‹ Histoire générale de l'architecture (volume 3)Chapitre 286 sur 298 · LIVRE Pli K Ml F. R · texte numérisé non relu

LIVRE Pli K Ml F. R

L'architecture des temples de la Sicile, île éloignée du grand centie grec, et préservée, par conséquent, pendant un certain temps, des innovations importées de l'Asie dans la mère patrie, conserva un caractère d'archaïsme dont témoignent les édifices existants aujourd'hui. Le sacerdoce de l'Apollon de Delphes avait étendu son action et sa prépondérance jusqu'en Sicile où il introduisit les règles hiératiques consacrées à l'architecture religieuse. Cette action religieuse dût être d'autant plus puissante et plus absolue dans cette île, que les Grecs y furent longtemps en contact avec les Phéniciens et avec

certains peuples africains, d'une religion toute différente, qui, selon Thucydide, s'étaient logés autour de toute la Sicile et s'étaient emparés des promontoires et des îlots adjacents pour commercer avec les Sicules. La race ariane eut donc encore à lutter contre la race sémitique, pour faire prévaloir Tordre et la civilisation.

Les colonies grecques de la Sicile devinrent puissantes, et la conscience de cette force se manifesta par des monuments d'architecture de colossales dimensions.

Il existe encore aujourd'hui à Syrakuse\ dans la presqu'île d'Ortygia , qui forme une partie de la ville, quelques colonnes avec leur entablement qui ont appartenu à un temple d'Artémis. L'échiné du chapiteau de ces colonnes est très-saillante (72 centimètres sur le fût), et resseml)lt' aux échines des plus anciens temples de Sélinunte.

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