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PALAIS DE FIROUZ-ABÂD

La

FiG. iQ. — Palais de Firouz-Abad. — Vue

EXTÉRIEURE. CONTREKORTS. GaLERIE

d'évide.ment. Coupoles des grandes salles. (Cliché de l'auteur.)

comparaison de 1 édifice avec des constructions parthes bien datées telles que le palais d'Hatra (fig. 5) et le temple de Kingavar décrites ci-dessous, comme lemplol de l'un de ces motifs égyptiens introduits en Perse par les Achéménides et abandonnés sans retour après leur chute montrent que le palais de Firouz-Abàd est antérieur au passage d'Alexandre. Contre cette limite chronologique, on ne saurait objecter la présence de la coupole, puisque son emploi fort ancien est attesté par un bas-relief assyrien (fig. 23), par la relation du voyage à Babylone d'Apollonius de Tyane (Philos. I, 25), implicitement par Strabon (XVI, 1 , 5) et que, vers le ll^siècleav. J.-C, des copies de coupoles sur trompes furent faites à Bamian, entre la Perse et rinde. A plus forte raison, ne peut-on faire descendre l'époque de la construction jusqu'au temps des Sassanides.

Outre que la construction des voûtes atteint sous cette dynastie à la perfection (/n/. ,p. 5 à 9) , outre que le style sassanide diffère absolument du style achéménide (zn/., p. 1 7), il est sans exemple qu'un ornement étranger et aussi caractérisé que l'encadrement des portes de Firouz- Abàd soit ressuscité dans son

pays d'adoption, après un aban- Fig. 20. — Palais de Firouz-Abad. don plus de sept fois séculaire. Portes des grandes salles.

Ll • j'Lj . • Encadrement et couronnement

e palais d Hatra — rive

. . ^, ^^. \ Ar\ \ ^ persepolitains.

droite du 1 igre, I4U k. de (cuché de v auteur.)

ESPAGNE

FiG. 21. — Persépolis.

Porte du petit palais de Darius.

(Cliché de l'auteur.)

Mossoul — répond à un état de l'architecture perse antérieur à Tannée 116, où il fut assiégé sans succès par les armées de Trajan.

Il occupe le centre d'une enceinte circulaire de type assyrien de 2 1 00 m. de diamètre, composée d'un avant-mur, d'un fossé et d'une muraille flanquée de quarante-deux tours. Le palais présente, en façade, des salles alignées, au nombre desquelles se trouve un vestibule suivi d'une salle carrée (fig. 5). Cette dernière, qui était couverte d'une coupole ou d'une voûte d'arête, est entourée d'un déambulatoire. C'est le perfectionnement de la disposition ébauchée dans le Fars. Les murs formant culées ont reçu un surcroît d'épaisseur ou sont consolidés à l'aide de contreforts extérieurs. A la décoration égypto-persépolitaine du palais de Firouz-Abàd, ont succédé la décoration grecque bâtarde adoptée sous le règne des monarquei arsacides, qui tiraient vanité de leur philhellénisme, et quelques ornements nouveaux : têtes en bas-reliefs sur les voussoirs des arcs et sur les assises des pilastres, frise couverte d'un ceps de vigne contourné en sinusoïdes, pilastres couronnés de feuilles d'acanthe.

Les progrès accomplis dans l'art de bâtir, comme la disparition définitive de toute trace de style égyptien, assignent au palais d'Hatra une date très postérieure à celle du palais de Firouz-Abâd et, par conséquent, â ce dernier l'époque oîi je l'ai placé. L'examen du palais d'Hatra suggère une autre remarque.

Fig.

— Palais de Firouz- Abao.

(.jranok salle restaurée.

f/Jc'ss/n de railleur.)

FiG. 23. — Lavard. — Bas-relief ASSYRIEN. Coupoles hémisphériques

ET OVOÏDALES.

— ART HELLENISTIQUE

Sa décoration rapprochée de la construction, au cœur de la Medie, [ ~' du temple dorique de Kingavar et 1 i des ornements géométriques de style perse du temple de Baalbeck témoignent des unions qui se firent sous le règne des Parthes entre l'Orient iranien et l'Occident gréco-romain.

Elles eurent pour résultat la création d'un art mixte, de l'art hellénistique, dont le foyer fut en Asie Mineure et dont Rome sentit l'influence bien avant qu'il n engendrât l'art byzantin. Ensuite il pénétra non seulement dans l'Egypte copte, mais au cœur de l'Hedjaz où il se confondit avec un sédiment perse contemporain de la domination des Achéménides. Les tombeaux nabatéens de Hégra offrent des modèles intéressants de ces thèmes composites.

1— — 1 Les chambres funéraires d'Ouarka

remontent aussi à l'époque des Parthes. Elles présentent le même mélange de motifs perses et de motifs gréco-romains. On y trouve, en plus, des claires-voies ajourées qui dessinent des entrelacs de cercle et des combinaisons géométriques, puis des peintures décoratives sur les murs et les fûts de colonnes, oii alternent des chevrons rouges, verts, jaunes et noirs. Enfin, dans un monument plus ancien que les tombes, il existe des mosaïques formées de petits cônes en terre cuite engagés par la pointe dans un enduit de pisé et que la seule action du feu a colorés en jaune, rouge et noir.

Le palais sassanide de Sarvistan (entre Chiraz et Firouz-Abâd)

Fio. 24. — Palais de Sarvistan.

Galerie C (uari. ■;')■ Voû tes

EN berceau. Contreioris

SLR COLONNES. De.MI-COIPOLES

SLR TRO.MPES.

(Cliché de railleur.}

ESPAGNE

Fi G. 25.

Palais de Sarvistan. — Façade latérale droite.

(Cliché de l'auteur.)

comporte des porches, une grande salle carrée, deux galeries et diverses pièces rejetées à 1 opposé de la façade (fig. 3, 25).

Les murs sont en moellons et les voûtes en briques. Les colonnes sont maçonnées et, en guise de chapiteau, ont une dalle carrée (fig. 24, 27).

Les corniches se composent de bandeaux plats et de dents de scie (fig. 28). Quel que soit leur rôle constructif, les grandes voussures sont ovoïdes. Les salles carrées A, B et l'extrémité de la galerie C sont couvertes respectivement de coupoles ovoïdes (fig. 25, 28) et de demi-coupoles sur trompes (comp. fig. 26) ; les pièces longues portent des berceaux.

La stabilité des voûtes est encore due soit à l'appui que se prêtent les diverses parties de la construction, soit à des murs évidés. Les évidements, au lieu d'être timides, participent à l'ornementation intérieure et sont constitués, dans les salles à coupoles, par des arceaux profonds dont les naissances reposent tantôt sur des culées pleines, — c'est la disposition A {genre a, fig 3), — tantôt sur des culées massives dans le haut, mais portées vers la base sur des voûtains et des colonnes isolées des murs, — c'est la disposition B

{vari. y.% fig. 3, 27), — et, dans les galeries C, par des demi-coupoles raccordées au moyen de trompes en forme de coquille cannelée du genre pecten et portées, elles aussi, sur des voûtains et des colonnes isolées iyari. y', fig. 3, 24). Grâce aux demi-coupoles introduites dans la construction des deux nefs latérales, les poussées

FiG. 26. — Kasr Kharaneh.

A l'extrémité de la salle,

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