‹ Histoire générale de l'architecture (volume 3)Chapitre 148 sur 298 · Elian., vol. II, 1. xiii, cm · texte numérisé non relu

Elian., vol. II, 1. xiii, cm

l'édifice ; il y a seulement fait des additions ou rebâti un édifice plus ancien. Or donc, quoiqu'il paraisse par les inscriptions de Nimrod que le palais du nord-ouest aurait été élevé primitivement par un roi qui vivait longtemps avant celui dont le nom se trouve sur les parois de ce monument, jusqu'à présent, cependant, aucun fragment appartenant à l'époque de ce monarque antérieur n'a été découvert. 11 en est de même pour d'autres ruines assyriennes. Il n'est donc pas impossible que, dans un temps à veoir, des restes plus anciens seront découverts au Birs'. De même que les pyramides d'Ég^,pte, la tour de Babylone était un temple qui aussi, comme les pyramides, a pu servir d'observatoire et pour conserver en même temps les mesures itinéraires. La tour de Belus a encore pu servir de gnomon : c'est ce qu'indiquerait le haut pilier qui couronnait l'édifice. Les heures pouvaient y être indiquées par l'ombre portée du pilier sur l'arête des degrés ou terrasses. Ce fut des Babyloniens que les Juifs apprirent à connaître les heures; car dans les livres de l'Ancien Testament antérieurs à la captivité, il n'est nulle part question d'heures. Nous savons encore par Hérodote - que les Grecs eux-mêmes tenaient des Babyloniens le pôle, le cadran solaire et la division du jour en douze parties. Achas , roi des Juifs, avait pu recevoir de Tiglat Pileser un petit gnomon ou cadran solaire en présent, fait à l'instar des grands gnomons en usage dans la Babylonie.

1. A. -H. Layard, Discoveries in the Ruins of Nineveh and Babylon, etc., un vol. 1B53, p. 496.

Page 1