Ot aémiranda Colonix magnUudine. Cologne, 1645. In
tiale de Hirschau, bâtie en 837, décrite par Jean Trithème1 ; la cathédrale de Mayence, commencée en 978, et l'église Sainte-Geneviève à Cologne sont ornées de tours.
C'est l'emploi des cloches et la nécessité de leur conservation qui ont donné naissance au système des tours adaptées aux églises. Leur dénomination, pendant le moyen âge, semble confirmer cette conjecture : On les appelait lurres, campanarium ou campanile : ces mots sont synonymes a.
Les tours sont antérieures aux minarets arabes qui ornent les mosquées. La tour a été créée par nécessité et non par le caprice ou le goût des architectes. On trouve souvent, et plus parliculièrement#en Italie, des tours isolées des églises, ce qui semble prouver un but d'utilité et non une exigence esthétique. Il parait qu'il n'y avait qu'une seule tour dans les plus anciennes églises. A Notre-Dame d'Aix-la-Chapelle il y en a déjà deux. On a peut-être encore attaché quelque signification mystique à la tour chrétienne. Peut-être aussi l'emploi des tours est-il dû à la nécessité de se défendre contre les barbares. On les utilisa en second lieu pour y placer les cloches.
Les Grecs et les Romains n'ont point fait usage des tours pour leurs monuments sacrés. Ils les ont employées dans leur architecture militaire. Leurs forts ou citadelles étaient nommés de la tour qu'on y voyait. Tnipyot, burgi: de là en allemand burg, en français bourg. 11 est probable que la tour du moyen âge a été imitée de celle des constructions romaines ; car pendant le moyen âge, la plupart des églises étaient aussi en quelque sorte des places fortes. La situation élevée des églises, leur construction en pierre, la substitution de beaucoup d'entre elles à des temples et à des forts romains, sont des causes qui peuvent faire présumer leur origine antique et surtout romaine. Mais les chrétiens ont développé d'une manière particulière, et qui leur est propre, le système des tours, soit dans la forme, soit dans leur situation et leur nombre. Ixi forme antique était carrée, octogone, ornée d'un socle ou base ; les faces étaient lisses et non interrompues, couronnées de créneaux, et