Église de Vignory
1. Oderic Vital, HiU. ecclu., I. ni, fait un grand éloge de cet ecclésiastique ! « ICju» in»enii laus, super otnnes artifices qui tune in Gallia erant. ••
2. Voyez, dans la quatrième volume des Anttales de la tociété de» antiquaire* de .Vorwian- Jie, p. 17 » à 496, un mémoire de M. Lo Prévost donnant la description de Snlnt-SamMin.
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L'ancienne cathédrale de Beauvais , celle qui était antérieure à la cathédrale actuelle et qu'on nomme la Basse-Œuvre, est encore un monument du x' siècle. C'était une basilique avec des arcades latérales à plein cintre , à plafond plat et ayant des piliers carrés qui séparent la nef des bas côtés. Cet ancien monument fut en partie démoli lorsqu'on entreprit, au xvic siècle, la construction de la nef actuelle, mais qui est restée inachevée. Ce qui subsiste de la Basse-Œuvre forme un rectangle large de 22 mètres environ , sur une hauteur de 16 mètres jusqu'à la base du fronton; sa longueur est de 25 mètres. La nef avait sur chaque face cinq fenêtres à plein cintre , à claveaux séparés par deux ou trois briques cimentées.
In cordon horizontal, formé de briques accouplées, court d'une fenêtre à l'autre au niveau de la naissance du cintre et dessine l'archivolte. Les collatéraux élevés aux deux tiers de la nef ont des fenêtres pareilles, mais un peu plus grandes. La façade de l'ouest a une porte centrale à plein cintre large de 3 mètres; à droite et à gauche existe une autre porte plus petite de 2 mètres de largeur, et pour chacun des collatéraux une porte large de 3m 50 , c'est-à-dire plus large que la principale, mais moins haute. On ne voit, soit à l'extérieur, soit à l'intérieur, ni corniche, ni aucune moulure saillante ou ornement sur le nu des murs. La façade de la Basse-Œuvre est visiblement postérieure au corps du monument : il y a tout lieu de croire qu'elle date du xne siècle, lorsqu'une restauration était devenue nécessaire. Enfin, nous rangerons encore au nombre des monuments du xe siècle les collatéraux et les transsepts de l'église Saint-Étienne de Beauvais et l'église Saint-Géneroux', département des Deux-Sèvres.
Jusqu'au xp siècle, les églises étaient la plupart bâties en bois. L'art ou la science de la charpente, quoique compliqué, l'est moins cependant que l'art de la coupe des pierres. Aussi les monuments de pierre étaient-ils rares et réservés aux grandes villes. Mais avec les progrès de la coupe des pierres arrivèrent aussi ceux de l'architecture ; car la coupe des pierres conduit naturellement à la statique ou science de l'équilibre. Or, les mathématiques servent de base à ces deux sciences.
Vers la fin du x° siècle, un homme eminent par sa position, son caractère et son mérite, le bénédictin Gerbert, natif de l'Auvergne, et premier pape français sous le nom de Silvestre 11 : cet homme, disons-