Le plein cmtre règne encore aux portails et aux fenêtres, tandis qu'on voit l'ogive dans les voûtes et dans leurs nervures. Ce qu'il y a là de remarquable, ainsi qu'à l'église Saint-Jacques de la même ville, c'est que le transsept est placé à l'occident, et que les portes d'entrée sont situées à l'orient.

Rien n'est plus riche que la façade de l'est avec son chœur polygonal à cinq faces, .ses magnifiques fenêtres, ses tours et ses portails splendides.

L'église Saint -Sébald de Nuremberg a une partie qui est contemporaine du dôme de

Bamberg. 11 s'agit du chœur de l'ouest à cinq pans, des deux tours qui le fianquent, et enfin de la nef centrale. Les arcades de la nef

iACi. — Plan lin Oûnie de B.imberg. Kchelle (le 10 mitres.

lOtli

441, 443. — Chapiteaux du portail de l'ûglisc de Saint-Sébald , a Nurenibevg.

sont à Ogive, les fenûtrcs qui les couronnont sont à plein cintre.

Malgré la présence de l'ogive, le caractère de cette église est encore

on ne peut plus roman. La largeur de la nef est de 7'" 20: les deux

tours, de \kS2 et 1/|83, ont 77 mètres d'élévation.

Quelque éloignées vers l'est et le sud que soient les provinces qui

constituent l'empire d'Autriche, le style de leurs monuments n'est

point essentiellement diiïé-

[ '- J ^ — '^ rentde celui des autres pro-

vinces germaniques. On a découvert en Bohême quelques monuments circulaires avec une petite abside en hémicycle; les premiers ont une coupole, et les secondes sont recouvertes d'une demi-cabtte sphérique. Dans les petites églises de village règne la forme de la croix grecque pour, le

plan, comme à Bochnitz, à Wlnoves; mais le plus généralement la

basilique sans transsept, la nef principale terminée à l'orient par une

abside circulaire, comme à Tisnitz, à Ilos-

tivar, à Saint- Jacques, auprès de Kut- [^

lenberg. Dans cette forme est encoi-e élevée l'église de Prosek, auprès de Prague,

où une tour en avant de l'abside du chœur

accuse la forme de la croix. Au nombre

des édilices du roman avancé , il faut

classer la riche cliapelle de Podvinec, non

loin de Jiuig-Bunzlau : elle offre tous les

caractères du dernier style roman , des

chapiteaux cubiques, ime frise à petits

pleins cintres et un beau portail : celte

chapelle est de la fin du xii" siècle. La

crypte de l'église Saint-Wenceslaw à Alt-

Bunzlati offre des chapiteaux cubicjues,

très-bruts, seulement épannelés à coujks

de maillet ; mais les bases de ses colonnes ont des griffes, ce qui lui

assignerait une date, celle de I<i fin du xit'' siècle. L'égli.se Sainl-

443. — Chapitenti du portail de l'église de Saint-Sôbald , à Nuremberg.

MONUMENTS DU SUD-EST. UlO:^

Georges sur Ir Ilr;i(lscl:iii à Prii,E;no est iiiio Ijasiliqiic à rolonnes et piliers : elle est antérieure à un incendie qui eut lieu en 11/t2. Elle est en forme de croix, avec un chœur circulaire et deux chapelles de même forme sur le mur oriental du transsept. D'autres vestiges romans se trouvent à l'intérieur do l'église de Saint-Paul et Saint-Pierre sur le Wysschrad à Prague. Une autre basilique romane se voit dans l'ancienne église de l'ordre de Prémonlré à Miihlhausen, non liiin de Tabor. La disposilion d'inie seule nef existe dans la chapelle Sainte-Catherine à Tétin (cercle de Prague), dans la petite église de Saint-Jacques (cercle de Czaslau), avec un chœur circulaire et un triforium à l'ouest; dans les églises de Liebhausen (cercle de Leitmeritz), de Rudig et de Poritz. La petite église de Zabor (cercle de Czaslau) est carrée, avec quatre colonnes au centre sur deux rangs-, elle a un porche bien décoré, et une tour qui s'élève au-dessus des quatre colonnes. Les églises de Libitz (cercle de Kaurzini) et de Nudwojowice près de Turnau passent pour des monuments de la transition (commencement du xiii" siècle), et enfin l'église de Tepl (cercle de Pilsen), basilique à piliers, date de l'année 1197. L'église de Sainte- Agnès de Prague a été commencée en l'année 1203.

Dans la .Moravie, on trouve à Znaim la chapelle castrale du vieux manoir des margraves, rotonde ordinaire, avec une abside semicirculaire, et le portail de Sainte-Croix, église des Dominicains à Iglau, avec des ogives écrasées, des colonnes et peu d'ornementation.

Plusieurs restes romans existent dans la ville de Breslau ; quelques parties de l'église de Saint-Vincent, basilique à colonnes, .sont de l'année 1149. Le dôme Saint-Jean de Breslau fut élevé en llf|8, à la suite d'un monument antériein- qui fut démoli. Ce dôme est une basilique à piliers, mais remaniée pendant l'époque ogivale. Il existe à Trebnitz les restes d'une église conventuelle de femmes de l'ordre de Cîteaux, et qui date de 12U3.

Les monuments de l'époque romane sont en petit nombre dans l'archiduché d'Autriche. Nous citerons les portions qui appartiennent à la cathédrale de Saint-Etienne de Vienne, l'égli.se de Deiitsch-Altenbourg, de 1213, la nef de Saint-Pierre de Salzbourg, de 1131, et voûtée en 1203. Des colonnes y alternent irrégulièrement avec des piliers carrés dans la nef, qui a 9'" 32 de largeur. A Seccau, dans la Carinthie (cercle de Ludembourg), la basilique à colonnes, qui appartenait à un couvent, fut commencée en ll/j2 et consacrée en 1164. L'église de Saint-Paul, dans le val de Lavant en Styrie, e.st une basilique

inOi LIVRE SECOND.

à piliers cantonnés de demi -colonnes; le choeur montre déjà une tendance au style ogival. Cette église est donc moins ancienne que la précédente. Ensuite il faut citer la cathédrale de Gurk, basilique à piliers, bâtie sans doute vers 1170. L'Italie fait sentir son voisinage dans rcnseml)le de cet édifice. Au nombre des édifices grandioses de la transition, il faut ranger l'église de Lilienfeld (sur le Trasen), qui faisait partie d'une vaste abbaye de l'ordre de Cîteaux, et élevée de 1202 à 1220. Son chœur primitif était à cinq pans. Dans la suite il fut englobé dans une construction de forme carrée. L'ancien chœur n'avait que 8"" 30 de largeur, celui qui y fut ajouté en a plus de 30 ; il est à six nefs, et toutes ses voûtes sont à un égal niveau. Il y a d'autres monuments de la fin du xii' siècle, ou du commencement du siècle suivant, à Saint-Pulten, à Klosterneubourg, à Ncustndt, à Vienne (l'église Saint-Michel), enfin à Altenbourg et à Salzbourg (église des Franciscains, le dôme et Saint-Zénon), à Innichen.

Au nombre des monuments romans profanes, nous citerons en première ligne le château de Gelnhausen, dont il subsiste le rez-dechaussée, d'une façade de 28 mètres de longueur. Sur un soubassement puissant s'élèvent à droite cinq arcades, hautes de 2"" 66, formées de colonnes jumelles dans l'épaisseur, reliées par des pleins cintres. Vient ensuite une porte élégante, couronnée d'un arc trilobé et avec une riche ornementation. A gauche sont ti'ois arcades semblables à celles précitées : vient ensuite un trumeau, et enfin trois autres arcades. Un perron découvert à deux rampes donnait sans doute accès à l'entrée du palais. Rien de plus élégant que l'ensemble de cette façade, rien de plus ralliné et de plus gracieux que toute la sculpture de ses cordons et de ses chapiteaux! D'après des conjectures et de grandes probabilités, ce château a été élevé par l'empereur Frédéric l'"' Harberousse, entre les années 1170 et 117.Ï. Ce prince, ennemi du 'désordre et par conséquent des prétentions papales, était allé en Palestine, où il accompagna son oncle, l'empereur Conrad III. Là, en Orient, en 1147, âgé seulement de vingt-six ans, son esprit supi'rieur fut frappé des chefs-d'œuvre de tout genre qui se présentèrent à lui. Plus tard, quand il prit le sceptre, il répara les châteaux qu'avait fait bâtir Charlemagne, son idéal ; il en éleva à Hanau et à Triefels, et celui de Gelnhausen. Frédéric aimait les aris et les .sciences, surldut riiisloii'e. La beauté des restes de son palais de Gelnhausen est une preuve qu'il sut choisir un architecte d'un goût accompli. L'entrée du palais de Gelnhausen, ainsi que sa chapelle

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