Accouut of a Tour in Xormautly, t. II , p
3. Ordtnc Vital , p. 852. — 4. Duchesne, Script. Aorm., p. 309. 5. Architectural Nottt on German Chunhet, 1835, 2« edit., p. 177.
été élevée vers le milieu du xv" siècle , pendant l'épiscopat de Jean La Balluc, favori de Louis XI. Le chœur est du commencement du xiv° siècle. Les chapelles de la nef et du chœur sont de H00. Le transsept du nord est surtout beau dans son style, quoiqu'il soit déjà formé du flamboyant avancé. L'extérieur de ce transsept ressemble beaucoup à la partie centrale du portail de la cathédrale de Rouen.
L'église collégiale de Notre-Dame à Étampes mérite d'être rangée parmi les monuments historiques les plus remarquables delà France. Son aspect extérieur n'est ni beau ni imposant; son portail occidental consiste en un mur élevé couronné de créneaux. Au-dessus s'élève la tour carrée aux deux premiers étages, et octogone au troisième, où elle est flanquée aux quatre angles de quatre petites tours délicates. Une pyramide octogone et de moyenne hauteur termine enfin la tour de Notre-Dame. Le portail méridional , de la fin du xue siècle ou du commencement du xiu<\ est digne de l'attention particulière de l'antiquaire et de l'artiste. On y trouve des chapiteaux presque uniques dans leur genre; au lieu de feuilles, de rinceaux, ou de têtes dé chimères, ils présentent des scènes entières du Nouveau -Testament sculptées avec beaucoup d'art. Ainsi, à droite, nous voyons l'Annonciation, la naissance de Jésus, la fuite en Égyple, etc.; à gauche, c'est la présentation au temple , la tentation de Jésus sur la montagne, etc. Les petites figures de ce portail ont une délicatesse et un fini qui témoignent qu'elles sont dues à des mains très-habiles à exécuter la belle conception de l'artiste. Au-dessous des chapiteaux en question, et de chaque côté de la porte, on aperçoit trois grands personnages sculptés sur la pierre et revêtus de longues robes. L'un d'eux, qui tient dans ses mains les tables de la loi , est sans doute Moïse; un autre, qui porte une verge, est probablement Aaron. Les autres ne portent aucun emblème qui puisse les faire reconnaître. Ces figures, grossièrement exécutées, sont surmontées chacune d'un couronnement ou baldaquin élégant, composé d'architecture. Dans la partie supérieure du portail, dans l'espèce de tympan circulaire par le haut, horizontal par le bas, formé par le plein cintre qui le domine et qui couronne l'entrée méridionale de l'église, on voit sculptés environ trente autres personnages vêtus de robes, tous assis et tenant en main des lyres et autres instruments à cordes. M. Maxime de Mont- Rond1 pense que l'artiste a voulu consacrer dans ce bas-relief lesou-
]. Et$ais historique» tur la viilt d'Élamptt. 2 vol. in-8. Etampes et Paris, 1836. I" TOI., p. 58.
SAINT-CONTKST, PRÈS GAEN.
venir du célèbre concile national tenu sous le règne de Louis le Gros, en 1130.
La nef principale et les collatéraux forment la partie la plus ancienne de Notre-Dame d'Étampes, et appartiennent au règne du roi Kobert, du commencement du xi" siècle. La nef n'a que deux travées; les colonnes en sont grosses, courtes, peu élégantes, mais les chapiteaux qui les couronnent sont fort caractéristiques, quoique peu élevés et aplatis sur eux-mêmes. Quelques-uns sont ornés de figures bizarres et symboliques. Les feuilles représentent une végétation exotique, pour la plupart des plantes grasses, semblables en cela à l'ornementation employée dans les monuments avant le xme siècle. La simplicité et les parties lisses des chapiteaux de Notre-Dame annoncent que la peinture devait venir en aide à la sculpture, afin de produire cette richesse et cette magnificence que nous admirons dans l'architecture polychrome de quelques édifices de l'Allemagne, et surtout de l'Italie.
La totalité du chœur et les transsepts appartiennent, par leur style et par les ornements, à la seconde moitié du xir5 siècle. Les colonnes sont élégantes et annelées, et sont toutes, ainsi que les colonnettes, d'un petit diamètre pour leur grande élévation. Celte légèreté distingue d'une manière toute particulière l'église Notre-Dame d'Ktampes. Il est à regretter que la terminaison du chœur ait été mutilée. Ainsi, au lieu d'une jolie abside circulaire, flanquée de chaque côté de chapelles * éclairées par un demi-jour, on aperçoit une grande fenêtre qui coupe carrément l'extrémité orientale du chœur. A droite de cette partie de l'enceinte sont deux jolies rosaces, placées au-dessus d'un grand vitrail en verre de couleur, mais dont les nombreuses dégradations ne permettent guère d'apprécier le sujet.
La forme de l'édifice entier est fort irrégulière; le clocher n'est point placé sur l'axe de la nef; les bas côtés sont inégaux, surtout dans la partie supérieure. Ainsi, tandis que celui de droite se développe et s'élargit en avançant vers le haut de l'église, celui de gauche, au contraire, se replie sur lui-môme, et laisse à peine à son extrémité place pour une étroite chapelle. D'autres parties de l'église sont du xve et du xvi* siècle.
Au nombre des édifices de la seconde moitié du xne siècle, il faut ranger le chœur de l'église de Saint-Contest, pK s Caen. On y voit des fenêtres cintrées, ayant l'archivolte ornée de zigzags et portée sur des colonnettes. Ces fenêtres et la corniche à modillons ou corbeaux qui
UVRK SECOND.
forme l'entablement, annoncent l'époque de transition. Quelques-uns des cintres des fenêtres offrent même une ogive très-obtuse.
Sur la rive méridionale de la Seine, à quelques kilomètres de Houen, il existe une petite chapelle appelée Saint-Julien ', et qui date