Enceinte de Khorsabad
Cette enceinte est composée d'un soubassement formé de grandes pierres de taille aux angles et de petites pierres taillées sur la face extérieure seulement, qui ne paraissent pas avoir été juxtaposées, ni cimentées. Ce soubassement a 1 mètre de hauteur: au-dessus, s'élève un massif de briques crues de douze rangs. Ce mur d'enceinte avait l/i mètres d'épaisseur. En dehors de ce mur, on a retrouvé des traces de fossés. Il est aussi interrompu par des vestiges de tours.
Au nombre des sujets représentés sur les bas-reliefs qui ornent à l'intérieur les différents palais de Ninive, on remarque un arbre de chaque côté duquel se trouve placée une figure d'homme ou de prêtre à tête d'aigle. Cet arbre sacré, qui semble recevoir les adorations de ces deux figures, est l'arbre de vie, dont les Juifs ont fait l'arbre de la science du bien et du mal du paradis. A mesure que les monuments
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hisioi'iques de l'És^pte et de l'Asie occidentale sont mieux connus, on apprmd à connaître Forigine de tous les symboles et de toutes les allégories dont les Juifs et les Arabes se sont servis dans leurs livres sacrés.
On a découvert dans le palais central de Nimroud un obélisque en marbre noir à quatre faces, surmonté de trois gradins. Il est orné de vingt bas-reliefs représentant un roi d'Assyrie recevant le tribut de plusieurs nations conquises. Ce tribut consiste en animaux sauvages divers, en vases de métal précieux, en bois rares et autres objets de valeur ; il est en outre cbargé de cent vingt lignes d'écriture en caractères cunéiformes qui retracent les annales de trente et une années. On pense que cet obélisque date du règne de Divanoubar qui l'éleva vers Tannée 885 avant l'ère vulgaire. Aujourd'hui, il fait partie de la collection des monuments assyriens du British Muséum. 11 paraît que les obélisques, de petite dimension à la vérité, étaient en usage sur les bords du Tigre et de l'Euphrate. Théophraste ^ parle d'un obélisque d"émeraude haut de k coudées et long de 3, offert à un roi d'Égvpte par un souverain de Babylone. On voit sur l'obélisque noir de Mmroud l'éléphant, le taureau, le rhinocéros et le chikara ou grande antilope indiennne. Parmi les peuples tributaires représentés sur les bas-reliefs du palais de Kouyounjik, on en remarque qui portent une coiffure en plumes, ressemblant à celle des peuples de l'Amérique, à celle des Mexicains surtout-. Dans le journal la Presse.du 2 juin 1857, il y avait dans les faits divers l'article suivant :
u On lit dans VÉcho du Pacifique : Un interprète chinois, M. James Hanley, de Chinese Caip.p, comté de Tuolumne, a transmis dernièrement au Bulletin une note fort intéressante qui tendrait à établir que le continent américain a été découvert, il y a quelque chose comme 1,/tOO ans, par les Chinois. Nous empruntons à cette notice les passages qui nous ont paru les plus curieux.
« L'histoire chinoise contient la description (rnii immense territoire situé à 20,000 le (mesure du pays . environ 9.000 milles, du Japon, à l'est, de l'autre côté de l'Océan. Cette description semble applicable à la Californie et au Mexique. Les historiens désignent ce continent sous le nom de Fusang, et constatent que plusieurs prêtres buddhistes y pénétrèrent en l'an ^59.