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'2. Hudintentai-y Trenthe on the Princijihs of Dcsijn in Architecture, l.uiidun , IHÔU, )). 224. Vovez une restauration du monunicTit de i'oisoiina, (lar le due de Luynes, Mnn. ined. â.iH' Inslil., t. 1, ji!. 1^.
TOMBKAUX. bt)7
deux niaiiiijres. Les coniduis ou passages qui al)ouli.shi,'iit aii\ chambres ou rellulcs s'élcndent en spirale dans l'épaisseur de la maçonnerie, et sont parallèles à la circonférence de la tour. La construclion de ces édifices est massive, primitive; elle consiste en pierres brutes posées en assises horizontales; elle est plus généralement circulaire, mais souvent aussi elliptique, et évidemment dans le but de gagner jiIms d'espace pour la réunion des salles. Cette construction est même quelquefois en forme de trèfle; mais elle s'élève toujours en cône, et était terminée sans doute par une calotte sphéritpio. C'est la nature du sol, du roc de la Sardaigne, qui a plutôt fait construire au-dessus que de creuser en dessous.
F.n parlant de la Sardaigne et de ses populations primitives, Pausanias dit que des Ibères, sous la conduite de Norax, immigrèrent dans l'île et y bâtirent la première ville, nommée Nora. Cette tradition reporto à une haute antiquité : ces Ibères furent-ils du nombre de ceux qui, quittant l'Asie, se rendirent dans l'Ibérie (d'Espagne)? Diodore parle aussi des ÎSurhagues et les nomme des ouvrages dédnlicns, ce qui les fait remonter également à un bien grand âge. Le plus ancien Grec qui ait parlé des Nurhagues est l'auteur du livre De Mirahllibus (irspi Ôautzactcov à/'.ocjxaTcov) , attribué à Aristote; voici le passage qui les- concerne : « On dit qu'il existe dans l'île de Sardaigne, entre autres beaux et nombreux édifices bâtis à la manière grecque des anciens, des coupoles constiuites dans des proportions admirables, et qu'elles ont été élevées par lolaos, fils d'Iphiklès, lequel, ayant pris avec lui les Thcspiades, passa dans cette île pour l'occuper. » Ce passage donne également une haute antiquité aux monuments dont il fait mention, car lolaos est l'ami et lo compagnon d'armes d'Héraklès de Béotie '.
Il y avait chez les Étrusques des tombeaux taillés dans le roc; tels que ceux de Toscanella -, de Castel d'Asso ■', de Norchia ' et de Sutri. Les façades en sont simples, composées d'une plinthe, d'une porte et d'un entablement formé de diverses moulures, mais d'une apparence lourde et massive. Ces façades forment avant-corps. 11 est à regretter
1. Vove?. sur les Nurliag'ues, Notice mr les Nuraghes delà Sardaigne^ covsidèiès dans leurs riipporls aiec les résultats des recherches sur les monuments cyctopéens ou pèlnsgique'i. par L.-C.-F. Petit-Badel. Paris, 1826. In-H. — La Marniora, V'oi/af/e en Surdoigne.
■->. Mieali, pi. 63, 1, 2,
■i. lUonumenli medili, elc, t. I. pi. 6(1.