Hérodote, 1. i, c. clxxxi
2. La grande pyramide de Chéops à ^Memphis avait à sa base 232'" 85, et 146'n52 d'élévation.
grand autel, tous les ans, à la fête de ce dieu, mille talents pesant d'encens'. Il y avait aussi dans l'enceinte sacrée une statue d'or massif de 12 coudées (5"" 54) de haut, dont Xerxès s'empara.
Ce fut probablement aussi le sommet de cette pyramide qui servit aux Chaldéens pour leurs observations astronomiques. C'est sans doute là que, même avant Nabuchodonosor, les savants avaient établi leur observatoire. Alexandre avait décidé qu'à son retour de l'Inde il restaurerait le temple de Baal ; dans les derniers temps de sa vie, il employa dix mille travailleurs pendant deux mois à cette entreprise; mais il ne parvint qu'à déblayer les décombres des fondations primitives : sa mort suspendit ces travaux. Après lui, personne ne songea à les continuer 2. D'après les découvertes et les recherches faites par les voyageurs, il est certain que le noyau de cet édifice était construit en briques séchées au soleil et en mortier; que la base était revêtue de briques cuites au feu posées avec de l'asphalte, afin de la garantir de l'humidité. On a observé une particularité dans cet immense édifice : les caractères cunéiformes imprimés dans ses briques sont toujours placés en dessous d'elles, tandis que dans les monuments d'un âge plus récent, ces mômes caractères se voient aussi sur les faces extérieures et même sur les faces en tous sens.
Dans le onzième chapitre de la Genèse, il est parlé de la tour de Babel, à l'occasion de la confusion des langues. Les Juifs ont ignoré l'existence de Babylone jusqu'au règne d'Ezéchias (725 à 696 avant l'ère vulgaire). Le récit, dans lequel il est fait mention de l'histoire de la tour de Babel, n'a été composé que dans l'espace de temps compris entre les années 625 et 539, à l'époque oii Babylone était la capitale de l'empire babylonien. Ce récit se rattachait à la pyramide de Bélus, probablement eu ruine ou fortement endommagée dès cette époque. La fameuse tour de Babel, cause présumée de la confusion des langues, a été prise par l'auteur juif pour point de séparation entre les langues dérivées du sanscrit et les langues sémitiques. Seulement ce dernier y a mêlé du merveilleux , selon l'habitude des Arabes. 11 n'y a donc rien de surnaturel dans la construction du temple de Belus, et il ne faut pas prendre au sérieux ce qu'en dit l'auteur juif.
Le tombeau de Bel était placé dans son temple; il fut ouvert par