Germania, ch
'2. Tarit?, Annalr*, I. I, Hi i l — Taiifinti Tomplnm était situé au suJ-ouot de M nmter.
riens (Riedirierun ) est situé? une ville nommée Riedegost (aujourd'hui Rethra, dans ie sud-est du Mecklembourg-Strelitz), de forme triangulaire, pourvue de trois portes d'entrée et entourée de toutes parts d'une grande forêt dont les indigènes prennent soin et qu'ils regardent comme sacivc. Deux de ses portes sont ouvertes à quiconque veut pénétrer dans la ville; la troisième, située vers l'orient et la plus petite, conduit à un sentier le long de la mer et offre une vue qui saisit de terreur. Il n'existe rien à cette porte qu'un sanctuaire en bois et bien bâti , dont le toit est supporté par les cornes d'animaux divers et qui le soutiennent comme fondement. Les parois extérieures de ce sanctuaire sont ornées de diverses images de dieux et de déesses qui , autant qu'on peut en juger, ont été sculptées dans le bois avec un admirable talent. Mais à l'intérieur sont placées les statues d'idoles faites par la main des hommes, avec chacune leur nom sur leur piédestal, terribles à contempler; car elles sont armées de pied en cap avec casque et armure. Le principal d'entre ces dieux est nommé Zuarasici et il est vénéré et invoqué par tous les gentils'. »
Le contact continuel des Germains avec les Romains pendant un espace de temps de plus de quatre siècle changea les coutumes des premiers. Ils imitèrent d'abord l'architecture militaire, celle appliquée aux retranchements des villes ; on s'empara des anciens châteaux forts, et on en bâtit de nouveaux. Ensuite vint le christianisme enseigné en 650 par l'évêque gaulois saint Emmcran, l'Irlandais Kilian mort en 687; en 730 par l'Anglo-Saxon Willibrod, et enfin en 816 par le moine anglais Winfrid qui plus tard fut nommé évéque sous le nom de Boniface (823). Dès ce moment les arts commencèrent à poindre partout où pénétra le christianisme , qui envahit bientôt la partie centrale de la Germanie.
Jusqu'à la fin du xni° siècle, il y eut des luttes et des guerres continuelles en Allemagne : d'un côté était l'empereur qui cherchait à établir l'unité de pouvoir, de l'autre était l'Église et la féodalité qui défendaient la puissance qu'ils s'étaient arrogée; la noblesse et l'église cherchaient à se saisir du pouvoir temporel. A côté de ces rivalités, il y en eut encore une autre : ce fut celle des villes où s'élevait insensiblement une bourgeoisie qui demandait aussi ses immunités. Il y avait de plus diversité de races en Allemagne : les Windes s'étaient fixés le long de l'Elbe, les Slaves et les Tschèches