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DE LÉPÉE DE BOABDIL

(Au Marquis de Villaseca.) (Cliché Lacoste.)

des monnaies sans caractères particuliers. Parmi les tissus fabriqués en Espagne dans les ateliers musulmans {comp. sup., p. 93, 101, 135), on peut citer, à titre d'exemple, l'ornement de Bernard de Lacalle évéque de Bayonne ( 1 1 88- 1213), avec une inscription en caractères coufiques bleus sur fond d'or et des arabesques jaunes (Paris, M. de Cluny), de nombreux damas {diaspres) du musée de Vich ou des collections Guiuet Pascôde Barcelone, les belles chapes de la cathédrale de Lérida (xill-^ s.) et de merveilleux tapis mudéjars,o\i les inscriptions coufiques des bordures saillent aux écus de Castille et de Léon et dont certains furent tissés pour les parents des Rois Catholiques (fig. 427). Au nombre des broderies, se placent en première ligne l'étendard (fig. 426) qui fut pris sur les Almohades à la

bataille de las Navas de Tolosa (16 juillet 1212) et les vêtements de Boabdil (fin du XV^ s.). La bannière est brodée en bleu, rouge, blanc et or. A ne considérer même que la gamme polychrome, elle serait un document précieux à ranger entre les peintures qu'ont fournies les palais africains des Hammadides (sup., p. 206, 214; ftg. 9) et les palais espagnols des Nassérides. Les éloges que méritent les broderies sur étoffe sont dus aux broderies sur cuir (fig. 428).

Les cuivres ouvrés appartiennent, en général, à la classe des animaux-aquamaniles (fig. 2 i 0) et sont le plus souvent damasquinés. On fabriquait aussi en Espagne des cuivres découpés, tels que la lampe en double cône (fig. 429), au nom de Mohammed III (1302-1309), le constructeur de la mosquée de l'Alham-

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(Cliché Lacoste.)

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