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DE MARQUETERIE

(Musée archéulogiqne de Madrid.) iClichc de r au leur.)

par Juan de Benavente (fig. 561), de Cadix par A. Suarez (fig. 559), de Jaen par Juan de Ruis, les crosses (fig. 558), les croix processionnelles (fig. 562), les calices, les paix (fig. 563), les tabernacles, les devants d'autels, les lampadaires, les statues. Le groupe et les petites figures de la Capilla de Santa Cecilia de Jaen en font une œuvre accomplie.

Broderie. — L'art de la peinture à l'aiguille est exercé par des brodeurs dont les orfrois sont au nombre des merveilles conservées dans les cathédrales (fig. 564, 565).

Mobilier. — Les crédences et les coffres, les lits, les candélabres (fig. 567) participent du style de la Renaissance française avec des accents platéresques. Les sièges gardent parfois un caractère mudéjar. En ce cas, les bois reçoivent des incrustations de nacre, d'ivoire, d'argent (fig. 566),

Armes. — Si les belles armures sont commandées souvent en Italie et en Alle-

(Musée arch. de Madrid), la porte de la cathédrale de Burgos qui répond au cloître, celle de la sacristie dans la cathédrale de Cuenca et les riches boiseries de la sacristie, dans la cathédrale de Murcie.

Orfèvrerie, — On ne se lasse pas non plus d'admirer les custodias (ostensoirs) des cathédrales de Barcelone et de Gérone d'un style gothique très pur, celles des cathédrales de Cadix (fig. 557), de Cor doue (1513), de Tolède (I 524), du couvent de San Benito de Sahagiin par Enrique de Arfe (fig. 560), des cathédrales de Santiago et de Médina de Rio Seco par son fils Antonio, de Palencia

Fig. 567. — Candélabre.

(Cathédrale de Tolède)

(Cliché de railleur.)

ESPAGNE

FiG. 568. — Armuriers d'Enqui

(Navarre). — Écu offert par eux

A Philippe IV,

( Armer ia de Pampelune.)

(Cliché Lacoste.)

magne, l'Espagne, pour les exécuter, forme aussi des forgerons et des ciseleurs qui ne le cèdent aux étrangers ni en habileté technique, ni en talent (fîg. 568, 569). Puis Tolède excelle dans la fabrication des épées, des dagues et des poignards.

Faïence. — L'art de la faïence appliqué à la décoration architecturale subit une transformation complète. A la marqueterie telle que l'avaient pratiquée les Mores, — procédé long et onéreux, — on substitua un travail dit de cuerda seca. Il consistait à imprimer sur les carreaux de faïence des dessins séparés par des canaux plus profonds et à couler dans les canaux une pâte de teinte neutre qui, à la cuisson, empêchait le mélange des couleurs déposées au pinceau dans les espaces intermédiaires. D'abord, les céramistes imitèrent les tracés géométriques mais, à dater du XVI' s., ils s'inspirèrent plutôt des brocarts. Ces revêtements mi-partie mudéjars, mi-partie platéresques s'observent dans les chapelles de la cathédrale de Saragosse et dans plusieurs églises de Séville (fig. 570). A son tour, la cuerda seca ne tarda pas à être abandonnée ; le dessin s'émancipa, la palette s'enrichit et aux figures géométriques, aux damas à teintes plates succédèrent de véritables peintures soutenues par un trait brun et se détachant sur des fonds blanc-crème ou ocre jaune assez intense. L'oratoire d'Isabelle la Catholique dans l'Alcazar de Séville et, surtout, le retable offrent un exemple de cette nouvelle technique. Au-dessus de l'autel, appa-

Fig. 569. — Armure faite

A Pampki.une.

(Armeria de PaDipelttne.)

(Cliché l acoste.)

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