L'ORNEMENTATION
apparaître aux églises nouvelles ces riches portails, comme ceux de Notre- Dame de Paris, de Notre-Damo de Reims, de Notre-Dame d'Amiens, de Notre-Dame de Strasbourg, de Notre-Dame et de Saint -Jean -des- Vignes de Soissons, etc. L'œil se perd dans le nombre, la variété et la profusion de leurs détails. Le nombre et les dimensions trop fortes des faces nues devaient disparaître de l'architecture du xin" siècle. Les surfaces qui avaient à recevoir la figuration de sujets offerts comme exemples au peuple devaient s'agrandir, l'accompagnement architectural se métamorphoser et tendre vers le ciel, en se débarrassant de la ligne horizontale, qui, reste d'un souvenir de l'architecture de l'antiquité, s'aperçoit encore d'une manière assez prononcée dans le style à plein cintre. Cet accompagnement devait prendre une direction ascendante. Au xur siècle la ligne perpendiculaire triomphe sur la ligne horizontale.
A partir du xur siècle, la sculpture, l'ornementation des monuments commencèrent à porter un caractère nouveau et national, repoussant tout ce qui est étranger. On ne voit plus la plante grasse régner seule dans les chapiteaux à feuillage, dans les frises et les corniches. La nature occidentale entre entièrement dans la sculpture d'ornement. La végétation de nos prés et de nos forêts sert *le modèle. Mais comme l'art du xmc siècle est basé sur les éléments qu'on aperçoit dans la nature, sur des éléments géométriques qu'on découvre aussi dans la formation des minéraux et l'agrégation de leurs surfaces, dans la formation également des plantes, dans la disposition de leurs feuilles, de leurs semences et de leurs fleurs, les plantes furent employées d'une manière géométrique et régulière. Leur forme fut disposée selon le cercle, le carré, le triangle et' selon divers autres polygones.